Savoir gérer un OSBL : ça s’apprend !

Le roulement de personnel, les défis liés au manque de financement et des dirigeants et employés qui ne connaissent pas ou ne respectent pas les rôles et les responsabilités d'un conseil d'administration, les contraintes pour gérer un organisme sans but lucratif, ça ne manque pas ! Parfois, un cours 101 sur la gestion d’un OSBL est de mise.

Magny Savoir gerer une OSBL Gagne Jean-Paul.Photo2

 Pour Marie-Claude Rioux, directrice générale de la Fédération acadienne de la Nouvelle- Écosse, le fait de diriger un OSBL francophone au Canada est aussi un défi supplémentaire. « L'engagement au sein des OSBL en milieu minoritaire s'effectue avec la pleine conscience d'œuvrer pour la survie, le développement et l'épanouissement de cette communauté. Cette dimension de survie de la langue et de la culture, intrinsèque au mouvement associatif dans les situations minoritaires, n'existe pas au Québec. »

D’où l’importance d’aller chercher de l’aide soit auprès du gouvernement, soit auprès de spécialistes de la gestion d’OSBL. Pour Mme Rioux, le gouvernement fédéral peut être un atout non négligeable. « Par exemple des prêts de service-stages linguistiques permettent aux OSBL, qui manquent de ressources humaines, de bénéficier des compétences d'employés gouvernementaux tout en leur permettant de perfectionner leur langue seconde dans un milieu de travail francophone. »

Des experts comme Jean-Paul Gagné, ancien rédacteur en chef du journal Les Affaires, et Daniel Lapointe, gestionnaire pendant 30 ans d’OSBL comme Katimavik, se sont aussi penchés sur la question. Ils en ont même fait un livre, Améliorez la gouvernance de votre OSBL, paru il y a un an aux Éditions Transcontinental.

« C’est l’ouvrage le plus contemporain en matière de gouvernance », affirme sans ambages Daniel Lapointe. Peut-être, mais la gouvernance des OSBL a-t-elle à ce point changer qu’il faille lui consacrer un bouquin ? « Au cours des 15 dernières années, absolument. »

Et qu’est-ce qui serait avant-gardiste comme gouvernance ? M. Lapointe donne deux exemples. La création de comités au sein des conseils d’administration et la séparation des rôles. Dans le premier cas, il trouve que c’est sage pour un CA d’avoir l’avis de personnes spécialisées dans divers domaines tels les audits, formant ainsi des comités particulièrement efficaces dans leur champ de compétence. Quant au second exemple, le chargé de cours aux HEC est d’avis que la séparation des rôles au sein du CA est salutaire – un PDG ne pourrait être président de son CA. Il y a ainsi une véritable imputabilité en cas de pépin.

Pour en savoir plus sur la question, le Centre de la francophonie des Amériques organise une table ronde, le 1er mars 2017 à 12 h (HE) dans le cadre de l’Agora virtuelle pour l’entrepreneur des Amériques. Le thème de la gouvernance sera donc abordé lors de cette rencontre avec MM. Gagné et Lapointe. Pour l’occasion, les deux auteurs seront accompagnés de Mme Rioux et de Gilles LeVasseur, avocat et professeur en droit de l’Ontario. L’Agora virtuelle pour l’entrepreneur des Amériques sera transmise en direct sur la page Facebook du Centre. Elle peut aussi être visionnée en différé adns l’Agora virtuelle du site web du Centre

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