Jumelant le réalisme et l'abstrait, Patricia Lortie, une artiste originaire du Québec offre un style tout à fait unique de peintures et de sculptures. L'artiste en art visuel, installée à Calgary depuis 21 ans, partage sa source d'inspiration et ouvre la porte sur son processus créatif. Rencontre !

Du 20 juin au 11 août, l’artiste Sylvie Pinard donne une rétrospective de 22 de ses œuvres à la galerie PAVA d’Edmonton. Un univers artistique qui fait la part belle à la couleur, en essayant de rendre de manière exhaustive les couleurs de notre environnement et, en apporte aussi à notre vie.

Cette rétrospective est une incitation aux voyages tant physiques que métaphysiques, à savoir le monde des émotions et celui de l’imagination. Géologue de formation, doctorante de l’Université de Montréal, Sylvie Pinard puise son inspiration dans la roche, les paysages, leurs textures, leurs courbes et leurs couleurs. « Je fais des paysages abstraits, la composition dans le tableau est importante ». C’est avec la peinture à l’huile que Sylvie Pinard  s’exprime le mieux : « Avec l’huile, c’est plus facile de travailler les couleurs que l’on veut vraiment, avec l’acrylique c’est plus difficile; chaque médium à ses limites ».

Ses premières toiles datent de 2003 et n’ont pas cessé d’évoluer, tant au niveau du style que de la maturité personnelle de l’artiste. Les premières toiles, de grands serpentins de couleur, font presque penser à des vues aériennes de la planète Terre. La déformation professionnelle de son métier de géologue n’est certainement pas étrangère au sujet de ces toiles.  Sylvie a deux passions dans la vie, la peinture et la géologie, qu’elle a enseigné 5 ans et demi à l’université de Mount Royal, Calgary : « La nature permet de se recentrer », dit-elle.

L’art pour tous ! C’est la mission que s’est donnée l’artiste peintre Mélanie Poirier, organisatrice de l’exposition intitulée ‘‘Regards sur l’art contemporain’’. Cet évènement culturel se tient à la galerie PAVA du 2 mai au 16 juin. Son but : démocratiser l’art. Un concept avant-gardiste pour une exposition de type contemporain à Edmonton. L’élitisme et les complexes n’y ont par leur place. Alors imprégnez-vous, regardez et dites-nous ce que vous voyez !

Un panel de couleurs et d’émotions vous attendent à la galerie PAVA. Ce sont 12 artistes peintres québécois qui ont laissé libre cours à leur imagination et leur créativité  en répondant à cette question : qu’est-ce que l’art contemporain ? Chaque artiste a réalisé trois toiles sur cette thématique. Cette exposition est également un hommage à la poésie, puisque 12 poètes originaires du Québec et de la France ont accompagné de leur plume ces toiles par la rédaction d’un poème. À leur tour, ils apportent  leur vision. Le poète et scénariste québécois Claude Péloquin est l’invité du moment. Artiste atypique et parfois qualifié de sulfureux, Claude Péloquin « apporte une touche d’innovation », comme le souligne Daniel Giroux, directeur de la galerie mp Tresart. Mélanie Poirier est l’initiatrice de ce projet et fait partie des 12 artistes de cette exposition. Elle oeuvre comme peintre depuis 2003 et possède la galerie mp Tresart au Québec.

Normand Fontaine est décédé en novembre dernier. Il était bien connu du public comme un annonceur de radio qui a travaillé à CHFA pendant 37 ans avant de prendre sa retraite en 1995. Moi, je n’ai pas connu l’homme de la radio qu’il était. Quand je suis arrivé en Alberta, j’ai plutôt découvert le grand artiste qu’était Normand.

Il avait un côté artistique peu ordinaire. Il maniait également bien la plume et le pinceau. Il nous a laissé des textes publiés par la FAFA dans Échos franco-albertains et un recueil de petits contes qu’il a publiés en 2007.

Normand était surtout doué pour la peinture et le dessin. À partir de sa retraite en 1995, il s’est appliqué à faire de la peinture en portant une grande attention aux détails. Il avait un style bien à lui. Ses toiles sont vivantes, colorées et vibrantes. Le pays qui l’a vu naître a inspiré plusieurs de ses peintures.

L’artiste peintre Gabrielle Bujold proposait deux expositions au centre culturel de Morinville le 6 mars, à l’occasion de la soirée de Célébration de la francophonie. L’ex-chanteuse prépare actuellement une fresque murale à Edmonton et… un livre où elle incarne un voyageur temporel.

« Je trouve ça bien ce genre de rassemblements où on entend parler français », confie Gabrielle Bujold à propos de la Célébration de la francophonie, le 6 mars, au centre culturel de Morinville. Au rez-de-chaussée, l’exposition de sa série Héritage raconte l’épopée des pionniers francophones dans l’Ouest. « J’aime beaucoup la recherche. Je ne suis pas calée en histoire mais j’aime comprendre d’où viennent les gens ! », explique la fière Franco-Albertaine.

De retour en Alberta depuis deux ans après presque trois décennies à Montréal – où elle a notamment sorti un album (la chanson Seule à rêver, c’est elle !) en collaboration avec le bassiste Alain Caron –, Gabrielle Bujold a encore du mal à trouver sa place. « La vie est tellement rapide ici : les gens travaillent beaucoup et sont toujours très occupés. Ils n’ont pas le temps de jaser, de s’asseoir… Je deviens comme eux ! », rigole celle qui évoque la métropole québécoise avec nostalgie. « Montréal, y’a des graffitis un peu partout. Le graffiti est même encouragé. C’est ce que j’aime d’ailleurs. Le vrai graffiti raconte une histoire… comme à Legal. Quitte à peindre sur un mur, autant raconter une histoire ! »

Agente de développement à la Coalition des femmes, Fabienne Bühl s’adonne au dessin et à la peinture sur son temps libre. Elle expose simultanément à la Carrot Coffeehouse et au CAVA d’Edmonton pendant le mois de décembre.

« Mon père était militaire dans la cavalerie et mon amour des chevaux est né un petit peu là. J’ai commencé à l’âge de 9-10 ans à dessiner les chevaux des westerns que je regardais », raconte l’artiste Fabienne Bühl. J’habite aujourd’hui près d’un centre équestre. Je me suis amusée à prendre des photos de chevaux sous toutes les coutures. »

En mars dernier, Fabienne avait déjà exposé ses images de chevaux au Centre d’arts visuels de l’Alberta (CAVA). Depuis, des félins se sont invités pour former une nouvelle exposition de 16 œuvres appelée Animals, du 2 décembre au 3 janvier à la Carrot Coffeehouse. Chaque tableau est vendu entre 280 et 820 $.

Au fusain ou à l’acrylique, l’artiste a travaillé à partir de photos de félins prises dans des zoos. « Je trouve qu’ils sont majestueux et ça me touche : ils sont expressifs dans leur posture et leur attitude », estime la Française d’origine.

La fondation Bosalisi expose et vend des œuvres de l’artiste congolais Mayemba à partir du vendredi 28 novembre à la Cité francophone d’Edmonton. Une manière de soutenir l’art africain et de le faire découvrir aux Albertains.

« Souvent, ses œuvres disent quelque chose. Par exemple, il y en a une qui représente deux personnes, un homme et une femme, qui rentrent dans une forêt. La forêt représente les obstacles de la vie. » C’est ainsi que Max Mubela, co-fondateur de Bosalisi, présente l’artiste congolais Mayemba qui sera exposé à La Cité francophone d’Edmonton. Le vernissage aura lieu le 28 novembre dans la rotonde (10h-18h) et les tableaux seront ensuite déplacés dans la salle 212 du 29 novembre au 6 décembre (accessible entre 10h et 16h30).

Peintre autodidacte reconnu, Mayemba expose actuellement à l’Académie des Beaux-Arts de Kinshasa, une institution soutenue matériellement par la fondation Bosalisi. « On va recevoir d’ici quelque temps des œuvres [des étudiants ou des professeurs] de l’académie, explique M. Mubela. En attendant, Mayemba s’est proposé. Il s’occupe aussi des jeunes de la rue au Congo… Donc il rejoignait un peu notre objectif. »

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