Celsius Quartet et Pierre-Paul Bugeaud

Ce sera la quatrième apparition au Festival international de jazz d’Edmonton, en autant d’années d’existence, pour la formation albertaine Celsius Quartet. Le quatuor formé par le contrebassiste Pierre-Paul Bugeaud, le guitariste Jamie Philp, le percussionniste Gord Graber et le pianiste Bill Richards tiendra la scène du Blue Chair Café le 25 juin prochain.

Le Festival
Si Pierre-Paul Bugeaud, natif de Bonnyville, a eu l’occasion de voyager en tant que musicien-pigiste, son groupe de musique jazz Celsius Quartet, qui se produit un peu partout en province, n’a pas pour l’instant de visées nationales ou internationales. « Nous n’avons pas appliqué pour aller ailleurs, justifie M. Bugeaud. C’est qu’on a tous du pain sur la planche, avec nos vies respectives à l’extérieur de la musique. »


Il mentionne par ailleurs les avantages pour le groupe d’avoir une vie et une carrière non musicales. « On joue de la musique pour le plaisir de la musique, pas pour avoir du pain sur la table », ce qui leur procure le luxe de choisir leurs contrats en fonction de leurs intérêts. Mais bien qu’ils aient le choix, lors d’un contrat de jazz, « on est engagés pour l’esthétique, pour faire de l’ambiance, et les gens sont plutôt là pour discuter et faire du réseautage entre eux. »

Pour le musicien franco-albertain, le Festival international de jazz d’Edmonton « est une chance de pouvoir nous présenter, chez nous, sur une scène reconnue. C’est tout l’opposé de ce qu’on a l’habitude de faire pendant l’année, quand on est embauchés pour faire de la musique de fond. Pendant le festival, on a un public qui vient pour nous écouter sérieusement. »

Celsius Quartet profitera donc de son apparition sur la scène du Blue Chair Café pour jouer, en plus d’œuvres connues, les compositions originales de Bill Richards. Le pianiste, qui est chef du département de clavier à l’Université Grant MacEwan, possède par ailleurs un doctorat en composition.

L’origine de Celsius
Le nom du groupe a été trouvé bien avant que les musiciens jouent ensemble. Pierre-Paul Bugeaud raconte qu’au début des années 2000, il a fait la connaissance d’une poignée de musiciens militaires avec lesquels il s’entendait bien. Dans ce petit groupe figurait notamment Marc Beaudin, qui fait aussi partie de la programmation du Festival international de jazz d’Edmonton 2011.

Après avoir joué ensemble pendant quelque temps, ils ont décidé de trouver un nom pour leur formation. « C’est alors que j’ai proposé Celsius », se rappelle Pierre-Paul Bugeaud. Il explique que Celsius lui avait semblé doublement approprié puisqu’il était d’abord bilingue, mais surtout parce qu’étant un mot utilisé régulièrement, il serait facile à retenir pour le public.

« C’est pour la même raison que The police s’est appelé The police, détaille-t-il en faisant allusion à ce groupe de rock britannique de la fin des années 1970. C’est un mot que les gens utilisent tous les jours. Et nous, étant Canadiens, on parle toujours de météo, right? »

Le groupe d’amis s’est finalement dissout et, quelques années plus tard, le contrebassiste a récupéré le nom au profit de son nouveau groupe, connu depuis quatre ans comme le Celsius Quartet.

« Dans le monde du jazz, c’est facile et fréquent d’utiliser son propre nom comme nom de groupe. Ça aurait été très facile de s’appeler le quatuor Pierre-Paul Bugeaud. Celsius, c’est plus original. C’est aussi un mot auquel il est facile de coller un chiffre, un degré, selon si nous jouons du hot jazz ou du cool jazz. »

Il précise au passage que le Celsius Quartet est une formation diversifiée, et que si elle joue de la musique acoustique lors de la plupart de ses apparitions publiques, elle touche aussi à la musique électronique lors d’événements spéciaux.

« Comme lorsque l’on fait un Jazz’Art », d’ajouter M. Bugeaud, qui est en charge des musiciens lors de ces événements organisés partout en province par la Société francophone des arts visuels de l’Alberta.

Rappelons que le Jazz’Art est un événement lors duquel des créateurs en arts visuels ont l’occasion de travailler en direct, sous l’œil du public, au son de la musique Jazz des musiciens qui se produisent à leurs côtés.
 

Photo : courtoisie

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