Présentée cet été à l'Art Gallery of Grande Prairie, l'exposition itinérante Emplir le vide / Filling the void est ensuite partie en voyage dans le sud-est de l'Alberta. Après avoir passé un mois à l'école de Standard, l'expo s'installe aujourd'hui à la bibliothèque de Rockyford (horaires).

Emplir le vide est constituée de 21 oeuvres réalisées par sept artistes francophones. Tous ont accepté de nous parler d'une de leurs oeuvres.


Présentification d'un paradis #1 de Jean-René Leblanc
 

 

Comment est née cette oeuvre ?
"Au cours d'un voyage à Hawaii sur la grande île, j'ai été surpris de voir autant de voitures abandonnées dans la nature. J'ai donc décidé de faire un projet artistique sur ce phénomène particulier."

Que vouliez-vous représenter / transmettre ?
"J'ai voulu présenter un contraste entre la beauté exceptionnelle de la nature et ce phénomène d'abandon de voitures. Pour moi, la voiture est un symbole emblématique du capitalisme et de la surconsommation."

Quelles techniques et quels matériaux avez-vous utilisés ?
"J'ai utilisé la photographie numérique standard (en couleur) pour représenter les voitures en nature, et j'ai photographié la nature avec un appareil photographique numérique infrarouge. Parce que les rayons lumineux infrarouges sont invisibles à l'oeil nu, j'ai voulu capter la beauté invisible de cette nature incroyable. Les images en infrarouge ont été converties en image noir et blanc. Finalement, j'ai opté pour une composition d'image en diptyque pour créer une relation dynamique entre l'image en noir et blanc de la nature et celle en couleur des voitures."

Aller au haut