Festival du patrimoine : les pavillons francophones mettent la main à la pâte

                    Hommage au multiculturalisme de l’Alberta, la 39e édition du Edmonton Heritage Festival s’est tenue du 2 au 4 août dernier. Parmi les 60 pavillons installés au parc Hawrelak, trois représentaient des pays francophones : le Congo, le Cameroun et la France. Suivez le guide.

« C’est une porte sur le monde.  » Voilà comment Bitupu Mufuta, membre du conseil d’administration de l’Association de la communauté congolaise d’Edmonton, résume le Festival du patrimoine. Difficile de lui donner tort car officiellement, plus de 85 cultures se sont déployées cette fin de semaine dans le très vaste parc Hawrelak d’Edmonton. Cuisine, musique, danse, costumes et arts martiaux… Les visiteurs en ont pris plein les yeux.

 

Au pavillon du Congo, M. Mufuta considère aussi le festival comme un moyen de « rendre visible » les Congolais – qui seraient près de 4 000 à Edmonton selon lui –, tout en soudant des liens communautaires autour d’un projet. Une trentaine de bénévoles se relaient pour préparer le poulet barbecue kamudélé et ses épices secrètes.  « C’est un symbole de la présence francophone en Alberta », ajoute-t-il. D’ailleurs, le DJ congolais a bien pris soin de diffuser des morceaux en français.

 


 

Un pavillon camerounais pour la première fois
Non loin de là, le pavillon camerounais abrite aussi des francophones (le pays est bilingue anglais-français). « C’est la première fois que nous avons notre pavillon à nous », explique fièrement Mildred Njiki, trésorière de l’association Sawa Cameroon Edmonton. Auparavant, ils étaient associés au Zimbabwe. Au menu, on découvre notamment du koki (à base de haricot blanc et d’huile de palme) et du ndolè (plante verte mélangée à de la pâte d’arachide), deux plats traditionnels du Cameroun. Miam.

 


 

Juste à côté, des danseuses donnent de la voix et se trémoussent  au rythme des tambours, tantôt en groupe et tantôt en solo, dans une sorte de duel avec un des percussionnistes. Ces chorégraphies enjouées venues d’Afrique de l’Ouest intègrent aussi des éléments sud-américains. Le public, conquis, n’en rate pas une miette.

 


 

La France, fidèle au poste
Qu’en est-il du pavillon français ? Présent depuis 25 ans au festival, il propose cinq sortes de crêpes : sucre, chantilly, chocolat, baies rouges et la très populaire Suzette au Grand Marnier (Cognac et orange). Et c’est tout ? « On a déjà fait de la saucisse de Toulouse, de la pêche Melba, des croissants fourrés… Ce qui marche le mieux, c’est les crêpes ! », assure Pina Mistrzak, présidente de la Société France-Edmonton. Le  Café de France propose aussi différentes boissons et produits français, notamment des jeux de cartes et des sachets de lavande.

« Le festival est une grosse source de revenus  pour nous », précise  Émeline Nozières, membre du bureau de l’association. Un bon moyen de terminer l’année donc, le tout dans « une ambiance conviviale avec des membres qu’on ne voit pas toujours ». Français, Franco-Albertains, Québécois, non-francophones… Tous unissent leurs efforts dans la bonne humeur pour écouler les 1000 litres de pâte à crêpe.

 


 

Qu’ils soient congolais, camerounais, français ou franco-canadiens, les francophones du Festival du patrimoine ont fait de leur mieux pour transmettre leur culture de l’accueil et de la bonne bouffe, aux côtés de dizaines d’autres peuples hauts en couleurs. À l’année prochaine !

 

Toutes nos photos sont sur Facebook : pavillons francophones + ambiance, musique et danse

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