Mathieu Lefèvre a fait son chemin dans le milieu de l’art contemporain tout en critiquant les arcanes. La Biennale d’art contemporain de l’Alberta lui rend un hommage posthume.

Dans le mot d’introduction au livre dédié à l’œuvre de Mathieu Lefèvre, sa mère, Erika, parle d’un tableau qu’elle avait également mentionné en entrevue, au sujet des ambitions du jeune artiste décédé en 2011 dans un accident de vélo à Brooklyn. Le tableau représente le Musée des beaux- arts du Québec s’envolant en flammes avec le jeune artiste sur ses marches. « Pour créer sa propre œuvre, pour se faire une place aux échelons de la Tour d’ivoire de l’Art, le jeune artiste doit détruire la hiérarchie, secouer la fondation de l’Institution de l’Art. Mais le jeune artiste ne se libère pas de l’Institution, l’Institution elle-même se libère de sa fondation, emmenant avec elle l’Artiste vers le futur, vers le monde magique de l’imagination et du rêve. »

En baisse : la probabilité qu’il y ait une école à Lloydminster l’année prochaine

Aux premiers échos de la possible fermeture de l’école Sans-Frontières à Lloydminster (ville à cheval sur l’Alberta et la Saskatchewan), je me suis dit qu’il devait s’agir d’un levier pour le Conseil scolaire fransaskois (CSF) afin d’obtenir l’argent qu’il estimait lui être dû auprès de l’Alberta. Il y a un peu de ça, du fait que même auprès de leurs électeurs lors de la réunion du 26 novembre, le directeur par intérim Donald Michaud (qui je le rappelle est également directeur de la Fédération des conseils scolaires francophones de l’Alberta) n’a pas hésité à affirmer aux parents que l’Alberta leur « volait leurs ressources » (étant donné que le gouvernement albertain ne subventionne pas la totalité des services offerts à l’école Sans-Frontières). Heureusement, les parents, en êtres humains raisonnables, ne se sont pas jetés sur la solution « d’exclure les élèves franco-albertains de l’école », solution qui, je l’ai appris plus tard, avait été proposée par le conseil juridique du CSF.

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