Treize œuvres abstraites réalisées par Sylvie Pinard sont exposées en ce moment à la galerie d’art de Jasper. L’exposition a fait entrer les visiteurs dans un monde de couleurs, de formes et de textures.

Exposition Cheminement a travers labstraction de Sylvie Pinard a Jasper Art Gallery

Du 20 juin au 11 août, l’artiste Sylvie Pinard donne une rétrospective de 22 de ses œuvres à la galerie PAVA d’Edmonton. Un univers artistique qui fait la part belle à la couleur, en essayant de rendre de manière exhaustive les couleurs de notre environnement et, en apporte aussi à notre vie.

Cette rétrospective est une incitation aux voyages tant physiques que métaphysiques, à savoir le monde des émotions et celui de l’imagination. Géologue de formation, doctorante de l’Université de Montréal, Sylvie Pinard puise son inspiration dans la roche, les paysages, leurs textures, leurs courbes et leurs couleurs. « Je fais des paysages abstraits, la composition dans le tableau est importante ». C’est avec la peinture à l’huile que Sylvie Pinard  s’exprime le mieux : « Avec l’huile, c’est plus facile de travailler les couleurs que l’on veut vraiment, avec l’acrylique c’est plus difficile; chaque médium à ses limites ».

Ses premières toiles datent de 2003 et n’ont pas cessé d’évoluer, tant au niveau du style que de la maturité personnelle de l’artiste. Les premières toiles, de grands serpentins de couleur, font presque penser à des vues aériennes de la planète Terre. La déformation professionnelle de son métier de géologue n’est certainement pas étrangère au sujet de ces toiles.  Sylvie a deux passions dans la vie, la peinture et la géologie, qu’elle a enseigné 5 ans et demi à l’université de Mount Royal, Calgary : « La nature permet de se recentrer », dit-elle.

Présentée cet été à l'Art Gallery of Grande Prairie, l'exposition itinérante Emplir le vide / Filling the void est ensuite partie en voyage dans le sud-est de l'Alberta. Après avoir passé un mois à l'école de Standard, l'expo s'installe aujourd'hui à la bibliothèque de Rockyford (horaires).

Emplir le vide est constituée de 21 oeuvres réalisées par sept artistes francophones. Tous ont accepté de nous parler d'une de leurs oeuvres.


Présentification d'un paradis #1 de Jean-René Leblanc
 

 

Comment est née cette oeuvre ?
"Au cours d'un voyage à Hawaii sur la grande île, j'ai été surpris de voir autant de voitures abandonnées dans la nature. J'ai donc décidé de faire un projet artistique sur ce phénomène particulier."

Que vouliez-vous représenter / transmettre ?
"J'ai voulu présenter un contraste entre la beauté exceptionnelle de la nature et ce phénomène d'abandon de voitures. Pour moi, la voiture est un symbole emblématique du capitalisme et de la surconsommation."

Quelles techniques et quels matériaux avez-vous utilisés ?
"J'ai utilisé la photographie numérique standard (en couleur) pour représenter les voitures en nature, et j'ai photographié la nature avec un appareil photographique numérique infrarouge. Parce que les rayons lumineux infrarouges sont invisibles à l'oeil nu, j'ai voulu capter la beauté invisible de cette nature incroyable. Les images en infrarouge ont été converties en image noir et blanc. Finalement, j'ai opté pour une composition d'image en diptyque pour créer une relation dynamique entre l'image en noir et blanc de la nature et celle en couleur des voitures."

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