#aventurefringe : Roller Derby Saved my Soul – « Cette pièce a changé ma vie »

 

Amy est une geekette de 30 ans qui vit seule dans un appartement en sous-sol. Elle rêve d’être aussi forte que Buffy, Xena et Leia réunies, mais elle n’a pas ni l’étoffe d’une tueuse de vampires, ni celle d’une princesse guerrière. Jusqu’au jour où, invitée à un match de roller derby par sa sœur – à qui tout réussit, grrr –, elle décide de s’inscrire dans l’équipe…


Roller Derby Saved my Soul est joué dans le gymnase de l’école Rutherford, en face de la Cité francophone, dans le cadre du Fringe Festival d’Edmonton. Un gymnase ? Eh oui, car Nancy Kenny, auteure et unique comédienne de la pièce, passe la majorité du temps sur des patins à roulettes ! Une vraie performance puisqu’il s’agit d’enchainer les répliques tout en effectuant déplacements, freinages et même quelques figures sur scène. Quoi de mieux pour expliquer au public en quoi consiste ce sport de plus à plus populaire ?

C’est en tombant sur un article de journal, dans un café d’Ottawa, que Nancy Kenny se passionne pour le roller derby. Elle est bluffée par toutes ces femmes qui mènent une double vie, telles des superhéroïnes. Le jour, elles sont étudiantes, chefs d’entreprises ou vendeuses dans des magasins ; le soir, elles revêtent une nouvelle identité punk et sexy, le tout enrobé d’une bonne couche de second degré (notamment dans les pseudos utilisés, Roxy Balboa par exemple). Elle décide alors d’en faire un spectacle – son premier en solo – dont la première aura lieu en 2011 au Fringe d’Ottawa.

Au-delà de sa composante sportive, la pièce est avant tout une comédie mettant en scène un personnage attachant qui, grâce au roller derby, parvient à s’affirmer et à prendre confiance en elle… sans pour autant renier sa culture geek, comme lorsqu’elle s’insurge, dans un long monologue, contre le fait que Wonder Woman soit reléguée au rang de secrétaire quand elle rejoint la Justice League.



Photo Richard Gilmore

 

Sans trop dévoiler l’histoire, une scène mémorable décrit un jeu à boire dans lequel chaque personne doit prendre une gorgée d’alcool quand il entend le prénom Roxanne. Évidemment, le morceau de The Police passe en fond sonore. Épique. Le public est même encouragé à participer après une distribution de bouteilles… d’eau (faut pas exagérer, y’a des enfants dans la salle). « I hate you Sting ! », s’écrit Amy, titubante, à la fin du jeu, provoquant l’hilarité générale.

« Cette pièce a changé ma vie », confie Nancy Keller, qui avoue s’être largement inspirée de soi-même pour construire son personnage. Au fil des représentations, la comédienne a aussi gagné en assurance, comme Amy dans le spectacle. « Et je suis devenue meilleure en patins à roulettes ! »

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