La Britannique Sophie Brech et le Québécois Louis Fortier seront de passage à Edmonton du 29 janvier au 1er février. Ils joueront à l’Unithéâtre Le destin tragi-comique de Tubby et Nottubby, une pièce aux multiples facettes en tournée depuis... 2011 !

Est-ce que vous pouvez présenter la pièce ?

Louis Fortier (LF) : « C’est l’histoire de deux personnages, plus grands que nature, qui sont dans le désespoir le plus profond. Victimes de la crise, ils ont tout perdu. Ils ne se connaissent pas. Le soir de Noël, au bord de la Tamise, ils décident de mettre fin à leurs jours. Au moment où ils allaient commettre l’acte ultime, irréparable, coup de théâtre : ils se voient [...]. Cette rencontre change complètement leur destin. Ils sont propulsés dans un voyage, une espèce de quête existentielle malgré eux. Ils se retrouvent au milieu d’une guerre qui ne dit pas son nom, au milieu d’un océan… Ils rencontrent des fantômes au royaume des morts. C’est une épopée où, à la fin, ils découvrent qui ils sont vraiment. »

Peut-on parler de mélange des genres ?

Sophie Brech (SB) : « Oui, on a vraiment écrit une tragi-comédie. On passe par plein d’émotions différentes. On chante, on danse, il y a de l’animation, des ombres chinoises…  C’est très visuel. [...] On voulait faire quelque chose où les gens qui ne comprennent ni le français ni l’anglais pourraient suivre l’histoire.. »

LF : « C’était le cas à Kaboul. On a joué devant les Afghans, pas devant les expat’ ou les soldats. La plupart ne parlaient ni anglais ni français et ils ont complètement embarqué. C’est un mélange entre l’univers de Shakespeare, Laurel et Hardy, avec quand même une sonorité sociale très forte qui fait écho à ce qui se passe dans le monde depuis 2008 (si le spectacle  date de 2011, les personnages Tubby et Nottuby ont été créés en 2009 en Bretagne, à Fouesnant, dans le cadre de la pièce Lysistratad’Aristophane, NDLR). »

SB : « On a joué le spectacle à peu près 110 fois dans beaucoup de pays différents et c’est un retour qu’on a souvent : les gens se voient eux-mêmes dans les personnages. On a vraiment construit deux personnages très sincères. »

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