Un succès sur presque toute la ligne…

  La 6e édition de festival s’est conclue avec une présence moins forte au spectacle de clôture le 5 octobre dernier, qu’aux soirées en semaine.
 
Pour une deuxième année consécutive, l’Association canadienne-française de l’Alberta (ACFA) régionale d’Edmonton offrait des concerts gratuits du 1er au 4 octobre, dans différents bars de l’avenue Whyte. Les spectacles du samedi, Carmen Campagne pour la jeunesse et la soirée de clôture, étaient tous les deux payants.

 

 



 
Ils ont cependant affiché des taux de participation complètement différents, alors que le théâtre de La Cité francophone était plein à craquer pour le volet jeunesse du festival, mais peu achalandé (60 personnes sur 190 places) en soirée.

« C’est une formule qui doit être revue pour maximiser la participation », affirme l’agent de développement de l’ACFA régionale d’Edmonton, David Letky. Ce n’est pourtant pas le choix des artistes qui est à revoir – les personnes présentes ayant manifesté leur satisfaction de la programmation –, mais il faudra peut-être considérer diminuer le tarif ou le répartir sur toute la semaine, laisse entendre M. Letky.

Avec la venue de la Fransaskoise Carmen Campagne et son nouvel album, Sur la ferme de grand-père, le Festival a pu se rattraper sur la vente de billets. Comme l’indiquait la salle comble pour son spectacle, le volet jeunesse de la programmation du festival, nouveau cette année, est à refaire.

« Nos familles sont très impliquées dans la communauté, ce qui rend le volet jeunesse essentiel », pense David Letky.

L’équipe d’Edmonton chante est également très fière de l’achalandage dans les bars du quartier Vieux Strathcona, toute la semaine. David Letky compte une moyenne de 80 spectateurs par soir, du 1er au 4 octobre dernier. La coordonnatrice de l’évènement, Magalie Bergeron, note qu’excepté le mardi, tous les autres soirs étaient fréquentés à capacité maximum des lieux. « Et les bars étaient plus grands de soir en soir », se réjouit-elle.

« C’est mon troisième festival et je n’ai jamais vu les bars de la Whyte aussi remplis », avance Rudy Desjardins, qui animait la soirée de clôture. Que ce soit musique du monde, pop-rock ou Karaoke, les membres de la communauté se sont dévoués à la chanson francophone toute la semaine.

Les bénévoles aussi, sans qui l’accueil des artistes, des arrangements techniques et de la logistique ne se seraient pas aussi bien déroulés. Georges Grancharoff du groupe Motel 72 fait le bilan de ses quelques jours au festival : « C’est très positif et très bien organisé », s’est-il exclamé.

« Pour les bénévoles et l’équipe, c’est aussi l’opportunité d’entretenir de belles rencontres avec les artistes, qui sont eux aussi heureux d’être là », ajoute David Letky.



La soirée de clôture a été spéciale pour les membres du groupe Kodiak, puisque c’est la dernière fois que la formation se donnait en concert. « Ce n’est pas parce qu’on s’aime plus, mais on a tous d’autres projets », ont-ils dit à une foule bien réchauffée.

Ils ont généreusement donné une gamme presque complète de leur musique entrainante aux sonorités folk, reggae et rock.

Leur énergie contagieuse a préparé le terrain pour Gardy Fury, qui, dans la première demi-heure, n’a pas su en profiter avec des chansons plus blues et moelleuses.

Le public a cependant repris un peu de poil de la bête alors que Kattam s’est joint au chanteur de comédie musicale et s’est entouré d’une poignée d’apprentis au djembé.



Kylie Schneider, qui étudie le français à l’Université de l’Alberta, ne s’attendait pas du tout à ce genre de spectacle. Elle et son camarade de classe avaient entendu parler de l’évènement grâce à leur professeure. « C’est beaucoup plus rythmé et gai que je pensais », dit-elle, heureuse de son expérience.

Le bilan financier du festival sera présenté dans les semaines à venir et David Letky s’attend, malgré le peu de billets vendus pour cette soirée, à ce qu’il soit aussi positif que les commentaires qu’il a reçu des artistes et des participants.

 

 

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