Originaire de Roumanie, Mike Cotfas a immigré au Canada à l’âge de 6 ans. Véritable passionné de vélo, il a appris le français lors d’un échange étudiant en France. Son magasin de vélos se trouve tout près de la Cité francophone, à Edmonton.  Rencontre inspirante avec un francophile avoué.


Cinco de Mayo est une journée pour célébrer la culture et le patrimoine mexicains. Au restaurant El Cortez, situé près de l’avenue Whyte, une hausse considérable des profits a été observée à l’occasion de cette fête populaire. Entretien avec le francophile Fady James, gérant du restaurant.

arenaDistricÇa bouge à Edmonton! La revitalisation du centre-ville est en route, marquée par un évident désir de faire mieux… et de voir grand!  Prolongement du train léger sur rail (LRT), construction de gratte-ciel, développement urbain durable… la table semble mise pour que la capitale albertaine entre dans les ligues majeures des villes du monde. Et pas plus tard que d’ici 5 ans !

Le député d’Edmonton-Centre, Randy Boissonnault, s’emballe lorsqu’il évoque le futur de la ville d’Edmonton. « Les investissements historiques annoncés dans le dernier budget vont donner encore plus de souffle à la ville », commence-t-il. D’autant plus qu’à son avis, Edmonton est déjà sur une lancée. « Toronto a bénéficié d’investissements majeurs dans les années 70, ce qui a permis sa croissance. Or, je crois que c’est à notre tour, en 2016, de recevoir ces investissements de base pour permettre à nos villes de croitre. »

IMG 1965Un groupe d’entrepreneurs est à pied d’œuvre pour tenter d’acheter et de restaurer le Canada Permanent Building, un édifice historique d’une grande valeur patrimoniale, mais laissé à l’abandon depuis que le Japanese Village Restaurant, qui l’occupait depuis 40 ans, a fermé ses portes en 2012. S’il voit le jour, le French Square deviendrait un véritable temple de la gastronomie française.

C’est en se promenant dans les rues de la ville pour s’imprégner de son ambiance que Myriam Melsan Touré a eu un véritable coup de cœur pour l’édifice construit en 1910. Celle-ci venait d’emménager à Edmonton avec sa famille. « Ce bâtiment me rappelle les bâtiments edwardiens que l’on retrouve à Paris, d’où je suis originaire », commence-t-elle, en citant les différents aspects architecturaux baroques de l’édifice de trois étages. Pour elle, il s’agit d’un vrai joyau. « Le bâtiment en lui-même est magnifique, grandiose, avec plafonds hauts, moulures d’origine, céramiques. »

Concept unique
Le projet comporte son lot de modifications majeures pour le bâtiment. « Il y aurait un consortium de magasins, où l’on proposerait différents types de produits dans un même lieu », explique-t-elle. À ce chapitre, l’offre proposée fait saliver. En plus d’une boulangerie et d’une pâtisserie, les visiteurs pourraient se prélasser dans un salon de thé et acheter des produits fins, y compris du vin, venants de toutes les régions de France. « Au troisième étage, un restaurant parisien mettrait à l’honneur les classiques de la gastronomie française », complète Myriam Melsan Touré.

Par ailleurs, le groupe a fait ses devoirs pour s’assurer d’une rénovation dans les règles de l’art, en faisant appel aux services des architectes David Murray et Alan Parthridge, qui ont travaillé ensemble pour remettre à neuf le World Trade Center d’Edmonton et le Union Bank d’Edmonton. Un groupe d’architecte de Vancouver spécialisé dans la restauration de bâtiments anciens est également engagé dans le processus.

Se faire connaitre grâce à Kickstarter
Myriam Melsan Touré et son groupe ont choisi de se tourner vers la plateforme de socio financement Kickstarter pour amasser des fonds pour le projet de restauration. Objectif : 100 000 $. Or, cette stratégie sert aussi à sensibiliser la population à la cause des bâtiments anciens. « Il est évident que 100 000 $ ne seront pas suffisants pour rénover l’édifice. Des investisseurs privés nous épaulent. Or, toute personne qui implique des deniers dans un projet est automatiquement intéressé par celui-ci, même si ce n’est que 20 $ », argue-t-elle.

Cette dernière espère que les gens prennent conscience que les bâtiments historiques sont précieux pour toute ville. « Nous devons les protéger, il y a devoir de mémoire », juge-t-elle. Les prochaines étapes avant la mise en chantier du projet sont simples, mais tout n’est pas gagné d’avance. « Il nous faut finaliser les accords avec les propriétaires du bâtiment. Les études de faisabilité avec les architectes prendront place pendant environ 8 semaines, et par la suite, les travaux dureront plus de 10 mois », partage la principale intéressée. À suivre.

IMG 1632Comme le veut la tradition c’est à L’Assemblé législative que plusieurs dizaines de francophones se sont rassemblées le 2 mars pour la levée du drapeau à Edmonton. À cette occasion, les députés de l’Assemblée et les chefs de file de la communauté ont tour à tour animé puis assisté à cette cérémonie. Un moment de recueillement pour célébrer 200 ans d’histoire !

« Ça représente l’espoir et tous les efforts de la communauté francophone en Alberta », souligne L’honorable Ricardo Miranda, député et ministre de la Culture et du Tourisme.

Voici mon attaque à cinq.
 
Chaque semaine, j’offre une perspective du hockey pour les francophones de l’Ouest.  Mon attaque à cinq, qui fait référence à un avantage numérique en situation de jeu, met en lumière cinq actualités qui ont marqué le cours de ma semaine. La voici!
 
André Contant (gauche) et Lee St Jean (droite) sont présentés à la foule lors des introductions du match des anciens Canadiens à Plamondon le samedi 5 mars 2016 (crédit de photo : Mario Giguère / Journal Le Franco).
1. Du panache
 
Le tournoi annuel Hockey en fête a eu lieu à Plamondon (Alberta) le 4 au 6 mars.  Six équipes ont participé au tournoi, dont trois équipes de la région de Plamondon, deux équipes d’Edmonton (incluant les Centurions de Saint-Jean) et une équipe de Saint-Isidore.  Deux formations locales se sont affrontées en finale : les Mighty Bucks ont défait Da Boyz par la marque de 2-1 et ont récolté les honneurs.  Le samedi après-midi, un match amical entre les Anciens Canadiens de Montréal contre les Oilers de Plamondon a eu lieu dans le cadre des festivités.  L’alignement des Oilers était composé de nombreux joueurs du tournoi, dont l’organisateur du tournoi, Dan Carrier.  Les partisans ont apprécié les performances de Chris Nilan, Stéphane Richer, Gilbert Delorme, Francis Bouillon, Rick Green, John Chabot, Normand Dupont, Gilles Thibaudeau et Steve Penney, qui ont joué sous les ordres de leur entraîneur Yvan Cournoyer.  Richard Sévigny défendait la cage des Glorieux, lui qui a joué contre les Bruins lors de la Classique hivernale de la Ligue nationale de hockey à Foxboro (Massachussetts) le 31 janvier 2015. 

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L’auditorium du Campus Saint-Jean était presque complet pour la présentation de la pièce "Prends mes yeux, tu vas voir" ce samedi 12 novembre. C’est en partenariat avec la Fafa, la Fédération des aînés franco-albertains que la pièce a été jouée.

 

André Roy, Gilles Denis et Thérèse Dallaire ont fait un vrai tabac en interprétant la pièce écrite par France Levasseur-Ouimet, samedi dernier. Un décor minimaliste, un banc et deux buissons ont permis de mettre en avant le thème central de cette pièce : vieillir.

12202215 10153774990753885 1193596268 n 1Ce samedi 31 octobre, dans le contexte de la semaine de l’immigration Francophone, le centre d’accueil et d’établissement (CAE) d’Edmonton a organisé une journée à la Cité francophone. Cet évènement souligne la présence des derniers arrivants, arrivés de 2014 à octobre 2015.  C’est, d’après Kaji-Ngulu Béda, coordonnateur des services d’intégration de l’association CAE et organisateur, le moment qui ouvre la semaine de l’immigration francophone pour la communauté.

 

« Nous sommes une communauté francophone minoritaire et la communauté s’enrichit de nouveaux membres. Il y a un nouveau monde de l’immigration à Edmonton. Que ce soit des individus du monde ou des autres provinces du Canada », souligne monsieur Béda.

 

Plus de 400 personnes se sont inscrites à l’occasion de la journée de la diversité canadienne et plusieurs activités leur étaient proposées. Les organismes communautaires ont donc ouverts des stands, afin de favoriser un contact direct avec les nouveaux arrivants francophones. Le but étant de leur offrir des opportunités d’intégration en les informant de leurs droits et des services mis  à leur disposition.

 

Un séminaire a été organisé et, c’est sous forme d’atelier que l’histoire de la communauté francophone en Alberta et de ses enjeux a été abordée. Puis, des visites d’associations culturelles  et enfin un grand rassemblement se sont également tenus. Le maire Don Iveson s’est déplacé pour l’évènement et a glissé quelques mots à cette occasion. Cette journée s’est cloturée avec une série de spectacles de chants et de danses des différentes communautés culturelles et francophones.

 

12188473 10153774990843885 1695089446 nToutes ces activités visaient à célébrer la diversité culturelle de la communauté francophone en Alberta. « Durant la semaine, puisque l’immigration est l’affaire de tous, nous voulons célébrer notre diversité culturelle francophone et accueillir les nouveau arrivants. Nous voulons souligner leur présence et créer des liens entre les nouveaux membres de la communauté francophone d’Edmonton », nous rappelle le coordonnateur des services d’intégration de l’association.

 

D’après lui, pour qu’il y ait de la facilité dans l’intégration des nouveaux membres et pour créer un sens d’appartenance à une communauté, il faut les aider à donner le meilleur d’eux-mêmes en participant aux activités communautaires. 

 

Ce rassemblement aura encore lieu l’année prochaine pour faciliter l’accueil des prochains arrivants francophones.

 

Photos: Sarah Chériet

 

Nos journalistes ont fait le tour des pâtisseries des nos grandes villes pour vous faire découvrir les meilleures. En voici quatre; deux d'Edmonton et deux de Calgary qui vous feront sans doute saliver!... À vos fourchettes!

 

COUP D’ŒIL SUR L’OFFRE SUCRÉE D’EDMONTON

Lorsqu’on évoque l’expression « pâtisserie française », le réflexe de bien des Edmontoniens est de penser à Duchess, le réputé café sur la 124e rue. Bien que l’on ne puisse pas trouver des fournisseurs de bonnes pâtisseries à tous les coins de rue, quelques entreprises locales offrent ce type de desserts si prisé des connaisseurs. En voici quelques-unes qui méritent que l’on s’y attarde.

 


La Cité francophone tient plus que jamais son rôle de pôle culturel dans le cadre du 34e Fringe Festival.  Véritable satellite du quartier francophone, la Cité a vu l’engouement des festivaliers littéralement décoller en l’espace d’une année pour ce que les gens nomment à présent : le Fringe du quartier francophone. Coup de projecteur sur l’un des festivals coup de cœur d’Edmonton !

 

Un diamant dans un écrin ! « Cela fait presque 3 ans que la Cité est reconnue comme satellite officiel » déclare son directeur, Daniel Cournoyer. Au fil du temps, l’un des plus gros festivals a su prendre sa place dans le quartier francophone; et il ne pouvait pas mieux choisir que le quartier de Bonnie Doon en matière de diffusion culturelle.

Pourquoi  ? Tout simplement parce que ce quartier a une histoire, celle d’une francophonie dont l’emplacement constitue à la clé de voute de son rayonnement.

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