Hausse du salaire minimum en Alberta: Le CDÉA partage ses inquiétudes à la province

Le président-directeur général du Conseil de développement économique de l’Alberta (CDÉA), Marc Tremblay, a partagé ses préoccupations à la ministre de l’Innovation, de l’Éducation postsecondaire, de l’Emploi, de la Formation et du Travail, Lori Sigurdson, le 10 août dernier, lors d’une rencontre officielle en privé.

 

« C’était important pour nous d’expliquer les défis auxquels les entreprises pourraient faire face si le salaire minimum augmentait trop vite. Nous ne sommes pas contre l’augmentation, mais nous souhaitons que le gouvernement consulte les entrepreneurs pour mieux comprendre leurs points de vue sur le sujet », explique Marc Tremblay, qui a reçu plusieurs appels de membres du CDÉA ou de gens d’affaires préoccupés par la hausse salariale.

 

Le gouvernement de Rachel Notley a promis une augmentation du salaire minimum à 15 dollars l’heure d’ici 2018. Le premier octobre, il passera de 10,20$ à 11,20$. Le salaire minimum des serveurs d’alcool passera pour sa part de 9,20$ à 10,70$.

 

« Je ne dirais pas que la ministre s’est montrée ouverte, mais au moins, elle a reçu nos préoccupations », poursuit le PDG, en ajoutant que si le salaire minimum augmente comme prévu, certains entrepreneurs ne pourront pas engager autant d’employés qu’ils le souhaiteraient ou auront peut-être à réduire le nombre d’heures de leur personnel. Il s’inquiète aussi que les salariés gagnant déjà 15 dollars l’heure demandent une augmentation et que la réglementation ait un effet domino.    

 

Un petit geste de reconnaissance

La rencontre d’environ 45 minutes s’est tenue après que le CDÉA a envoyé une lettre à chaque ministre le félicitant et lui demandant de le rencontrer pour lui parler de son rôle. « C’est la ministre Lori Sigurdson qui a répondu la première. D’ailleurs, d’entrée de jeu, lors de notre rencontre, la semaine dernière, elle a mentionné que la francophonie et le bilinguisme étaient un atout et qu’elle avait elle-même déjà participé à un échange au Québec lorsqu’elle était plus jeune », relate Marc Tremblay. Pour lui, cela démontre une ouverture qui pourrait s’avérer bénéfique pour les entrepreneurs francophones de l’Alberta.


Le gouvernement albertain a même ajouté, depuis que le CDÉA en a fait la demande, le 10 août, un lien vers le site web de l’organisme dans sa section Ressources pour les petites et moyennes entreprises. « Le nouveau gouvernement nous prend au sérieux et est prêt à collaborer avec nous. Lors de la rencontre, la ministre avait notamment à ses côtés son chef de cabinet, des sous-ministres et sa chargée des communications. J’avais rarement vu un tel entourage lors d’une rencontre avec un représentant du gouvernement auparavant. C’était l’une des rencontres les plus fructueuses depuis les six dernières années », soutient le PDG. Il ajoute qu’il était important pour lui « de ne pas avoir la main tendue », même si le CDÉA ne reçoit aucun financement provincial. Aucune autre rencontre n’est prévue pour le moment.

 

Photo: Courtoisie CDÉA (De gauche à droite: Marc Tremblay, PDG du CDÉA, Lori Sigurdson, ministre de l’Innovation, de l’Éducation postsecondaire, de l’Emploi, de la Formation et du Travail et Marie Gervais, administratrice sur le conseil d’administration du CDÉA)

Évaluer cet élément
(0 Votes)

Laissez un commentaire

Assurez-vous d'indiquer les informations obligatoires (*).
Le code HTML n'est pas autorisé.

Aller au haut