Après des mois de discussions et de nombreux jours de préparation, la date du 2 juillet sera désormais à marquer d’une pierre blanche. Cette date représente non seulement notre départ, mais aussi le début de notre périple en direction de Métis Crossing sur les eaux de la rivière Saskatchewan. Notre équipage était des plus hétéroclites, allant de 7 à 77 ans, chaque participant possédait une expérience et une endurance différente. Ce qui ne nous a pas empêchés d’atteindre notre objectif : Fort George. Cette destination finale s’est faite sur une distance de 152 km. Une belle façon de marquer le coup, pour le 150e anniversaire de la Constitution du Canada. Voici notre récit !

Après un an et demi de préparation, Benoît Gendreau-Berthiaume, Magali Moffatt et Mali, leur fils de cinq ans, s’apprêtent à parcourir la grande majorité  des 5 000 kilomètres séparant Edmonton et Montréal à bord d’un canot. Ce périple de 120 jours débutera le 2 mai à 9 h au parc Capilano.

L’idée de départ, c’était un road trip Edmonton-Montréal, mais leur voiture a rendu l’âme. « J’étais déçue, je voulais faire un voyage », se souvient Magali. La traversée de l’Atlantique à la rame de Mylène Paquette, pendant l’été 2013, lui inspirera un plan B. « C’était complètement fou, j’avais envie de faire une aventure comme ça ! […] J’ai dit à Ben: heille, pourquoi on pagayerait pas jusqu’au Québec ? » Une petite étincelle s’alluma alors dans les yeux de son mari...

Trois Québécois à Edmonton

Pas si vite ! Revenons un peu en arrière. Comment ces deux Québécois ont-ils atterri à Edmonton ? Benoît Gendreau-Berthiaume (30 ans) et Magali Moffatt (35 ans) se sont rencontrés à Montréal, dans un centre d’escalade où elle était instructrice. En 2007, ils décident de passer leur voyage de noces dans l’Ouest canadien, en commençant par Vancouver et Squamish, la Mecque des grimpeurs. Les nouveaux mariés termineront leur périple en Alberta, le long des Rocheuses. Un coup de cœur.

En 2010, au moment de se lancer dans un doctorat en écologie forestière, le regard de Benoît se tourne à nouveau vers l’ouest. Sa thèse portera sur la dynamique de population des forêts de pins tordus latifoliés de l’Alberta, en comparant l’évolution de différentes « placettes » (surfaces délimitées d’un hectare) sur les 45 dernières années. Direction Edmonton ! Sa femme et leur tout jeune fils Mali l’accompagnent, avec l’ambition de rentrer tous ensemble au Québec cinq ans plus tard.

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