Se faire connaitre grâce au Contact Ouest [quatre vidéos !]

Les vitrines et ateliers du Contact Ouest se sont déroulés du 25 au 28 septembre. Les participants ont eu droit à un programme chargé et les artistes, à plusieurs scènes pour dévoiler leur talent.

Le Contact Ouest étant un espace de réseautage et de découverte pour les diffuseurs et les artistes, rares sont les membres du public qui savent exactement ce qu’il s’y passe (à l’exception du concours Chant’Ouest). Pourtant, en dehors du spectacle du premier soir, celui du Chant’Ouest avec qui le Contact Ouest est en partenariat depuis ses débuts, trois autres spectacles étaient ouverts au public.

Il s’agissait de trois vitrines où les artistes, 18 en tout, ont eu 15 minutes pour impressionner les diffuseurs et membres de l’industrie de la scène francophone canadienne et internationale. Les artistes choisis sur dossier venaient de différentes disciplines dont la musique, le spectacle pour enfants, le cirque et l’humour. Après leur performance, ils parlaient de leur parcours, succès et disponibilités pour l’année à venir avec l’animatrice Célyne Gagnon.

 


Salon Contact
Dimanche, le Salon Contact permettait aux diffuseurs d’approfondir leur interaction avec les artistes et de leur proposer des tournées. Le but ultime de la présence des artistes à ce regroupement interprovincial est justement d’y décrocher une tournée, explique Isabelle Longnus (CB), qui y participe pour la deuxième fois et est une de ses ambassadeurs cette année.

Pour Nathalie Bernardin de l’Association des professionnels de la chanson et de la musique (APCM), qui offre plusieurs services aux artistes francophones à travers le pays, il s’agit de découvrir des artistes qui ne sont pas encore membres de l’APCM et de les « recruter ». Mme Bernardin représente également les membres de l’APCM absents au Contact Ouest en distribuant leurs albums, et en leur remettant les coordonnées des diffuseurs rencontrés.

« Le scolaire demeure un marché extrêmement important dans le milieu francophone », dit-elle. À titre d’exemple, en Ontario, les diffuseurs scolaires sont même plus nombreux que les diffuseurs grand public et les tournées scolaires peuvent compter 72 dates.

Sylvain-Henri Simard (TNO), qui présente un spectacle jeunesse pour une tranche d’âge souvent moins ciblée (de la 4e à la 8e année), Monde à part, a été très impressionné par le « rayonnement » de la vitrine (par rapport à une autre, destinée strictement aux écoles d’immersion, à laquelle il a participé) et par la pertinence des diffuseurs. Il regrette cependant l’horaire chargé qui ne lui a pas permis d’aller à l’atelier donné par Misteur Valaire sur le processus créatif ou aux spectacles du Festival Edmonton Chante.

 


Herléo Muntu (ON), qui jouait samedi soir, dit avoir reçu quelques offres du côté de son spectacle grand public. Il a également eu la chance de rencontrer l’artiste Wesli, qui fait comme lui dans les sons du monde et les rythmes latins.

Pour ce qui est de Paul Cournoyer (AB), il a eu l’occasion de présenter son groupe Post Script avec Stéphanie Blais, et son projet solo. Sans avoir pu nous révéler les détails, il indique avoir été approché par plusieurs diffuseurs.

Coups de coeur
Paul Cournoyer fait d’ailleurs partie des coups de cœur des diffuseurs albertains, dont Cathy Pellerin  de l’Association canadienne-française de l’Alberta (ACFA) régionale de Centralta, Cyrille Sagbo de l’ACFA de Rivière-la-Paix, et Thérèse Dallaire, de Bonnyville.

Beaucoup d’entre eux ont également aimé la musique traditionnelle québécoise « revisitée » et « rajeunie » de Nicolas Pellerin, comme nous le dit Daniel Carrier de l’ACFA de Plamondon. « Il n’invente pas mais il rajeunit (la musique traditionnelle) », pense Mme Dallaire.
Pour Lethbridge, la directrice de l’ACFA Kate Gilbert s’est dite intéressée par les chansons pour adultes de Jocelyne Baribeau (Madame Diva dans le cadre de son spectacle pour enfants).

Finalement, même pour ceux qui n’avaient pas de vitrine, ce fut une occasion de profiter de toute l’action dans le quartier francophone pour renouer des liens ou en tisser de nouveau. Le percussionniste Kattam avait appliqué, mais il n’a pas été pris pour une vitrine. Par contre, il est revenu  pour une deuxième année consécutive animer la jeune foule du RaJe en compagnie de Wesli, ce qui lui permet d’être mieux connu en Alberta.

 


Vidéo bonus : le Cercle SOCAN du vendredi 26 septembre a accueilli Michel Lalonde, Arianne Mahrÿke Lemire et Marijosée...

 

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