L’artiste peintre Gabrielle Bujold proposait deux expositions au centre culturel de Morinville le 6 mars, à l’occasion de la soirée de Célébration de la francophonie. L’ex-chanteuse prépare actuellement une fresque murale à Edmonton et… un livre où elle incarne un voyageur temporel.

« Je trouve ça bien ce genre de rassemblements où on entend parler français », confie Gabrielle Bujold à propos de la Célébration de la francophonie, le 6 mars, au centre culturel de Morinville. Au rez-de-chaussée, l’exposition de sa série Héritage raconte l’épopée des pionniers francophones dans l’Ouest. « J’aime beaucoup la recherche. Je ne suis pas calée en histoire mais j’aime comprendre d’où viennent les gens ! », explique la fière Franco-Albertaine.

De retour en Alberta depuis deux ans après presque trois décennies à Montréal – où elle a notamment sorti un album (la chanson Seule à rêver, c’est elle !) en collaboration avec le bassiste Alain Caron –, Gabrielle Bujold a encore du mal à trouver sa place. « La vie est tellement rapide ici : les gens travaillent beaucoup et sont toujours très occupés. Ils n’ont pas le temps de jaser, de s’asseoir… Je deviens comme eux ! », rigole celle qui évoque la métropole québécoise avec nostalgie. « Montréal, y’a des graffitis un peu partout. Le graffiti est même encouragé. C’est ce que j’aime d’ailleurs. Le vrai graffiti raconte une histoire… comme à Legal. Quitte à peindre sur un mur, autant raconter une histoire ! »

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