Imprimer cette page

Innovation, compétitivité et réseautage

Trois thèmes qui ont teinté les Rendez-vous économiques 2012, organisés par le Conseil de développement économique de l’Alberta (CDÉA) à La Cité francophone les 26 et 27 octobre derniers.

L’évènement, qui a rassemblé plus d’une centaine de personnes à son apogée, s’est ouvert sur un ton convivial avec une conférence motivationnelle de l’entrepreneur québécois et conférencier reconnu à l’international, Patrick Leroux.


« Je suis venu vous rappeler des choses que l’on sait déjà, mais que l’on ne met pas en pratique », a averti M. Leroux en s’adressant à l’auditoire.

D’emblée, le conférencier a invité les participants à sortir de leur zone de confort et investir sur eux-mêmes afin de passer à l’action. Une conférence qui donnait le ton aux ateliers qui ont eu lieu le lendemain.

Des stratégies pour augmenter le chiffre d’affaires, le développement de coopératives et des franchises, la fiscalité au sein de l’entreprise, les femmes entrepreneures et un atelier qui abordait les mythes chez les entrepreneurs étaient autant de sujets abordés durant la journée du samedi. Des thèmes choisis selon les attentes de la communauté d’affaires francophone et du sondage mené à la suite de l’édition l’an dernier.

Une conférence qui présentait le parcours fructueux Eveline Charles, une femme de Falher qui a su bâtir un empire de l’esthétique dans l’Ouest canadien, et une autre qui positionnait l’Alberta au sein de l’économie mondiale offerte par Jean David Tremblay-Frenette, de l’Alberta Investment Management Corp. ont complété la programmation 2012.

« Nous essayons d’amener un mélange intéressant, mais il y a aussi tout le domaine de la mise en marché, des ressources humaines et aussi les défis et opportunités qui découlent de l’entrepreunariat en milieu minoritaire », énumère le président-directeur général du CDÉA, Marc Tremblay, en pensant déjà à la prochaine édition.

Ce dernier désire également attiser une étincelle chez les entrepreneurs en devenir afin que ceux-ci capitalisent sur cette motivation et amorcent des démarches. « Avec cette étincelle, nous espérons allumer un feu entrepreneurial à travers la province », image-t-il.

Aller chercher des atouts
Agnès Lhuillier aime coudre et créer des accessoires mode. « Je voudrais bien vendre mes articles, confie-t-elle. J’en ai plein mes tiroirs. » Elle avoue avoir été très inspirée par les histoires de succès et les témoignages qu’elle a entendus au Rendez-vous économique.

« Avec une famille à gérer, il n’est pas évident de lancer une société, mais cela en vaut la peine », a-t-elle réalisé durant la fin de semaine.

Certains ateliers auxquels Mme Lhuillier a assisté ont confirmé la vision qu’elle entretenait pour sa future entreprise, alors que d’autres l’ont mieux outillé en ce qui a trait à la satisfaction des clients potentiels.

« Nous voulons que les gens repartent d’ici en sachant que nous sommes là pour les appuyer », rappelle M. Tremblay.

Selon lui, ces rendez-vous sont un point de rencontre pour les gens qui font affaire en français en Alberta.

Pour d’autres, comme Ron Poirier, courtier d’assurance dans la région d’Edmonton depuis 30 ans, ces rendez-vous lui permettent plutôt de perfectionner ses compétences. « Je ne suis pas ici pour le recrutement de nouveaux clients, mais je veux planifier le futur. J’ai besoin d’un plan d’affaires et je suis venu apprendre sur le sujet », affirme ce dernier, satisfait de ce qu’il a acquis avec cette formation.

Attirer les gens
Marc Tremblay avoue qu’un des points les plus difficiles reste de trouver la formule qui attirera les gens à se déplacer pour les Rendez-vous. Cette année par exemple, les inscriptions tardaient à se faire et la majorité des participants n’ont confirmé leur présence que la semaine avant l’évènement.

« J’ai trouvé cela difficile et je me suis questionné à savoir si notre évènement était vraiment pertinent », admet le directeur, visiblement soulagé de cette édition qu’il qualifie de succès.

Bien qu’encore jeunes, mais devant l’engouement qu’ils suscitent, les Rendez-vous économiques projettent de grandir. « Nous avons essayé, cette année, d’inviter nos homologues de l’Ouest », partage le directeur.

Ces derniers n’ont toutefois pas été en mesure d’assister à cette édition, mais Marc Tremblay assure qu’il ne s’agit que d’une partie remise.
 

Évaluer cet élément
(0 Votes)