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CDEA-300Mercredi 26 et jeudi 27 avril se tenaient les consultations communautaires du Conseil de développement économique de l’Alberta (CDÉA) à Calgary. Une quinzaine de personnes ont été conviées dans les locaux de l’organisme afin d’éclairer sur leur situation et leurs besoins. Une démarche appréciée qui permet au CDÉA d’adapter et d’améliorer ses services localement.

Le gouvernement provincial vient d’annoncer de gros financements afin de soutenir l’Initiative de Transformation du Chanvre pour le Nord de l’Alberta. Un montant de 200 000 dollars sera accordé au Conseil de développement économique de l’Alberta (CDÉA) afin de réaliser une étude de marché et la ville de Drayton Valley recevra 117 525 dollars pour développer un incubateur d’entreprises dans le secteur du chanvre.

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L’annonce émise d’Ottawa, le 29 novembre dernier afin de construire deux pipelines, a suscité l’enthousiasme auprès du gouvernement albertain. Ce dernier espère ainsi relancer enfin l’économie de la province. Une nouvelle saluée sans nul doute par bon nombre de compagnies pétrolières, basées à Calgary. Les retombées politiques pourraient être importantes, mais semblent encore incertaines.

Employeurs ou employés, tous ressentiront l'effet de la hausse progressive du salaire minimum en Alberta. Le 1er octobre dernier, la première augmentation salariale a élevé le montant initial de 11,20 $ à 12,20 $. Une hausse qui n’a pas fini de grimper d’ici deux ans. Si certains y sont favorables, d'autres voient en elle un pur danger pour l'économie. Les avis sont partagés. Point sur la situation.

Plus de 200 personnes ont assisté au Salon de l'emploi qu’organisait Connexion carrière dans les locaux de Bow Valley College, le 18 octobre dernier. Le marché de l’emploi offre un visage différent depuis que l’industrie du pétrole a connu une baisse de ses activités. Cependant, c’est aussi le bon moment pour voir d’autres secteurs se mettre en avant auprès des chercheurs d’emploi.  

 La combinaison de la semaine nationale des PME (du 16 et 22 octobre) et du Rendez-vous d’affaires organisé par le Conseil de développement économique de l’Alberta (CDÉA) est l’occasion de s’intéresser davantage aux entrepreneurs et gens d’affaires franco-albertains. Maillons importants de notre communauté, les entreprises peuvent cependant être fragilisées par l’environnement économique dans lequel elles évoluent. Selon le secteur, une piste pour balancer un marché est le développement international.

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Le 14 avril dernier, le gouvernement de Rachel Notley a présenté aux Albertains un budget projetant un déficit budgétaire de 10,4 milliards de dollars pour 2016-2017. Il s’agit du plus important déficit de l'histoire de l'Alberta, une situation qui est loin de faire l’unanimité. Si certains saluent la décision du gouvernement d’investir dans les infrastructures, d’autres estiment que les mesures annoncées pour diversifier l’économie sont trop contraignantes pour les familles. Plusieurs facteurs sont à retenir. Déclinaison en 5 points ! 

Derreck1Le ralentissement économique qui affecte présentement l’Alberta touche de nombreux travailleurs. La situation de la province en inquiète plusieurs, au point où la première ministre, Rachel Notley, a cru bon de s’adresser directement à la population, le 6 avril dernier, pour faire le point. Y a-t-il péril en la demeure? Tour d’horizon.

« Il ne fait aucun doute que la chute du prix du pétrole heurte notre économie », a commencé la première ministre, dans un message télévisé et retransmis sur la chaine YouTube du gouvernement au coût de 90 000 $.

Si le ton se voulait rassurant, le message, lui, est sans équivoque. La première ministre a mis carte sur table en présentant sans artifice les dernières données reliées à l’emploi. « Le taux de chômage est passé de 4,6 % en 2012 à 7,9 % en février 2016 », a-t-elle démontré. D’ailleurs, selon les dernières statistiques, la ville canadienne ayant le taux de chômage le plus élevé est Calgary, à 8,6 %.

Pour Rachel Notley, cette fâcheuse situation est directement liée au prix du baril de pétrole, qui a chuté de 107,16 $ en juin 2014, à 26,21 $ en février 2016. « Nous sommes Albertains, nous savons que le prix du pétrole varie, mais une telle chute, qui dure depuis aussi longtemps ne s’est jamais vue », a-t-elle insisté avant de mentionner que la province devait absolument diversifier son économie. « L’Alberta est simplement trop dépendante au prix du pétrole. »

Sur le terrain
Une telle déconfiture économique touche évidemment beaucoup de gens. « C’est plus tendu que d’habitude. La compétition est plus féroce pour obtenir un emploi », exprime Erwan Goasdoué, coordonnateur de programme chez Connexion Carrières à Calgary. Il fait savoir que la ville de Calgary a récemment tenu un salon de l’emploi où les organisateurs ont dû refuser de laisser entrer des visiteurs. «Plus de 8000 personnes se sont présentées. Ils ont été obligés de retourner les gens chez eux. »

Cela dit, à Connexion Carrière, il appert que le volume de clients est demeuré stable par rapport à l’année dernière. « Je pense que nous n’avons pas encore vu le pire. Il y a toute une vague de personnes qui cesseront de recevoir des prestations de chômage et qui attendent à la dernière minute avant de chercher un emploi », communique-t-il.

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Aux dires du coordonnateur de programme, Calgary est plus touché par la crise que la ville d’Edmonton. Un point de vue partagé par Suzanne Corneau, directrice générale d’accès•emploi, dans la capitale. « Beaucoup de cols blancs de Calgary ont été mis à pied. Des gens avec des gros salaires qui dépensaient beaucoup », dit-elle. À son avis, les restaurants et les boutiques du centre-ville sont donc moins achalandés.

« Nous ne sommes pas habitués à voir des taux de chômage si élevés. Oui, le secteur du pétrole est le plus touché, mais cela se répercute sur tout le reste, dont les usines à Nisku, à Leduc, à Edmonton, là où les pièces nécessaires au forage à Fort Mc Murray sont fabriquées », décline-t-elle.  graph2

Précarité pour les nouveaux arrivants
Pour Suzanne Corneau, les options pour les chercheurs d’emploi ne sont pas légion. « Il faut accepter des emplois moins rémunérateurs. » Elle cite en exemple le cas d’ingénieurs venant de l’extérieur du Canada. « Ils ont révisé leurs attentes salariales, plus personne ne s’attend à trouver un emploi à 30 $ ou 40 $ de l’heure », laisse-t-elle tomber.

Pour les nouveaux arrivants en quête d’une vie meilleure au Canada, le ralentissement économique est plus qu’un nuage noir. « Plusieurs n’ont pas d’assurance-emploi. Ils n’ont presque rien pour survivre », se désole Georges Bahaya, directeur général du Centre d’accueil et d’établissement Alberta-Nord. « Pour ceux qui ne parlent pas bien anglais, c’est encore pire, car en contexte de ralentissement économique, les compagnies sont plus pointilleuses sur cette question. Elles cherchent des gens qui parlent très bien anglais », affirme-t-il.

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Bilinguisme et emploi
Néanmoins, dans ce contexte plutôt sombre, le bilinguisme peut être un atout pour dénicher un travail. « Il faut savoir capitaliser sur cette force. Une des industries qui ne souffre pas trop du ralentissement économique est le tourisme. Dans cet environnement, être bilingue est un plus », juge Erwan Goasdoué.

D’ailleurs, au dernier salon de l’emploi de Connexion Carrière, une vingtaine d’employeurs présents étaient à la recherche de ce type de clientèle. « Avec l’agrandissement de l’aéroport de Calgary, les employés bilingues sont en demande dans le secteur des douanes, de la sécurité et du service à la clientèle », continue le coordonnateur de programme.   Même son de cloche du côté du salon de l’emploi d’accès•emploi, où le gouvernement fédéral recrutait.

Éclaircie en vue
Les Albertains auront-ils bientôt droit à un répit? Le dévoilement du budget, le 14 avril, fera part des stratégies du gouvernement pour remettre l’économie de la province sur les rails. « Nous avons créé une politique sur le climat qui génèrera de nouveaux emplois et effacera tous les doutes quant à notre approche environnementale », a candidement affirmé Rachel Notley.  

Par ailleurs, pour Suzanne Corneau, les investissements en infrastructures promis par le gouvernement fédéral viendront changer la donne. « Beaucoup de chômeurs pourraient aller travailler sur les chantiers de construction », pense-t-elle. Le mot de la fin revient à Erwan Goasdoué qui estime que tout n’est pas noir. « Il y a encore des success-stories de gens qui trouvent du travail et arrivent à se débrouiller. Quand on est bien équipé et qu’on y met l’effort, il y a de l’espoir. »

 

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L’Alberta est reconnue pour son conservatisme fiscal, et plusieurs habitants rejettent l’idée de creuser le déficit. Dans cette optique, le budget Morneau, déposé le 22 mars dernier, en a fait sourciller plus d’un, car selon les prévisions, un trou de 100 milliards de dollars est à prévoir d’ici cinq ans. Le budget réussit-il le test?

Bilous2Le gouvernement lance une ronde de consultations publiques cet automne pour entendre l’opinion des Albertains concernant le prêt sur salaire. C’est ce qu’a annoncé le ministre de Service Alberta, Deron Bilous, le 7 octobre, aux bureaux de l’organisme Centraide, à Calgary.

 

Les lois provinciales encadrant le prêt sur salaire expirent le 30 juin, en Alberta. Le nouveau gouvernement albertain a donc mis un questionnaire en ligne pour recueillir les expériences personnelles et l’opinion des gens sur le sujet. Le sondage sera accessible jusqu’au 28 octobre sur le portail du gouvernement.

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