Mon samedi avec Jay Ingram

Notre jet-setteuse de Calgary Suzanne de Courville Nicol a fait l’expérience du Festival Beakerhead du 11 au 15 septembre dernier. Cofondé par l’animateur et journaliste scientifique Jay Ingram, ce festival en est à sa 2e édition et vise à rassembler différents groupes artistiques autour de créations à thématique scientifique. 

 

Calgary, 14 septembre 2014.  Après la pluie ou plutôt, la neige... le beau temps.  C’est ainsi que les milliers de résidents de la ville restés bouche bée, les bras baissés face au choc de la vilaine tempête de neige qui a frappé Calgary dès la nuit du 9 septembre, on eu l’occasion de se divertir et de s’amuser lors de cette deuxième édition du Festival Beakerhead.  Une mosaïque d’activités se déroulait au centre-ville de Calgary et dans plus de 20 lieux intérieurs et extérieurs à travers la ville.

 

De l’éblouissant au spectaculaire, plus d’une cinquantaine d’activités ont attiré des milliers de curieux du 11 au 15 septembre. Ce mariage tout à fait brillant de l’art, de l’ingénierie et de la science émerveille. « Il y en a pour tous les âges et pour tous les goûts, affirme la porte-parole de Beakerhead, Chloé Smith. C’est vraiment une expérience unique au monde et la majorité des activités sont offertes gratuitement au grand public et aux écoles. Nous avons reçu quelques centaines d’étudiants... C’est la deuxième année que le festival est offert à Calgary et nous sommes enchantés du succès éclatant qu’on a connu encore une fois cette année. »

 

 

Little Big Street, au coin de Olympic Way et de la 12e avenue SW est le lieu tout désigné pour les familles. Entouré d’une panoplie d’attractions genre touche-à-tout, on se croirait au pays des merveilles ! Un tricycle gigantesque fonctionne à l’énergie solaire; un orgue électronique en forme de paon s’allume lorsqu’on le joue ; une maisonnette a une promenade d’entrée en trampoline et un intérieur qui mène à un terrain de jeu sur le toit ; une voiture pour des visiteurs extra-terrestres est aussi un projet de science ; une demeure gonflable transparente est créée pour permettre de s’asseoir dehors afin d’admirer la nature sans s’exposer aux intempéries ; un immense gnome de jardin lance du feu vers le ciel par sa tête lorsqu’on pèse un bouton caché à l’intérieur d’un panier de pique-nique… Enfants et adultes semblent ravis des œuvres interactives.

 

Chaque jour, des passants et des artisans mettent la main à la pâte pour construire un nid géant, une création de l’artiste américain de renommée internationale, Jayson Fann. « J’ai créé de tels nids partout à travers le monde », confie-t-il fièrement. 

 

Aux dernières nouvelles, la ville de Calgary estimait à 2,5 millions kg le total des feuilles et des branches témoignant des ravages de la tempête de neige de cette semaine. Ce sont ces branches qui ont servi à construire cette maison-nid, un bel exemple ingénieux de recyclage écologique. D’ailleurs, l’immense Spirit-Nest est à vendre, confirme Jayson Fann en souriant.  Serait-ce possible que le Zoo de Calgary puisse s’en servir ? Ce serait dommage de détruire cette création locale et objet symbolique de résilience et de renouvellement…

 

La pièce de résistance ?

C’est la présentation de la première internationale de The Giant Walkthrough Brain. C’était salle comble vendredi et samedi soir au centre Telus Spark HD Digital Dome, alors que les spectateurs ont profité d’une tournée virtuelle époustouflante d’un cerveau géant (voir photo), reproduction de cerveaux fameux, dont celui d’Albert Einstein. Assise par hasard à côté de Robyn Harris, étudiante en psychologie à l’Université de Calgary, je découvre que la diplômée en immersion de l’école William Aberhart parle très bien français. Bravo !

Jayson Fann

 

The Giant Walkthrough Brain est non seulement un festin visuel, éducatif et révélateur, il est aussi divertissant, car accompagné de compositions originales du groupe de musiciens de Jay Ingram, The Free Radicals. Tous de grands amis, ils ne jouent nulle part ailleurs que durant les présentations de M. Ingram.  

 

Robyn Harris et Jay Ingram

 

En conversation avec Jay Ingram, j’apprends qu’il est natif de Winnipeg. « Mes parents m’ont toujours encouragé à poursuivre les études et la carrière de mon choix, confit-il. Je ne me souviens pas avoir été inspiré d’une façon ou d’une autre par un prof ou autre adulte dans ma vie d’enfant ou d’adolescent. Mon père travaillait pour la Baie d’Hudson et la famille n’a aucun penchant ou liaison avec le monde de la science, mais je sais que j’avais mon premier microscope en septième année et que j’en étais passionné. Je croyais que tout le monde était comme ça. »

 

La famille déménage à Edmonton lorsque Jay est en 12e année. Il poursuit ensuite ses études à l’Université de l’Alberta et ensuite à l’Université de Toronto. Jay Ingram nous épate depuis des décennies à la radio (Quirks and Quarks à CBC) et la télévision (Daily Planet à la chaine de télé Discovery Channel).  Cet homme brillant est très terre à terre et a le don d’expliquer à son public les merveilles de la science en termes compréhensibles.

 

 

Suite au Festival Beakerhead, il n’y aura pas de période de repos pour Jay Ingram. Son 13e livre consacré au sujet troublant de la maladie d’Alzheimer sera publié en janvier 2015. Et bientôt, ce sera déjà le temps de se retrousser les manches et commencer la planification de Beakerhead 2015.

Je ne peux m’empêcher de demander s’il prévoit ajouter des activités en français l’année prochaine, pour les étudiants des écoles francophones et d’immersion… Lui de me répondre immédiatement:  « Oui !  Ça, c’est une très bonne idée ! »

 

 
 
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