Jeudi 8 janvier, la pièce Trompe-l’heure et tromperies a été lue devant une quarantaine de personnes au Manoir Saint-Thomas d’Edmonton. Une manière d’apporter le théâtre et le rire aux aînés pendant la période hivernale.

Écrite par le Franco-Ontarien Michel Ouelette, la pièce de théâtre Trompe-l’heure et tromperiesa commencé une  tournée en Alberta à la rencontre de personnes âgées parfois isolées par l’hiver, avec le soutien de la Fédération des aînés franco-albertains (FAFA) et de l’Association des juristes d’expression française de l’Alberta (AJEFA). Première étape : le Manoir Saint-Thomas à Edmonton, jeudi 8 janvier.

Pour gagner du temps et éviter de se compliquer la vie avec une mise en scène complexe, la pièce est simplement lue par les différents comédiens : André Roy, Carmen Maisonneuve, Denise Lévesque, Doris Goulet, Katherine Restoueix, Juliette Richard et Gilles Denis. « Ça prend moins de temps à préparer, mais c’est autant le fun ! », estime ce dernier, qui se charge de lire les didascalies.

Les comédiennes accompagnant André Roy et Gilles Denis font partie de l’Ensemble des Sages. Chaque année, ce groupe de théâtre amateur  aux membres variables joue une pièce dans le cadre de l’opération Plaisir d’apprendre au Campus Saint-Jean. À sa tête, France Levasseur-Ouimet, qui a « recruté » certaines de ses actrices pour la  tournée spéciale de Trompe-l’heure et tromperies.

La pièce Elephant Wake, un succès de l’auteur, directeur et comédien Joey Tremblay est actuellement jouée au Catalyst Theatre d’Edmonton, et ce jusqu’au samedi 29 novembre. Un récit entre nostalgie, imagination et irréductible culture francophone dans une province anglophone.

 

Jean-Claude est âgé, et il est le dernier habitant de Sainte Vierge, petit village francophone de la Saskatchewan. Il se rappelle ses jeunes années, entouré de sa famille et des villageois, alors nombreux, de Sainte Vierge. Dans un semi-délire imaginaire il se remémore son passé, ses proches disparus ou exilés, et les fait revivre à sa façon. Leur mémoire perdure à travers lui, seul survivant de ce bastion francophone, et dernier témoin de leur culture qui se meurt petit à petit.

 

Telle est l’histoire que conte sur scène Joey Tremblay, en un mélange de français et d’anglais, depuis 1996. Elephant Wake a gagné plusieurs prix et touchera certainement les francophones d’Edmonton qui ne l’ont encore jamais vu, mais aussi ceux qui la connaissent déjà. Joey Tremblay a en effet tenu à revisiter son scénario et offre une version rajeunie de ce spectacle vieux de 18 ans.

 

Cela fait maintenant huit ans que Julia Mackey, auteure et interprète de la pièce à succès Jake’s Gift parcourt les planches du Canada afin de perpétuer la mémoire du débarquement en Normandie. L’histoire de la pièce est celle de Jake, un ancien vétéran canadien de la Seconde Guerre mondiale, qui retourne à Juno Beach, à l’occasion de la 60e commémoration du Jour-J, pour retrouver la tombe de son frère tombé au combat. Il y rencontre Isabelle, une petite fille française, qui va l’aider dans sa quête et dans son deuil.

 

La genèse de la pièce

 

Julia Mackey travaillait dans un magasin de déguisements à Vancouver quand - il y a plus de 10 ans de cela - elle a eu pour la première fois l’idée d’écrire Jake’s Gift.  « Nous devions chacun choisir un masque à porter pendant les heures de travail et le mien était celui d’un vieil homme ». Le personnage principal de sa pièce germe alors dans son esprit : Jake, un jeune garçon des Prairies envoyé combattre pendant la Seconde Guerre mondiale qui reviendra sur le terrain des dizaines d’années plus tard.

 

 

Le 4 octobre dernier se tenait à Calgary l’Assemblée générale annuelle du Théâtre à Pic. Au programme du jour, bilan d’une année fructueuse et ouverture de la saison à venir.

 

Un bilan modeste mais teinté d’optimisme

 

C’est par une belle après-midi ensoleillée que se sont réunis les membres du Conseil d’administration du Théâtre à Pic afin d’établir un bilan de l’année écoulée. Pour la coopérative théâtrale, c’est déjà la cinquième année d’existence, et si les moyens financiers ont été plus restreints ces derniers temps, l’équipe affiche une mine ravie.

Imaginez le cancer avec une guitare entre les mains, vous faisant la morale en chanson. « Vous croyez que c’est drôle, qu’on se sent bien lorsque tout le monde essaie de vous combattre ? », se plaint le cancer, dans ses espadrilles Converse rouges. Malgré ses appels désespérés, il n’a jamais réussi à convaincre le public de le prendre en pitié. « Vous me détestez ? – Oui ! » Il quitte la salle en claquant la porte, tout de suite après nous avoir fait son doigt d’honneur.

Dans cette pièce satirique, Cancer (alias Bruce Horak), descendant direct des dieux et déesses grecques, se présente comme un être à part entière qui tombe amoureux – parfois un peu trop – des gens. Narcissique et revendicateur de ses droits, il se plait à provoquer en ridiculisant gentiment son public.
 


C’est de cette façon que Brian Dooley (Fleurette) qualifie la pièce dans laquelle il a un rôle très « français ».  Un spectacle « qui parle d’inclusion », continue-t-il. Personnellement, j’irais même jusqu’à parler de pièce expérimentale, mais de haut calibre, et qui joue habilement avec les discours ancrés dans nos habitudes sociales. 

Page 3 sur 3
Aller au haut