3 500 visiteurs au Grand marché des arts

Le premier Grand marché des arts s’est déroulé du 24 au 28 septembre à la Cité francophone et aux alentours, en parallèle du Contact Ouest et d’Edmonton Chante (le Chant Ouest n’occupait qu’une seule soirée). Retour sur trois évènements imbriqués dans le cadre des Journées de la culture.
 

Reconnu « site vedette » des Journées de la culture de l’Alberta par le ministère, le Grand marché des arts (GMA) se présentait comme une porte ouverte sur toutes les disciplines artistiques. Cet évènement étalé du 24 au 28 septembre proposait de nombreuses animations musicales et théâtrales, de danse ou d’arts visuels (entre autres), principalement dans le quartier de la Cité francophone. Sa programmation incluait aussi trois évènements indépendants mais partenaires : le Contact Ouest (7e édition), le Chant’Ouest (25e édition) et Edmonton Chante (7e édition).


Le Regroupement artistique francophone de l’Alberta (RAFA), organisateur du GMA, estime qu’au total, environ 3 500 personnes ont participé à ces différents événements. « Nous visions 5 000 mais je crois que la température a été un grand facteur », confie Sylvie Thériault, la directrice générale du RAFA. En effet, la pluie glaciale du vendredi 26 septembre a dû en décourager plus d’un… mais cela n’a pas empêché 400 élèves s’assister au concert d’Alex Mahé sous la grande tente installée devant l’école Rutherford.

 

Deux annulations et quelques réajustements

Les deux ateliers du vendredi matin – masques et pâte Fimo – n’ont pas eu lieu, faute d’inscriptions suffisantes. Ces ateliers visaient un public scolaire. « Vu que c’est une première édition, les écoles n’ont pas vraiment capté l’opportunité », estime la directrice du RAFA.

Selon Mme Thériault, il s’agit des seules annulations de la fin de semaine, signe d’un « engagement réel ». Toutefois, il y a eu quelques réajustements de lieux et parfois d’horaires. « Circo Balanzo devait être dans la tente, mais on l’a amené dehors, sur la terrasse, parce que les gens semblaient circuler plutôt autour du café », prend comme exemple la directrice du RAFA. Par ailleurs, les activités censées se dérouler dans les jardins du Campus Saint-Jean ont été déplacées à l’intérieur des bâtiments universitaires.

En tout, une cinquantaine de bénévoles aidaient les visiteurs à s’y retrouver. « On avait un partenariat avec une classe de l’Université de l’Alberta où les jeunes doivent faire un minimum d’heures de bénévolat dans un organisme francophone, donc on avait une quinzaine de bénévoles qui étaient vraiment engagés parce que cela faisait partie de leur programme d’étude », détaille Sylvie Thériault. Des programmes papier ont aussi été disposés un peu partout dans la Cité francophone.

« C’est toujours à développer et à améliorer, on en est conscient, mais il y a certaines stratégies qui ont fonctionné et d’autres moins », affirme M. Thériault. Elle pense notamment que « les journées étaient longues samedi et dimanche pour l’équipe en place », avec peut-être trop de choses le matin.

 

Le temps maussade du vendredi matin


Un Contact Ouest dynamisé

Partenaire du Grand marché des arts, le Contact Ouest proposait trois vitrines et 18 artistes (musique, cirque, spectacle pour enfants…) à des diffuseurs de tout le Canada, les 26 et 27 septembre. « Ça a été une expérience très agréable et les échos ont été très positifs, affirme Sylvain Aumont, directeur général du Réseau des grands espaces, l’organisateur du Contact Ouest. « Nonobstant la qualité des vitrines qu’on a eues, c’est aussi  [grâce à] l’endroit : la Cité francophone. C’est un lieu comme il en existe très peu dans la francophonie canadienne. Les gens ont beaucoup apprécié que les salles de réunion ou de banquet soient près de la salle de spectacle.  »

Bien sûr, il est encore trop tôt pour tirer des conclusions. « Le succès du Contact Ouest va se mesurer dans les prochains mois voire la prochaine année (…), quand on commencera à voir les programmations de nos diffuseurs, explique M. Aumont. Ceci dit, on a tenu une rencontre de programmation avec les diffuseurs et, sans m’avancer, car je veux respecter quand même une certaine discrétion, je dirais qu’il y avait beaucoup d’intérêt pour plusieurs artistes, plus que l’an dernier. »

Le directeur explique avoir travaillé en collaboration avec la RAFA depuis le mois de mars pour intégrer harmonieusement le Contact Ouest au sein du Grand marché des arts. Pour lui, ce rapprochement était entièrement bénéfique : « Je sais que les diffuseurs présents au Contact Ouest ont beaucoup apprécié de pouvoir découvrir d’autres artistes de l’Alberta ou d’autres disciplines dans le cadre du GMA. Quand on terminait nos activités, il y avait des spectacles de l’autre côté de la rue au Campus Saint-Jean ou sur l’avenue Whyte avec Edmonton Chante. Certains de nos délégués ont été présents à ces spectacles ».

Le label « site vedette » du GMA impliquait la gratuité de tous les évènements, y compris du Contact Ouest. « On n’avait pas le droit de faire payer des frais d’entrée », confirme Sylvain Aumont, qui avait prévu le coup et ajusté le budget en conséquence (d’habitude, l’entrée est à 5 ou 10 $ pour une vitrine de trois heures). En tout cas,  le grand public était plus nombreux qu’à l’accoutumée : « On a vu beaucoup de jeunes assister aux spectacles, ce qui a aidé les artistes car c’est toujours plaisant d’avoir des enfants dans la salle, mais ce qui a aussi aidé les diffuseurs qui peuvent voir si un numéro fonctionne ou pas. Cela a été une plus-value pour nous ».

Pour le prochain Contact Ouest à Winnipeg, les vitrines auront sans doute lieu le soir plutôt que le matin ou l’après-midi, afin d’encourager le grand public à venir. « C’est une culture à développer, explique M. Aumont. Pour les vitrines du Contact Ontarois, les salles sont pleines et on parle de grandes salles de 5 ou 600 places. Le Contact Ontarois a toujours lieu à Ottawa, il y a une habitude qui se définit... Tandis qu’avec le Contact Ouest, d’année en année, on passe d’une ville à l’autre. L’an prochain à Winnipeg, il y aura un gros travail de promotion à faire. »

Le jeudi 25 septembre, toujours à la Cité francophone, se tenait le 25e Chant’Ouest, une machine bien rodée. Pour la première fois, les amateurs de chanson francophone pouvaient assister au spectacle en direct de chez eux depuis le site de Radio-Canada. 125 internautes en ont profité. Cela semble peu mais il faut dire que c'était la première fois que la chaîne webdiffusait un évènement culturel... sans oublier le fait qu'elle s'est autoconcurrencée avec l'émission Un Air de famille le même soir.

 


Lyne Gosselin à une vitrine du Contact Ouest

 

Edmonton Chante face à quelques imprévus

De son côté, Edmonton Chante fêtait son 7e anniversaire. Très satisfaite de sa programmation, la coordinatrice Magalie Bergeron a néanmoins dû faire face à quelques imprévus. Dans le cadre du partenariat avec le Grand marché des arts, on lui avait par exemple promis qu’elle pourrait programmer certains artistes du Contact Ouest à Edmonton Chante. Finalement, ce n’est qu’en juin qu’on lui a révélé le nom des artistes et aucun n’était disponible pour participer au festival… Il a donc fallu trouver des musiciens de remplacement à la dernière minute (Mehdi Hamdad, Daran…). Ces délais ont évidemment affecté la promotion d’Edmonton Chante.

Pour autant, à part le petit regret concernant l’assistance limitée à Misteur Vallaire (une centaine de personnes sous la tente), les spectateurs étaient généralement au rendez-vous. Le samedi soir, en dépit de la tenue simultanée d’une vitrine Contact Ouest, une centaine de personnes s’était retrouvée au O2’s, sur la Whyte, avec Motel 72 en tête d’affiche. Au Funky Buddha, jeudi soir, le karaoké 3D a aussi attiré une centaine d’amateurs.

« Cette année, nous avons collaboré avec l’école d’immersion Campbelltown à Sherwood Park avec la formation de Wesli et Kattam. L’opération a été un franc succès car c’est plus de 450 enfants qui ont chanté et dansé lors de cet évènement. Le lendemain, la même réaction les attendait au RaJe à l’école Maurice-Lavallée », tient à préciser Magalie Bergeron, qui souhaite aussi remercier sa petite équipe : Carline Lemire, Colin Champagne, Simon-Pierre Lavoie, Julie Tranquille… et les autres bénévoles. Dans deux ans, elle aimerait programmer le 9e Edmonton Chante à une semaine d’intervalle du Grand marché des arts pour ne pas que les évènements se chevauchent.

« Une des grandes réussites [du GMA], c’était la couverture médiatique au niveau national et international avec la présence de Julie-Jasmine Boudreau de Montréal et Jean-Michel Tambourré de la France qui ont fait un travail extraordinaire », tient à conclure Sylvie Thériault du RAFA. On sait qu’on a été vu partout au Canada. On s’estime très chanceux. La question qui se pose, c’est comment garder les liens de communications actifs pour ne pas perdre ce momentum-là ? »

 

Kattam au RaJe

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