Le CDÉA en plein remous

Que va t-il advenir du CDÉA? Depuis quelques temps, l’organisme fait l’objet de discussions répétées concernant ses changements successifs à la direction générale. Juste Kagisye ne sera pas resté longtemps à sa tête. Après son départ précipité il y a quelques semaines, ce dernier a été remplacé au pied levé par M. Étienne Alary, ancien chef d’équipe aux affaires publiques du Campus Saint-Jean. Que pensent les entrepreneurs de cette situation ?

CDEA-300Sous le mandat du directeur sortant M. Kagisye, une restructuration avait été enclenchée, entraînant la suppression de deux postes: l’un en communications et le second en mentorat pour les entrepreneurs. Cette décision semble susciter une réelle incompréhension parmi les entrepreneurs du Sud de l’Alberta.

Une incompréhension palpable

François Beauregard, de l’entreprise West Quality Construction, estime que “c’est une très mauvaise idée d’avoir supprimé le volet Entrepreneuriat et Mentorat qui était encadré par M. Erwan Oger. “Erwan était la personne-clé de Calgary, qui a toujours été d’un grand appui à nos besoins, c’était un atout”, rapporte-t-il. La décision de la direction est d’autant plus incongrue pour M. Beauregard que “le service de mentorat mériterait justement d’être encore plus connu et non supprimé!”. Cet avis est partagé par l’entrepreneure Nathalie Callede, de Vertical Oxygen, spécialisée dans la confection de murs vivants végétalisés, qui considère le CDÉA comme “un support ressource pour les petites entreprises, ainsi qu’un soutien psychologique”.

Aux dernières nouvelles, la direction souhaitait ramener ce poste stratégique à Edmonton. Une stratégie peu logique alors que les entrepreneurs font remarquer l’importance d’un soutien local. M. Beauregard en est d’ailleurs très mécontent: “On a besoin d’avoir un pied-à-terre à Calgary, des gens qui vont s’occuper de nous ici. Un service de mentor sur Edmonton n’a aucun intérêt pour moi”.

Pour Guylaine Gagnon, sommelière de la compagnie de thé, Tea Monde, le service Mentorat et Entrepreneuriat avait apporté plusieurs conseils en termes d’orientation de son entreprise. “J’ai bénéficié de références, du réseau partage. Si le programme de mentorat disparaît, je ne serai plus membre du CDÉA”, prévient-elle.

Face au manque d’informations sur cette situation, l’incompréhension est grandissante parmi les entrepreneurs du Sud de la province. Lors des consultations communautaires, plusieurs avaient clairement souligné le besoin de contacts humains, de personnes sur le terrain et de bureaux locaux. Au cours des prochains mois, le CDÉA devra ainsi éclaircir la situation et clarifier la direction prise.

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