#aventurefringe : Love and Death, ou la beauté d'une nouvelle expérience

 

Ici à la rédaction du Franco, nous sommes tous des First Time Fringers (j’aime bien l’expression, qui perdrait un peu de sa crédibilité à la traduction, vous m’en excuserez). Nous avons donc décidé de partager avec vous notre regard naïf et impressionnable sur le plus gros festival de théâtre fringe nord-américain.

 

Le Franco s’est inscrit à l’immersion Fringe pour une semaine. Vivez l’expérience avec nous @JournalLeFranco ! 


Jeudi le 14 aout, je suis allée voir Love and Death, or If We’re Treading on Thin Ice, We Might As Well Dance. Présenter une pièce un premier soir de festival dans une bring your own venue (BYOV)*, alors que la foule assiste aux festivités d’ouverture en musique dans le centre névralgique du quartier Old Strathcona, ce n’est pas facile. Kenneth Brown, un participant et tête pensante du festival depuis sa création, a décidé de monter ses deux spectacles de l’année à L’UniThéâtre, situé dans La Cité francophone. C’est une salle qu’il chérit et où il a vécu plusieurs de ces meilleurs moments au Fringe. 

 

Love and Death, c’est un cadeau qu’il s’est fait, je crois. Un monologue pour répondre aux grandes questions qui nous sont parachutées à un moment ou à un autre de la vie, ou de la mort. Kenneth a eu des soucis de santé : son cœur a failli flancher dernièrement. Sur son lit d’hôpital à Edmonton, il s’est demandé s’il y avait quelque chose au-delà de l’amour romantique, ou de l’idéal qu’on s’en fait. 

 

Pour y répondre, sa pièce fait participer le public (éparse comme des cheveux fins, en cette première représentation… et pourtant très enclin à partager ses penchants personnels). C’était à ces moments délicieusement authentiques que se sont mesurées les questions existentielles (pas tant) de M. Brown. Il ne fait pas de doute qu’il en a touché quelques-uns, mais pas moi, qui n’aime pas être interpelée directement sur ce genre de sujets.

 

Le spectacle n’a pas été très fidèle au descriptif du programme (ce qu’on me dit est courant dans ce genre de festival) qui promettait quelque chose d’un peu plus psychédélique. Heureusement, il bénéficiait d’un certain rythme (outre les problèmes techniques de guitare électrique) grâce à l’accompagnement musical et un conte un peu obscur (projeté et raconté) qui venait entrecouper le monologue. 

 

Love and Death joue encore jusqu'au 23 août. Pour les dates et horaires exacts, consultez le site web du festival Fringe d'Edmonton. 

 

Leçon Fringe n°1 : le passé c’est le passé. Si un spectacle vous a laissé dubitatif, ça fait partie de l’expérience.

 

*Dans le lexique du Fringe, il s’agit d’une scène qui ne fait pas partie des scènes principales du festival, et pour laquelle les équipes de théâtres doivent elles-mêmes faire la promotion des spectacles qui s’y jouent. Traduction proposée : scène satellite.

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