L’art pour tous ! C’est la mission que s’est donnée l’artiste peintre Mélanie Poirier, organisatrice de l’exposition intitulée ‘‘Regards sur l’art contemporain’’. Cet évènement culturel se tient à la galerie PAVA du 2 mai au 16 juin. Son but : démocratiser l’art. Un concept avant-gardiste pour une exposition de type contemporain à Edmonton. L’élitisme et les complexes n’y ont par leur place. Alors imprégnez-vous, regardez et dites-nous ce que vous voyez !

Un panel de couleurs et d’émotions vous attendent à la galerie PAVA. Ce sont 12 artistes peintres québécois qui ont laissé libre cours à leur imagination et leur créativité  en répondant à cette question : qu’est-ce que l’art contemporain ? Chaque artiste a réalisé trois toiles sur cette thématique. Cette exposition est également un hommage à la poésie, puisque 12 poètes originaires du Québec et de la France ont accompagné de leur plume ces toiles par la rédaction d’un poème. À leur tour, ils apportent  leur vision. Le poète et scénariste québécois Claude Péloquin est l’invité du moment. Artiste atypique et parfois qualifié de sulfureux, Claude Péloquin « apporte une touche d’innovation », comme le souligne Daniel Giroux, directeur de la galerie mp Tresart. Mélanie Poirier est l’initiatrice de ce projet et fait partie des 12 artistes de cette exposition. Elle oeuvre comme peintre depuis 2003 et possède la galerie mp Tresart au Québec.

Le 23 avril à La Cité francophone, 80 élèves francophones de la 6e à la 9e année ont pris part à la deuxième journée du mentorat organisée par l’AJEFA. Les nouveaux mentors transmettront ensuite les savoirs acquis aux élèves du projet Espoir.

C’est la deuxième année que l’Association des juristes d’expression française de l’Alberta (AJEFA) permet à plusieurs jeunes francophones d’acquérir des connaissances dans le but qu’une fois de retour dans leur école, ils puissent enseigner ce qu’ils ont appris aux jeunes du programme Espoir du Conseil scolaire Centre-Nord (CSCN).  Le rôle de ce projet, c’est d’accompagner et soutenir les élèves en transition. C’est-à-dire qu’ils vivent un déménagement, qu’ils éprouvent un deuil, un divorce, etc.

Jeudi 23 avril à La Cité francophone, 80 élèves de la 6e à la 9e année – issus des écoles À la Découverte, Alexandre-Taché, Gabrielle-Roy, Joseph-Moreau et Père-Lacombe – ont ainsi participé à douze ateliers de formation. On pouvait par exemple monter une saynète sur la cyberintimidation ou pratiquer des activités telles que le théâtre, la cuisine ou la musique.

Après un an et demi de préparation, Benoît Gendreau-Berthiaume, Magali Moffatt et Mali, leur fils de cinq ans, s’apprêtent à parcourir la grande majorité  des 5 000 kilomètres séparant Edmonton et Montréal à bord d’un canot. Ce périple de 120 jours débutera le 2 mai à 9 h au parc Capilano.

L’idée de départ, c’était un road trip Edmonton-Montréal, mais leur voiture a rendu l’âme. « J’étais déçue, je voulais faire un voyage », se souvient Magali. La traversée de l’Atlantique à la rame de Mylène Paquette, pendant l’été 2013, lui inspirera un plan B. « C’était complètement fou, j’avais envie de faire une aventure comme ça ! […] J’ai dit à Ben: heille, pourquoi on pagayerait pas jusqu’au Québec ? » Une petite étincelle s’alluma alors dans les yeux de son mari...

Trois Québécois à Edmonton

Pas si vite ! Revenons un peu en arrière. Comment ces deux Québécois ont-ils atterri à Edmonton ? Benoît Gendreau-Berthiaume (30 ans) et Magali Moffatt (35 ans) se sont rencontrés à Montréal, dans un centre d’escalade où elle était instructrice. En 2007, ils décident de passer leur voyage de noces dans l’Ouest canadien, en commençant par Vancouver et Squamish, la Mecque des grimpeurs. Les nouveaux mariés termineront leur périple en Alberta, le long des Rocheuses. Un coup de cœur.

En 2010, au moment de se lancer dans un doctorat en écologie forestière, le regard de Benoît se tourne à nouveau vers l’ouest. Sa thèse portera sur la dynamique de population des forêts de pins tordus latifoliés de l’Alberta, en comparant l’évolution de différentes « placettes » (surfaces délimitées d’un hectare) sur les 45 dernières années. Direction Edmonton ! Sa femme et leur tout jeune fils Mali l’accompagnent, avec l’ambition de rentrer tous ensemble au Québec cinq ans plus tard.

L’ouverture officielle du Centre albertain d’information juridique (CAIJ) de l’AJEFA (Association des juristes d’expression française de l’Alberta) aura lieu le jeudi 30 avril à La Cité francophone. Le CAIJ est en fait ouvert de façon informelle depuis le 1er février.

La continuité de la clinique

« Toutes les activités de la clinique [juridique] sont transférées au centre », précise son directeur Ali Rachid.

Le centre continuera donc à proposer de l’information juridique gratuite (c’est-à-dire référer les clients aux dispositions législatives et règlementaires susceptibles d’être pertinentes, à la différence d’un avis juridique qui offre une opinion sur une situation donnée), en français ou en anglais, de façon confidentielle. « Nous pouvons accueillir la personne pour environ 30 minutes, donner l’information juridique ou orienter vers les organismes appropriés », explique M. Rachid. Les demandes les plus courantes concernent le droit du travail, le droit de l’immigration, le droit de la famille et le droit immobilier.

Au besoin, l’organisme peut aussi mettre en relation ses clients avec des avocats francophones.

Par ailleurs, le service d’assermentation créé en janvier est maintenu.

Enseignant à l’école Sainte-Jeanne-d’Arc et passionné d’automobile, Patrick Lachance est allé rêver un peu au Edmonton Motorshow samedi 11 avril.

Tu peux me résumer le concept du Edmonton Motorshow ?

Un salon de l’auto, c’est pas compliqué, c’est un moment où les concessions, les détaillants ou les compagnies automobiles viennent présenter leurs modèles les plus populaires ou les nouveaux modèles qui sortent du four, dans le but de faire des ventes [...]. Des véhicules, il y en a de toutes les sortes, de la sous-compacte au plus gros camion avec de la puissance à revendre.


Qu’est-ce que tu étais venu chercher ?

Je suis complètement accro à la nouvelle de l’automobile. [Comme] je n’ai pas le temps d’embarquer dans toutes les autos et de les essayer sur la route, le salon de l’auto est ce qui  me rapproche le plus de ça. [...] [Tu peux] aller t’asseoir dans le véhicule : est-ce que tu aimes l’habitacle ? Est-ce que tu te sens à l’aise sur le siège ? [...] Est-ce que les cinq ou six membres de ta famille peuvent vraiment entrer dans cette auto-là ? [...] Officiellement, le besoin n’y est pas – on a notre voiture familiale, un Honda CR-V 2014, c’est bien correct, et moi je conduis un Toyota RAV4 1997 et une moto – mais je rêve au jour où je n’aurais plus d’enfant à la garderie pour pouvoir m’acheter une voiture ! [...]

Samedi 11 avril à 13h, Francophonie albertaine plurielle (FRAP) a tenu une réunion d’information et de discussion au Campus Saint-Jean. L’occasion de rappeler la raison d’être de ce nouvel organisme et de prendre le pouls de la communauté.

Qu’est-ce que Francophonie albertaine plurielle (FRAP) ?

« La FRAP a pour mission de rapprocher les communautés et de veiller à l’intégration socioéconomique et culturelle des francophones issus de la nouvelle immigration, notamment les communautés d’origine africaine et haïtienne qui sont les plus vulnérables. » C’est ainsi que Jeanne Lehman, présidente de la FRAP, a résumé l’objectif de l’association dans son discours d’ouverture, samedi après-midi au Campus Saint-Jean. Officiellement lancé le 12 décembre, l’organisme se définit comme « un groupe de pression et d’action ».

La FRAP souhaite se concentrer sur six orientations : l’éducation, l’employabilité et l’entreprenariat, la culture, la participation civique, la représentativité des communautés (pour que la nouvelle immigration participe aux prises de décisions les concernant) ainsi que le changement du discours public. L’association rappelle que « le visage de la francophonie a changé en Alberta » et veut s’assurer que l’offre de services proposés par les organismes albertains corresponde aux besoins des communautés d’origine étrangère. « La confiance n’exclue pas le contrôle », a souligné Mme Lehman.

Mercredi 1er avril, le premier cours printanier de « yoga bébé » proposé par l’Institut Guy-Lacombe s’est tenu à La Cité francophone. Cinq jeunes mamans y ont participé.

Studio de La Girandole, 13h. Cinq jeunes femmes s’installent en demi-cercle sur des tapis de sol autour de Charlotte Le Mellédo, la professeure de yoga. Particularité du cours ? Cinq bébés accompagnent leurs mamans.

Certaines se connaissent déjà, mais toutes se présentent en précisant, à la demande de la prof, si elles ont accouché par voie basse ou par césarienne. En effet, Charlotte conseille d’attendre 4 à 6 semaines dans le premier cas, 12 dans le second, avant de (re)faire du yoga, pour des questions de cicatrisation. Eva Lemaire, mère du petit Matteo, a accouché il y a seulement 5 semaines. « Attention à l’ouverture des hanches », prévient Charlotte, encourageant la jeune mère à « ne pas aller trop loin dans les étirements ».

Après quelques anecdotes personnelles permettant de détendre l’atmosphère, les participantes peuvent commencer les exercices, en suivant les indications de la professeure qui donne ce cours depuis septembre 2014 et enseigne le yoga depuis trois ans.

Le gouvernement de l’Alberta a dévoilé jeudi 2 avril, à La Cité des rocheuses de Calgary, un investissement de 625 000 dollars sur trois ans pour développer le nouveau Réseau de centres d’appui parental francophones.

C’est à la Fédération des parents francophones de l’Alberta (FPFA) que reviendra le mandat de la gestion du nouveau Réseau de centres d’appui parental francophones. Le budget d’1,75 million de dollars sur trois ans évoqué comprend un renouvellement d’1,125 million pour l’Institut Guy-Lacombe de la famille et 625 000 dollars supplémentaires pour le développement du réseau.

Actuellement, l’Institut Guy-Lacombe d’Edmonton est le seul centre d’appui parental francophone de l’Alberta mais d’autres organismes pourraient obtenir le label et rejoindre le réseau, comme la Société de la petite enfance et de la famille du Sud de l’Alberta (SPEFSA) à Calgary ou Franco-accueil à Saint-Paul.

Les centres d’accueil parental sont des lieux de rencontre où les parents peuvent accéder à des ressources et participer à des activités pour favoriser le développement de leurs enfants de 0 à 5 ans.  L’un des buts est de renforcer le lien entre le parent et l’enfant. « Le parent accompagne toujours son enfant dans un centre d’appui parental, ce n’est pas un service de garde », précise Mireille Péloquin, la directrice générale de la FPFA et de l’Institut Guy-Lacombe.

Gardienne d’enfants, Lise Foster se déguise bénévolement depuis 25 ans… et le lapin de Pâques n’est qu’un de ses multiples costumes.

« J’ai commencé à me déguiser quand mon garçon avait 6 ans et ma fille 3 ans, pour la journée de l’Halloween », se souvient Lise Foster. Ils ont maintenant 31 et 28 ans mais leur mère n’a jamais cessé de s’occuper des marmots. Ce sont simplement ceux des autres. En ce moment, elle en garde quatre à la maison. Vivre au contact des petits lui a permis de conserver « un cœur d’enfant ».

Originaire d’Abitibi, Lise est arrivée en Alberta en 1982. C’est bénévolement qu’elle décide d’endosser divers costumes – ce sont généralement les siens – aux évènements de la communauté : l’abeille à la Fête franco-albertaine, la mère Noël à La Cité francophone, le lapin de Pâques à la cabane à sucre… Cependant, pas de grandes oreilles blanches cette année. « C’est juste que [la cabane à sucre] était au mois de mars et donc trop loin [de Pâques], alors je me suis déguisée en clown », explique la gardienne de 54 ans.

Samedi 28 mars, le nom de la présidente de la nouvelle Union des femmes ivoiro-canadiennes d’Edmonton a été révélé à la Soirée du Grand Rire. Il s’agit d’Aïssata Ouattara, une jeune femme bien décidée à favoriser l’intégration et l’épanouissement de ses compatriotes de la Côte d’Ivoire.
 

« Nous avons compris que si nous, femmes, mettions nos expériences et nos forces ensemble, nous ferions de grandes choses pour notre communauté », explique simplement Aïssata Ouattara, présidente de l’Union des femmes ivoiro-canadiennes d’Edmonton. Créée le 28 novembre 2014, l’association à but non lucratif compte une cinquantaine de membres et vient de se doter d’un bureau élu révélé à la Soirée du Grand Rire. Elle s’adresse à toutes les Ivoiriennes de l’Alberta et aussi aux femmes qui ont épousé un Ivoirien.
 

Pourquoi créer une nouvelle association féminine alors qu’il existe déjà une Communauté ivoiro-canadienne d’Edmonton (CICE) ? « Vous savez, la femme a toujours œuvré aux côtés des hommes. Elle a des qualités de mère, d’épouse, d’éducatrice et de travailleuse. C’est ce qui fait d’elle le pilier du foyer et un maillon essentiel pour le développement de notre communauté », estime la présidente, qui a d’ailleurs été soutenue par Giscard Kodiané, président de la CICE. « Il a vu que chaque fois qu’on organisait des choses, la femme était plus impliquée ! », sourit Aïssata, qui a déjà plusieurs projets en tête.

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