Un budget, cinq citations

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Le 14 avril dernier, le gouvernement de Rachel Notley a présenté aux Albertains un budget projetant un déficit budgétaire de 10,4 milliards de dollars pour 2016-2017. Il s’agit du plus important déficit de l'histoire de l'Alberta, une situation qui est loin de faire l’unanimité. Si certains saluent la décision du gouvernement d’investir dans les infrastructures, d’autres estiment que les mesures annoncées pour diversifier l’économie sont trop contraignantes pour les familles. Plusieurs facteurs sont à retenir. Déclinaison en 5 points ! 

 

1. Éducation, santé et autres…

Un demi-milliard de dollars sera réservé à la construction de nouvelles écoles en Alberta. Ce budget fait partie des 3,5 milliards de dollars destinés aux écoles, dont 2,9 qui iront à la modernisation et à la finition des 200 nouveaux projets déjà annoncés. Pour construire de nouvelles écoles, 500 millions de dollars sont mis de côté. 

3,5 milliards de dollars, c’est ce qui sera attribué aux installations et à l’équipement en santé. De ce montant, 1,2 milliards seront offerts aux Centre du Cancer de Calgary. 

Enfin, 4,6 milliards $ seront utilisés pour l’entretien des routes et des ponts. 

 

« Le budget confirme un important déficit dû en grande partie au ralentissement dans le secteur de l’énergie et aux nombreuses mesures annoncées par le gouvernement pour en contrer les effets. Du point de vue du Conseil De Développement Économique de L'Alberta (CDEA), nous espérons que les investissements de 34.8G$ sur 5 ans annoncés en infrastructure pourront offrir des occasions d’affaires pour tous les Franco-Albertains. » - Jean-Philippe Couture, président du conseil d'administration du CDÉA

 

2. Déficit historique pour l’Alberta

Déficitaire de 10,4 milliards de dollars, le budget marque aussi le retour de la dette nette, se chiffrant aussi à 10 milliards $. Quant au retour à l'équilibre budgétaire, il est reporté à 2024. 

 

« Dans la conjoncture d’une baisse économique, c’est une décision difficile que le gouvernement doit prendre. C’est un gouvernement axé sur le citoyen et leur budget le reflète ! » - Jean Johnson, président du conseil d’administration de l’ACFA

 

3. Deux mesures pour faire profiter les familles

La Prestation pour enfants de l'Alberta et le crédit d'impôt d’emploi des familles de l'Alberta sont tous deux destinés à mettre plus d'argent dans les portefeuilles de près de 200 000 familles.

Ces deux mesures entreront en vigueur dès juillet 2016 et soutiendra, selon le gouvernement néo-démocrate, 380 000 enfants, à hauteur de 336 millions $.

Le gouvernement envisage également d'accroître le soutien des services de garde de 10 millions $, ce qui porte le total des dépenses sur les soins de l'enfant à 307 millions $, mais reporte son engagement à créer la garde d'enfants de 25 $ par jour. Selon certains, le gouvernement se met les pieds dans les plats avec de telles mesures. 

 

« Le plan du NPD frappera durement les familles à cause de la détérioration de l'économie, en plus d’une nouvelle taxe punitive sur le carbone et des nouveaux niveaux dangereux d'emprunt. » - Brian Jean, chef du parti Wildrose

(Photo de Sergei Scurfield)

 

 4. Un peu moins d’impôts à payer pour les petites entreprises

Le budget prévoit une réduction du taux d'imposition des petites entreprises à 2%, en baisse de son niveau précédent de trois pour cent.

 

« Les finances de l'Alberta sont comparables à un patient malade, et ce budget traite ses symptômes, ce qui est très bien.  Or, nous avons besoin de plus de recettes fiscales, nous devons trouver une façon juste et équitable d’augmenter les impôts. » - Joel French, directeur exécutif de Public Interest Alberta

 

5. Le prix de l’essence risque d’augmenter 

 

Dès le premier janvier 2017, les conducteurs devront payer 4,5 cents de plus par litre. Une année plus tard, ce sera 6,7 cents de plus par litre. Si la tendance se maintient, la province profitera d’un gain de près de 10 milliards $ d’ici 2021. 

En plus d’encourager les Albertains à prendre des décisions plus écologiques, ces profits seront directement envoyés au plan de leadership climatique. 

 

« C’est une bonne chose que le plan de leadership climatique soit mis en œuvre. De plus, je trouve intelligent qu’une partie de la nouvelle taxe sur le carbone soit réinvestie dans l'efficacité énergétique, les énergies renouvelables et de transition vers une économie verte. - Simon Dyer, directeur régional pour l’Alberta du Pembina Institute

 

Écrit en collaboration avec Émilie Pelletier.

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