Assez confortablement perché à 105 $ le baril en juin dernier, le prix du pétrole n’a depuis cessé de chuter pour tomber à 75 $ début novembre. À quoi doivent s’attendre les Albertains dans les mois qui viennent ?

Dans son discours du Trône du lundi 17 novembre, le gouvernement de l’Alberta a promis de maintenir « de faibles taxes et aucune taxe de vente », sans évoquer l’avenir de l’impôt sur le revenu au taux fixe de 10%, en dépit d’une importante baisse de revenus liée à la chute des cours du pétrole. Depuis juin, le prix du baril est passé de 105 à 75 $. Un manque à gagner non négligeable pour la province qui, en 2013, avait récupéré 9,6 milliards de dollars de redevances, soit environ un quart de son budget total.

L’opposition n’a pas manqué de critiquer la dépendance de l’Alberta vis-à-vis du pétrole qui va la pousser à s’endetter davantage et le risque, selon Rachel Notley, la chef du Nouveau Parti démocratique de l’Alberta, de déboucher sur des « compressions à un réseau d’éducation et à un système de santé qui sont déjà en difficulté ».

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