marcLundi 21 mars, Ottawa, le Réseau de développement économique et d’employabilité (RDÉE) a lancé un guide intitulé : le Livre blanc, prospérité économique des francophones et acadiens. Le CDÉA de l’Alberta fait partie de ce réseau national.  L’organisme se dit confiant quant à l’impact que le Livre blanc aura sur l’économie francophone canadienne !

« Pour nous dans la francophonie, c’est important de publier un document qui met en lumière les défis et les enjeux auxquels font face les entreprises francophones en milieu minoritaire », lance Marc Tremblay, président-directeur général du Conseil de développement économique de l'Alberta (CDÉA).

Gens qui ecoutent 3Une centaine d’entrepreneurs et de membres de la communauté francophone de l’Alberta se sont rassemblés à l’hôtel Sheraton Cavalier de Calgary, les 23 et 24 octobre, pour le 6e Rendez-vous d’affaires du Conseil de développement économique de l’Alberta (CDÉA). L’évènement, qui se tient normalement à Edmonton, était pour la première fois à Calgary cette année.

 

« J’étais nerveux à l’idée de tenir l’évènement à Calgary. Je suis tellement content du résultat. Après tout, nous sommes un organisme provincial donc c’est à nous de s’assurer que toutes nos activités ne soient pas toujours à Edmonton », souligne Marc Tremblay, le président-directeur général du CDÉA.

tirelireL’élection du Parti libéral de Justin Trudeau pourrait changer beaucoup pour les petites et moyennes entreprises (PME) canadiennes, d’après le président-directeur général (PDG) du Conseil de développement économique de l’Alberta, Marc Tremblay.

 

« Il est encore tôt pour dire comment les choses vont changer, mais il faut rappeler que les libéraux ont à coeur la réussite des petites et moyennes entreprises. Elles sont le poumon de l’économie et j’imagine que le nouveau gouvernement va s’assurer qu’elles aient accès à un environnement propice à la croissance », projette Marc Tremblay.

 

Il explique que le gouvernement conservateur n’a pas nécessairement coupé dans les services aux entrepreneurs, mais il en n’a pas ajouté non plus. Le gouvernement de Stephen Harper a toutefois investi beaucoup d’argent dans la Banque de développement du Canada pour offrir plus de prêts aux entreprises, selon lui. « J’ai l’impression que cela va continuer sous les libéraux et on sera peut-être même surpris par une amélioration des subventions aux entrepreneurs, qui sait », lance-t-il.

Bilous2Le gouvernement lance une ronde de consultations publiques cet automne pour entendre l’opinion des Albertains concernant le prêt sur salaire. C’est ce qu’a annoncé le ministre de Service Alberta, Deron Bilous, le 7 octobre, aux bureaux de l’organisme Centraide, à Calgary.

 

Les lois provinciales encadrant le prêt sur salaire expirent le 30 juin, en Alberta. Le nouveau gouvernement albertain a donc mis un questionnaire en ligne pour recueillir les expériences personnelles et l’opinion des gens sur le sujet. Le sondage sera accessible jusqu’au 28 octobre sur le portail du gouvernement.

payday loansChaque année, des centaines de milliers de Canadiens ont recours à un prêt sur salaire pour des dépenses inattendues ou parce qu’ils n’arrivent pas à boucler la fin du mois. À l’heure actuelle, les entreprises qui prêtent de l’argent, comme Money Mart et Speedy Cash, ont des taux d’intérêt pouvant parfois atteindre les 600% sur une base annuelle. Un groupe albertain de municipalités et d’organisations à but non lucratif a décidé de dénoncer ce type de pratique.

Le président-directeur général du Conseil de développement économique de l’Alberta (CDÉA), Marc Tremblay, a partagé ses préoccupations à la ministre de l’Innovation, de l’Éducation postsecondaire, de l’Emploi, de la Formation et du Travail, Lori Sigurdson, le 10 août dernier, lors d’une rencontre officielle en privé.

 

« C’était important pour nous d’expliquer les défis auxquels les entreprises pourraient faire face si le salaire minimum augmentait trop vite. Nous ne sommes pas contre l’augmentation, mais nous souhaitons que le gouvernement consulte les entrepreneurs pour mieux comprendre leurs points de vue sur le sujet », explique Marc Tremblay, qui a reçu plusieurs appels de membres du CDÉA ou de gens d’affaires préoccupés par la hausse salariale.

La conférence du G7 de 2015 s’est terminée le 8 juin dernier avec une entente, admettons-le, relativement importante au niveau des émissions de gaz à effet de serre (GES) et de l’utilisation des sources d’énergie fossiles.

 

Importante dans son envergure (70 % de réduction des GES sous le niveau de 2010 d’ici 2050 et la fin de l’utilisation des combustibles fossiles d’ici 2100), mais beaucoup moins sérieuse au niveau du délai. Analysons en deux temps ces conclusions, d’abord d’un point de vue de faisabilité économique, ensuite d’un point de vue d’exploitation des ressources.La première partie de cette entente, avec son objectif de réduction des GES, est très ambitieuse. En effet, diminuer dans cette proportion nécessitera une refonte du système industriel. Les émissions devront être d’autant plus contrôlées que pour atteindre l’objectif on voudra vraisemblablement démontrer des progrès au fur et à mesure que la date butoir de 2050 approchera.

Le 4 mai, la campagne de financement participatif du futur restaurant Chartier s’est achevée avec succès. Le couple de francophiles Sylvia et Darren Cheverie a collecté 107 975 dollars, largement de quoi convaincre banques et investisseurs de fournir l’argent manquant pour concrétiser le projet. Ouverture prévue début 2016 à Beaumont.

À la naissance de leur fille Rowan, il y a deux ans de cela, Sylvia et Darren Cheverie quittent Edmonton pour s’installer à Beaumont, où la jeune femme a grandi. En réalisant que la petite ville bilingue n’a pas beaucoup d’endroits pour boire « un bon verre de pinot noir », le couple décide de réaliser un vieux rêve : ouvrir son propre restaurant. On n’est jamais mieux servi que par soi-même... De plus, la ville est en plein essor ; sa population a presque doublé entre 2006 et aujourd’hui, passant de 9 000 à 16 000 habitants.

Fiers de l’histoire francophone de Beaumont, les deux entrepreneurs font le pari d’un établissement proposant de la cuisine canadienne-française (tourtière, poutine, charcuterie, pain frais...), du bon vin et de la bonne bière. « Un des meilleurs moyens de célébrer une culture, c’est de casser la croûte ensemble », sourit Sylvia, qui a passé toute sa scolarité en immersion française. Elle se souvient des petits plats faits maison qu’elle dévorait lorsqu’elle était invitée chez ses amis francophones. Originaire de Pictou, en Nouvelle-Écosse, Darren a lui aussi été initié à la cuisine canadienne-française dans sa jeunesse (et au français pendant son secondaire).

Lancé à Edmonton en décembre 2014, le service de transport entre particuliers Uber pose problème à la Ville, qui a déposé en février une injonction pour que l’entreprise cesse ses activités. L’audition à la Cour du Banc de la Reine a été reportée au 26 mars. La municipalité souhaite prendre le temps de trouver un règlement autorisant la cohabitation entre Uber et les taxis, qui se disent victimes de concurrence déloyale. Inscrit depuis janvier 2015, Corey Loranger nous explique comment le service fonctionne côté chauffeur.

Quel est ton travail principal ?

Je suis pigiste, comédien au cinéma et je travaille en télévision en tant qu’animateur : je fais du remplacement à Radio-Canada ici en Alberta et à la nouvelle chaîne francophone Unis, pour une émission qui s’appelle Couleurs locales. Je fais aussi de l’animation d’évènements et de la réalisation. Mes horaires sont vraiment non conventionnels. Chaque semaine est différente. C’est pour ça que j’ai la liberté d’entreprendre des trucs comme Uber.

Pourquoi as-tu décidé de travailler pour Uber ?

[… ] Je suis vraiment fan de ce système. Je ne suis pas nécessairement fan de Uber en tant que compagnie, mais c’est vraiment une idée brillante. Cela crée de nouvelles opportunités de transport dans notre ville. [...]

 

Comment s’est passé le recrutement ?

J’ai trouvé ça impressionnant. Le côté sécuritaire de Uber est très développé. [...] J’ai fait mon application en ligne, ça m’a pris peut-être une demi-heure pour répondre à toutes sortes de questions. J’ai dû envoyer plusieurs documents : évidemment mes assurances, mon enregistrement de voiture, mon casier judiciaire, mon historique en tant que chauffeur et des photos de ma voiture (elle doit avoir quatre portes et pas plus de six ans je pense). [...].

 

Lancée le 1er janvier 2015, la plateforme Entrée express avait pour objectif d’encourager l’immigration économique. Le problème, c’est que l’exception francophone n’apparaissait nulle part. Pour tenter de corriger le tir, Citoyenneté et immigration Canada (CIC) a lancé une consultation nationale, avec une étape à Edmonton le 19 février.

« J’ai apprécié qu’ils fassent leur tournée de consultation. J’aurais juste aimé qu’elle ait lieu avant parce qu’on aurait pu faire des modifications pour les francophones hors Québec », regrette Suzanne Corneau, directrice générale d’Accès-Emploi. Un avis largement partagé parmi les représentants des organismes invités à La Cité francophone pour donner leur avis Entrée express, une plateforme censée faciliter la venue d’immigrés économiques.

Depuis la suppression fin septembre l’Avantage significatif francophone, un programme conçu pour simplifier le processus d’embauche de travailleurs qualifiés d’expression française, l’immigration des francophones dans des provinces où ils seront minoritaires s’avère plus compliquée. « Pour nous et pour les employeurs que le CDÉA dessert, l’Avantage significatif francophone était un gros plus. Il se trouve qu’on n’a plus cette facilité pour aider les employeurs », déplore Francis Essebou, responsable des communications au Conseil de développement économique de l’Alberta. Entrée express ne tient nullement compte de l’exception francophone alors que, paradoxalement, le gouvernement affirme vouloir « attirer plus de francophones à l’extérieur du Québec, et ainsi contribuer à assurer la vitalité, le développement et la prospérité des communautés francophones en situation minoritaire au Canada. »

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