La ville d’Edmonton jouit d’une belle réputation d’inclusion, étant depuis longtemps connue comme ouverte devant la diversité sexuelle. C’est du moins ce que l’Edmonton Pride Festival, grande fête de la fierté lesbienne, gaie, bisexuelle, trans et queer, croit fermement. Le festival ouvert à tous est actuellement à son 35e rendez-vous annuel, depuis le 5 et jusqu’au 14 juin.

Les préparatifs étaient en place : les traverses piétonnières du quartier Old Strathcona ont été peintes aux couleurs de l’arc-en-ciel pour l’occasion. Cela marquait aussi le retour du festival dans le quartier qui l’avait vu naître en 1981. « L’endroit offre beaucoup plus d’espace qu’au centre-ville, par exemple », explique John McDougall, membre du conseil d’administration du festival. « Nous changeons d’endroit à chaque année, mais nous sommes heureux de revenir ici ». Le défilé annuel du festival  eu lieu le samedi 6 juin sur l’avenue Whyte, pour se terminer au parc Strathcona.

La semaine dernière, l’Edmonton Transit System (ETS) a défrayé la manchette, premièrement pour le cinquième report en à peine plus d’un an de la date d’ouverture prévue de la nouvelle ligne de métro léger (LRT), deuxièmement pour le renvoi de Charles Stolte, numéro deux au sein de l’ETS. Par contre, le service edmontonien de transport en commun croit toujours offrir un service qui gagne continuellement en qualité. Les bus passent bien rarement aux heures prévues avec parfois près d’une dizaine de minutes de retard, et plusieurs lignes de bus cessent carrément de passer dès le début de la soirée. Quant au réseau de LRT, il est toujours limité à une seule ligne fonctionnelle, même si une deuxième, la ligne Metro, devait être inaugurée en avril 2014.

Devant une œuvre contemporaine d’art visuel (une peinture, une sculpture…), le défi est d’aller plus loin que le cliché
« c’est intéressant ». Un regard averti et un esprit ouvert sont bien sûr des prérequis pour comprendre l’art. Mais l’art part également d’une émotion qui nécessite une certaine acuité pour arriver à y mettre des mots, surtout si on désire devenir critique ou commissaire, par exemple. 
 
C’est là que la formation « L’art visuel s’écrit », offerte ici par le Regroupement artistique francophone de l’Alberta (RAFA), est venu donner un coup de pouce à ceux qui désiraient ajouter cette corde à leur arc. Pour l’occasion, le RAFA a invité le Montréalais Serge Murphy, lui-même artiste, commissaire et critique, à donner un atelier pour apprendre comment parler d’art – que ce soit son art ou celui des autres. L’atelier, qui a eu lieu à la Cité francophone d’Edmonton les vendredi et samedi 29 et 30 mai, a attiré un petit groupe de curieux, dont principalement des artistes.

 

 

 

 

L’Alliance française d’Edmonton proposait, ce mois-ci, un festival de la bande dessinée, mettant en vedette le spécialiste du 9e art, le professeur Chris Reyns de l’Université de l’Alberta. Du 21 au 23 mai, la thématique de Charlie Hebdo, toujours brûlante d’actualité, a été abordée.

 

M. Reyns, spécialiste de la bande dessinée, a tracé le 21 mai l’historique de la caricature en France, remontant jusqu’à la première moitié du 19e siècle pour retrouver les premières œuvres célèbres, notamment Les Poires, se moquant du roi Louis-Philippe Ier. Il a surtout rappelé que la censure était loin d’être exclusive à l’islam, comme l’église catholique créait des tabous dont il ne fallait pas parler; tabous qui ont persisté jusqu’à assez récemment.

Le bonheur est dans le pré ou presque. Conservation de la Nature Canada (CNC) a tenu une conférence le 21 mai dernier au club de golf Blackhawk à la périphérie d’Edmonton. Le double objectif de cette rencontre, présenter son nouveau projet, un parc d’une superficie de 610 acres.Le chantier de ce projet semble bien parti, mais pour aboutir, il devra atteindre son deuxième objectif, rassembler les fonds manquant dans le courant de l’année 2015. Récit d’une balade en terre Edmontonienne.

 

 

 

Une touche de vert dans la capitale de la province albertaine, c’est un peu comme une oasis en plein désert. C’est sur la route 51111 RR 255, Spruce Grove à environ 40 mn du centre d’Edmonton que Bunchberry Meadows Conservation Area, le nom du parc, verra prochainement le jour.  À son approche, ce vaste espace vert éloigné de la ville prend des allures de sanctuaire, et pour cause : il n’y a pas eu traces d’âmes qui vivent depuis des dizaines d’années. Comme le souligne Marie Tremblay, directrice de conservation pour la région à CNC « le territoire est à l’état totalement naturel ». Ce projet en cours de développement depuis plusieurs années, a pris une tournure accélérée depuis qu’une entente a été signée par les propriétaires en automne dernier. Cinq familles locales ont décidé de faire don à la communauté, en vendant leurs parcelles de terre pour la moitié du prix estimé. Ce territoire représente une section complète, soit 640 acres. Sur cette large étendue, 20% de ce territoire est en milieu humide et appartient donc à la Couronne. Ce qui représente une superficie réelle de 610 acres. 

 

L’intérêt de ce projet, explique Marie Tremblay est simple : « ça fait longtemps que l’on veut créer un bureau à Edmonton, on a pensé que ce serait bien d’avoir un projet signature ». Présent à Calgary, CNC voit à travers ce projet une opportunité d’affirmer de façon certaine sa présence dans la capitale de l’Alberta.

 

Vendredi 1er mai, la sergente Josée Valiquette, chargée des relations avec les médias au sein de la Gendarmerie royale du Canada albertaine, a présenté son parcours professionnel au Forum Génération’elles de la Coalition des femmes de l’Alberta.

Entrée à la Gendarmerie royale du Canada (GRC) à 18  ans en tant que secrétaire, la Québécoise Josée Valiquette a dû retranscrire des enregistrements d’écoutes téléphoniques liées à des trafics de drogue. Fascinée par cet univers et par le travail d’enquête, elle décide de devenir elle-même policière et se fait engager en 1990. Sa première affectation sera à Regina. 25 ans plus tard, Josée Valiquette est désormais responsable des communications avec les médias à Edmonton, après avoir occupé de nombreux postes de terrain ou de bureau dans différents coins du Canada, de Prince Rupert (Colombie-Britannique) à Ottawa en passant par Whitecourt. C’est ce parcours mouvementé que la sergente a raconté vendredi 1er mai en ouverture du Forum Génération’elles de la Coalition des femmes de l’Alberta.

Direction la côte ouest

Au début de sa carrière, Josée Valiquette ne maîtrise pas encore l’anglais. Elle peine parfois à comprendre les messages radio lorsqu’elle patrouille au volant de sa voiture de service, à Salmon Arm (Colombie-Britannique). « Mais quand je croisais des véhicules avec des sirènes, je suivais ! », raconte avec humour la policière. Sur le terrain, alors que son anglais s’améliore, elle réalise le pouvoir de la parole. « Il y avait une femme dont j’arrêtais toujours le mari pour violences conjugales. Dans ces années-là, on le laissait aller quand il était sobre et que la femme ne voulait pas porter plainte », se souvient Mme Valiquette, ce qui ne l’empêchait de discuter avec elle à chaque fois, pour la pousser à faire le bon choix. Un jour, la policière recroise cette dame qui lui avoue avoir enfin laissé son mari. « Elle m’a dit que j’avais eu un impact sur elle  », se rappelle la sergente. Et cela peut aussi fonctionner avec des criminels endurcis : « À un moment donné, on peut les toucher et ils décident de prendre un chemin différent… »

Lors de la 24e édition du Parlement jeunesse de l’Alberta (PJA), près de 90 jeunes d’expression française âgés de 16 et 25 ans se sont réunis à la législature de l’Alberta du 1er au 3 mai pour prendre part à une simulation parlementaire.

Comme chaque année, les six membres élus du cabinet sont chargés d’organiser l’un des plus grands évènements à saveur politique qui existent dans la jeunesse canadienne. En outre, cette simulation parlementaire est l’une des deux seules qui sont encore permises dans la législature albertaine.

D’ailleurs, cet évènement se retrouve, depuis la revitalisation des stages de leadership en 2008, dans le cours Leadership AAA 15 offert par Francophonie jeunesse de l’Alberta (FJA). Le PJA sert de stage ultime étant donné qu’il permet aux jeunes d’utiliser et de mettre en pratique tous les aspects qu’ils ont appris au cours de leur cheminement et ceci dans les volets de députés, lobbyistes et journalistes.

Ainsi, ce groupe de six jeunes a veillé à la planification de la fin de semaine avec l’aide des employés de FJA, notamment la coordinatrice des évènements, Geneviève Laurent, et la coordinatrice du Bureau d’animation en leadership, Caroline Kreiner.

L’art pour tous ! C’est la mission que s’est donnée l’artiste peintre Mélanie Poirier, organisatrice de l’exposition intitulée ‘‘Regards sur l’art contemporain’’. Cet évènement culturel se tient à la galerie PAVA du 2 mai au 16 juin. Son but : démocratiser l’art. Un concept avant-gardiste pour une exposition de type contemporain à Edmonton. L’élitisme et les complexes n’y ont par leur place. Alors imprégnez-vous, regardez et dites-nous ce que vous voyez !

Un panel de couleurs et d’émotions vous attendent à la galerie PAVA. Ce sont 12 artistes peintres québécois qui ont laissé libre cours à leur imagination et leur créativité  en répondant à cette question : qu’est-ce que l’art contemporain ? Chaque artiste a réalisé trois toiles sur cette thématique. Cette exposition est également un hommage à la poésie, puisque 12 poètes originaires du Québec et de la France ont accompagné de leur plume ces toiles par la rédaction d’un poème. À leur tour, ils apportent  leur vision. Le poète et scénariste québécois Claude Péloquin est l’invité du moment. Artiste atypique et parfois qualifié de sulfureux, Claude Péloquin « apporte une touche d’innovation », comme le souligne Daniel Giroux, directeur de la galerie mp Tresart. Mélanie Poirier est l’initiatrice de ce projet et fait partie des 12 artistes de cette exposition. Elle oeuvre comme peintre depuis 2003 et possède la galerie mp Tresart au Québec.

Le 23 avril à La Cité francophone, 80 élèves francophones de la 6e à la 9e année ont pris part à la deuxième journée du mentorat organisée par l’AJEFA. Les nouveaux mentors transmettront ensuite les savoirs acquis aux élèves du projet Espoir.

C’est la deuxième année que l’Association des juristes d’expression française de l’Alberta (AJEFA) permet à plusieurs jeunes francophones d’acquérir des connaissances dans le but qu’une fois de retour dans leur école, ils puissent enseigner ce qu’ils ont appris aux jeunes du programme Espoir du Conseil scolaire Centre-Nord (CSCN).  Le rôle de ce projet, c’est d’accompagner et soutenir les élèves en transition. C’est-à-dire qu’ils vivent un déménagement, qu’ils éprouvent un deuil, un divorce, etc.

Jeudi 23 avril à La Cité francophone, 80 élèves de la 6e à la 9e année – issus des écoles À la Découverte, Alexandre-Taché, Gabrielle-Roy, Joseph-Moreau et Père-Lacombe – ont ainsi participé à douze ateliers de formation. On pouvait par exemple monter une saynète sur la cyberintimidation ou pratiquer des activités telles que le théâtre, la cuisine ou la musique.

Après un an et demi de préparation, Benoît Gendreau-Berthiaume, Magali Moffatt et Mali, leur fils de cinq ans, s’apprêtent à parcourir la grande majorité  des 5 000 kilomètres séparant Edmonton et Montréal à bord d’un canot. Ce périple de 120 jours débutera le 2 mai à 9 h au parc Capilano.

L’idée de départ, c’était un road trip Edmonton-Montréal, mais leur voiture a rendu l’âme. « J’étais déçue, je voulais faire un voyage », se souvient Magali. La traversée de l’Atlantique à la rame de Mylène Paquette, pendant l’été 2013, lui inspirera un plan B. « C’était complètement fou, j’avais envie de faire une aventure comme ça ! […] J’ai dit à Ben: heille, pourquoi on pagayerait pas jusqu’au Québec ? » Une petite étincelle s’alluma alors dans les yeux de son mari...

Trois Québécois à Edmonton

Pas si vite ! Revenons un peu en arrière. Comment ces deux Québécois ont-ils atterri à Edmonton ? Benoît Gendreau-Berthiaume (30 ans) et Magali Moffatt (35 ans) se sont rencontrés à Montréal, dans un centre d’escalade où elle était instructrice. En 2007, ils décident de passer leur voyage de noces dans l’Ouest canadien, en commençant par Vancouver et Squamish, la Mecque des grimpeurs. Les nouveaux mariés termineront leur périple en Alberta, le long des Rocheuses. Un coup de cœur.

En 2010, au moment de se lancer dans un doctorat en écologie forestière, le regard de Benoît se tourne à nouveau vers l’ouest. Sa thèse portera sur la dynamique de population des forêts de pins tordus latifoliés de l’Alberta, en comparant l’évolution de différentes « placettes » (surfaces délimitées d’un hectare) sur les 45 dernières années. Direction Edmonton ! Sa femme et leur tout jeune fils Mali l’accompagnent, avec l’ambition de rentrer tous ensemble au Québec cinq ans plus tard.

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