« Notre famille, les coachs, 800 personnes et 8 caméras »

Les Franco-Albertains Justin et Stéphanie Blais participent cette année à l’émission musicale Un Air de famille. La deuxième émission sera diffusée ce jeudi 25 septembre sur Radio-Canada.

 

 « On m’a approchée [pour participer à Un Air de famille] et j’ai dit : oh je sais pas, demandez à Justin ! », rigole Stéphanie Blais, avant que son frère Justin ne complète : « Pour l’émission, il fallait trois membres, donc on a pensé à Mikaël », leur cousin de Saint-Paul.

À ce moment-là, rien n’est encore joué puisqu’il reste l’étape de l’audition… par Skype. « Il y avait plusieurs problèmes techniques et puis elle n’était pas dans un bureau mais dans un café internet », sourit Justin. Pas évident donc, surtout quand il a fallu chanter tous ensemble ! Cela n’empêchera pas le trio d’être choisi pour représenter l’Alberta.

 

Le tournage de la première émission a lieu début juin, à Montréal. « C’est là qu’on a appris que c’était Bruno [Pelletier] qui était notre coach… C’était le seul qu’on connaissait ! », avoue Justin. « On était pas mal excités d’avoir la chance de travailler avec lui », ajoute sa sœur. Sauf qu’il ne leur parle qu’une quinzaine de minutes au cours des quatre jours de tournage… « On a pensé qu’avoir des coachs, c’était juste ‘‘pour le look’’ », se souvient Justin avec amertume. La seconde émission, tournée le weekend dernier, lui donnera finalement tort puisque le trio a pu passer des heures en compagnie du célèbre interprète du Temps des Cathédrales de la comédie musicale Notre-Dame de Paris.

 

« Leur but n’était pas de modifier notre son ou notre look »
Bruno Pelletier et les différents coachs de l’émission n’ont pas cherché à faire rentrer les Blais dans un moule. « Leur but n’était pas de modifier notre son ou notre look, apprécie Justin, juste qu’on fasse de notre mieux, qu’on sorte un peu de notre zone de confort personnel. (…) Auparavant, on a participé à d’autres programmes de musique à Montréal où on devait changer notre accent pour le rendre plus québécois… C’était frustrant. J’avais cette crainte avant de partir au Québec. »

 

Un Air de famille, c’est aussi l’occasion de rencontrer 17 autres familles canadiennes. « Les gens viennent de partout, de la ville de Québec, Montréal, Chicoutimi, Rimouski… plein de places », s’enthousiasme Justin. Il a fait des jams et on a pu discuter, apprendre à connaitre les autres, sortir pour souper, des choses comme ça. » En revanche, pas de promenade à Montréal pour cause d’emploi du temps trop serré.

 

Si les Blais affirment apprendre beaucoup au contact des Québécois, ces derniers s’étonnent de la vitalité de la francophonie dans l’Ouest canadien. « Oui on parle en français et c’est notre langue maternelle, a dû leur préciser Justin. Pour eux, c’est étonnant de voir qu’on a tous les services en français, des écoles francophones… »

 

Le concert de la première émission a tout de même été un petit choc. « Il y avait notre famille, les coachs, 800 personnes et 8 caméras, c’était très intimidant », reconnait Stéphanie, qui évoque malgré tout une « expérience inoubliable ». Au retour de la deuxième émission, lundi dernier, la jeune musicienne se demande même si elle n’a pas rêvé : « J’étais comme : est-ce que j’étais vraiment à Montréal ? »

 

Jeudi 25 septembre, ce deuxième épisode sera diffusé sur Radio-Canada. Opposés à la famille Roussel de Rimouski, les Blais espèrent obtenir suffisamment de votes du public pour aller à la demi-finale du mois d’octobre. N’oubliez pas de les soutenir !

Évaluer cet élément
(0 Votes)

Laissez un commentaire

Assurez-vous d'indiquer les informations obligatoires (*).
Le code HTML n'est pas autorisé.

Aller au haut