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Une application pour visiter l’Ouest canadien en français

Après quatre mois de travail intensif, le Conseil de développement économique de l’Alberta (CDÉA) a procédé au lancement officiel de la nouvelle application touristique CanadaOuest le 3 mai dernier, au Panthéon des sports canadiens, situé à la Place olympique de Calgary, en marge du lancement officiel du traditionnel guide touristique francophone de l’organisme.

« Par cette nouvelle application, nous sommes en mesure d’informer les francophones de l’Ouest canadien, ainsi que ceux qui voyagent dans l’Ouest, qu’ils soient du Québec, de l’Acadie de l’Europe ou d’ailleurs, qu’il y a des services offerts en français et que toute l’information se trouve désormais à la portée de la main. Il suffit d’avoir un téléphone intelligent (iPhone ou Android) ou un iPad et télécharger gratuitement l’application CanadaOuest », a résumé la coordonnatrice du Corridor touristique francophone de l’Ouest, Maude Laliberté.


« Cette application est un virage vers le futur. La technologie évolue rapidement. Tout le monde, ou presque, a un téléphone cellulaire aujourd’hui et de plus en plus de personnes possèdent un téléphone intelligent. Voilà un outil de navigation touristique qui permet de bien desservir les visiteurs en présentant les points où un service en
français est disponible », témoigne le président-directeur général du CDÉA, Marc Tremblay.

Ce projet, qui s’échelonnera sur trois ans, est piloté par le CDÉA et les organismes de développement économique des trois autres provinces de l’Ouest y sont parties prenantes. « Ce projet de collaboration est unique en son genre et notre bailleur de fonds, Diversification de l’économie de l’Ouest canadien, a trouvé l’idée innovatrice », mentionne M. Tremblay en précisant que ce projet était financé à 75 % par le gouvernement alors que la balance sera puisée du côté des organismes partenaires.

À ce jour, quelque 500 entreprises sont répertoriées dans l’application. « L’objectif au départ était pour chaque province d’identifier 125 points de services en français, mais l’application est conçue pour nous permettre de nous rendre à 1000 facilement », indique Maude Laliberté en ajoutant que les mises à jour seront faites de façon automatique.

Chaque point de service qui s’y retrouve reçoit, au moment de son entrée, une classification entre Fr1 à Fr4. « Une entreprise où il est indiqué Fr1 signifie que le service en français est disponible en tout temps. Pour celles classées Fr2, le service dans la langue de Molière est offert en haute saison seulement. Quant à elle, une classification Fr3 signifie qu’il y a de la documentation disponible en français alors que Fr4 informera les utilisateurs qu’il n’y a pas de services en français, mais qu’il s’agit d’une attraction à ne pas manquer », explique Maude Laliberté. Elle spécifie toutefois que l’organisme visera à intégrer des points de services où le français est omniprésent.

Cette dernière, qui a été embauchée comme contractuelle au début de la nouvelle année pour mener à bien ce projet, fait remarquer que l’application est beaucoup plus qu’une liste de points de services. « Les gens peuvent faire des recherches par classification du niveau de français, par région, par ordre alphabétique des entrées, etc. L’application offre aussi une visualisation (photos ou vidéos) en temps réel de lieux touristiques avec des plans de visite. Il est aussi possible d’obtenir une carte avec le trajet pour se rendre à destination », énumère-t-elle.

Les responsables du projet visent environ 10 000 téléchargements de l’application au cours des prochaines années.

« Nous avons un outil qui se retrouve dans un créneau particulier. Il suffit d’être, par exemple, l’application vedette sur iTune et l’objectif pourrait facilement être dépassé », déclare Marc Tremblay.

Le CDÉA espère aussi que les utilisateurs n’hésiteront pas, d’une part, à fournir de nouveaux points de services en français et, d’autre part, à formuler des recommandations pour améliorer l’application. « La clé, c’est d’avoir une bonne révision afin de s’assurer que les entrées soient maintenues à jour », avance M. Tremblay.

Par ailleurs, le président-directeur général espère voir les Franco-Albertains profiter des attraits en français qu’ils ont chez eux. « Les gens en Alberta vont visiter des choses, mais il n’essaie pas toujours de découvrir la francophonie cachée. Il revient à nous tous de demander, de chercher et de profiter des services en français qui sont disponibles », lance-t-il.

Soulignons qu’après Calgary, le CDÉA procèdera à une présentation du nouveau guide et de l’application touristique le 15 mai, à 18h, à l’hôtel Crowne Plaza Château Lacombe d’Edmonton. Il suffit de confirmer une présence auprès du CDÉA.

 

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