Du 20 juin au 11 août, l’artiste Sylvie Pinard donne une rétrospective de 22 de ses œuvres à la galerie PAVA d’Edmonton. Un univers artistique qui fait la part belle à la couleur, en essayant de rendre de manière exhaustive les couleurs de notre environnement et, en apporte aussi à notre vie.

Cette rétrospective est une incitation aux voyages tant physiques que métaphysiques, à savoir le monde des émotions et celui de l’imagination. Géologue de formation, doctorante de l’Université de Montréal, Sylvie Pinard puise son inspiration dans la roche, les paysages, leurs textures, leurs courbes et leurs couleurs. « Je fais des paysages abstraits, la composition dans le tableau est importante ». C’est avec la peinture à l’huile que Sylvie Pinard  s’exprime le mieux : « Avec l’huile, c’est plus facile de travailler les couleurs que l’on veut vraiment, avec l’acrylique c’est plus difficile; chaque médium à ses limites ».

Ses premières toiles datent de 2003 et n’ont pas cessé d’évoluer, tant au niveau du style que de la maturité personnelle de l’artiste. Les premières toiles, de grands serpentins de couleur, font presque penser à des vues aériennes de la planète Terre. La déformation professionnelle de son métier de géologue n’est certainement pas étrangère au sujet de ces toiles.  Sylvie a deux passions dans la vie, la peinture et la géologie, qu’elle a enseigné 5 ans et demi à l’université de Mount Royal, Calgary : « La nature permet de se recentrer », dit-elle.

Originaire de l’Alberta, l’artiste céramiste francophone Dale Dorosh vit désormais en France. Il expose une cinquantaine de pièces à la Galerie PAVA jusqu’au 28 avril. Toutes sont à vendre à prix abordable. Rencontre.

D’où venez-vous ?

Je suis né à Wetaskiwin. Mes grands-parents avaient un chalet à Pigeon Lake. [...] Sinon j’ai grandi à Edmonton.

Parliez-vous déjà français à l’époque ?

J’ai toujours été intéressé à apprendre le français. J’ai commencé en 4e année je pense, jusqu’au lycée et un peu à l’université.

Qu’est-ce qui vous a amené  à la poterie ?

Mon frère a commencé à faire de la céramique avec la Potters’ Guild. Je prenais des cours le samedi matin avec lui. Après, on a pris des cours avec Noboru Kubo à Edmonton.  [...] C’était très beau ce qu’il faisait. Mon père lui achetait des pièces : on utilisait ses tasses et ses bols quotidiennement. Au Japon, la céramique est le premier art. Noboru est [céramiste de] quatrième génération, pour les Japonais ça compte beaucoup. [...] À l’Université de l’Alberta, j’ai suivi des cours avec Noboru à la faculté d’extension. Je travaillais aussi comme technicien pour l’atelier : je faisais des fournées, je mélangeais des émaux… J’étudiais les mathématiques et en même temps l’histoire de l’art. [...]

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