Paul Cournoyer sort son premier EP : « Un clin d’oeil à ma communauté »

Du haut de ses 20 ans, Paul Cournoyer a déjà une belle expérience musicale et scénique. Son premier disque éponyme est disponible depuis le 26 aout en format physique ou dématérialisé.


« J’ai toujours été mélomane », confie Paul Cournoyer, mais ce n’est qu’en neuvième année qu’il commence vraiment à s’intéresser à la musique. Quand ses amis commencent un groupe, il décide de les rejoindre pour ne pas « trainer seul tout le temps ». Il jouera de la basse, car « c’est tout ce qu’il restait ». Séduit par la chanson de Lou Reed Walk on the wild side, il passe rapidement à la contrebasse, sans toutefois abandonner la basse électrique.

En 2009, le groupe MAJUSCULE remporte La Chicane albertaine, un concours de musique jeunesse. Ça y est, la carrière de Paul est lancée… Trois ans plus tard, le natif d’Edmonton rafle le prix Mercure au gala Chant’Ouest, ex aequo avec la chanteuse de la Saskatchewan Sylvie Walker. L’année suivante, Paul parvient en demi-finale du Festival international de la chanson de Granby.

Après toutes ces émotions, Paul choisit de prendre une année sabbatique et d’écrire de nouvelles chansons. Pour concevoir son EP, il choisit Matthieu Damer, avec qui il avait déjà travaillé sur les morceaux Crayola et La Route, enregistrés grâce à Polyfonik (un projet de formation pour artistes émergents) et diffusés sur internet. « J’apprécie vraiment ses talents de réalisateur et d’ingénieur du son. C’est aussi lui qui me poussait à faire des demandes de subventions », explique le jeune Franco-Albertain.

Post Script, un deuxième groupe axé folk
Outre Matthieu Damer, qui joue de plusieurs instruments sur le disque, Paul s’entoure d’une fine équipe de musiciens et de choristes, notamment Brayden Treble et Stéphanie Blais. Avec ces deux-là, Paul a d’ailleurs formé un autre groupe axé folk, Post Script. Un album complet est dans les tuyaux.

Mais revenons à l’EP six titres de Paul. Les amateurs de Jimmy Hunt, Louis-Jean Cormier et Marie-Pierre Arthur devraient s’y retrouver. « Je les admire beaucoup », reconnait le jeune chanteur-bassiste. Des influences qu’il réinjecte plus ou moins volontairement dans sa propre musique.

Et pourquoi avoir choisi de chanter en français ? « C’est un clin d’œil à ma communauté », explique Paul, qui avoue cependant écrire et chanter en anglais. « Il est fort possible que je lance un disque en anglais dans quelques mois ou dans un an », prévient-il, estimant que ses amis anglophones ne peuvent pas forcément avoir de « connexion » avec son EP en français…

Paul Cournoyer présentera son premier disque en live le 3 octobre à la Cité francophone.

 

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