C’est ce qu’espère la Beaumont Heritage Society qui, depuis 2010, tente de sauver les bâtiments historiques de ce village, devenu ville tardivement.

« Il ne se passait pas grand chose ici jusque dans les années 70 », explique Carole Hudson, la fondatrice de la Beaumont Heritage Society. « Le village de Beaumont était très petit quand je suis née dans les années 50. Chaque quart de section avait une ferme, une grange et puis des vaches, c’est tout ! », relate Adèle Madu, née Gobeil. Cette dernière vient de signer les papiers pour faire don de l’étable familiale (photo ci-dessous) à la société patrimoniale, conjointement avec une autre association intéressée à préserver les traditions locales : la Beaumont Agricultural Society.

L’étable – achetée dans les années 40 par Ernest et Angéline Gobeil – va être déménagée à un mille et demi de la ville, sur le terrain de l’Agricultural Society. Le rêve est d’en faire une salle communautaire où pourront être célébrés les mariages au pas de valse et de two steps, comme dans le bon vieux temps. « Nous, c’est ce qu’on faisait quand on était jeunes : on allait à toutes les danses des villages environnant. Et quand quelqu’un se mariait, tout le village était invité à la soirée dansante, raconte la fille de fermiers. Je veux préserver l’héritage pas seulement de mes parents, mais de toutes les familles de Beaumont. »

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