L’UniThéâtre : une année de transition, de redressement…

La compagnie de théâtre francophone tentera de retrouver l’équilibre budgétaire après deux années déficitaires.

C’était soir d’assemblée annuelle pour L’UniThéâtre, le 30 septembre dernier, alors que la compagnie dressait le bilan de sa dernière année (1er juillet 2012 au 30 juin 2013), la première complète en poste pour le directeur artistique et général, Brian Dooley.


« Cette première année m’a permis de m’habituer à ma nouvelle famille et à me sensibiliser aux nombreuses facettes de la communauté franco-albertaine », a témoigné M. Dooley.

L’année 2012-2013 a vu la popularité du théâtre francophone régresser. « L’an dernier, les auditoires ont été en baisse par rapport à l’année précédente. Je l’avoue, cela m’inquiète, mais je ne panique pas », avance-t-il.

Selon le directeur artistique et général, chacune des pièces présentées (Porc-Épic, Le grand cahier, Écume et Les échos de nos patelins) était de grande qualité. « Malheureusement, ces pièces ont été jouées devant de petites foules. Pour la première pièce, par exemple, il y a eu deux tempêtes de neige qui n’ont pas aidé », note Brian Dooley.

Fort de cette expérience acquise et pour renverser la tendance, ce dernier entend « présenter une révolution » pour la petite compagnie.

« Je n’ai pas l’intention de créer un théâtre ghetto de la communauté franco-albertaine. L’UniThéâtre fait partie du milieu théâtral d’Edmonton, que les pièces soient présentées en français, en anglais, en espagnol, etc. », indique M. Dooley. « L’organisation doit en faire beaucoup avec des ressources très limitées et malheureusement, cela ne changera pas à court terme », ajoute-t-il.
    
Les adeptes auront un aperçu de ces changements au cours de la saison 2013-2014. En effet, au cours de l’hiver, L’Unithéâtre présentera une coproduction avec Northern Light Theatre. La pièce De plein fouet dans la tempête (texte de Jeffrey Hatcher, « Mercy of a storm » et traduite par Gisèle Villeneuve) sera présentée un soir en français et le lendemain en anglais, et ce, pendant deux semaines.

Le conseil d’administration de L’UniThéâtre voit ces changements d’un bon œil. « Nous avons de grands défis à relever, comme plusieurs autres théâtres d’ailleurs », a mentionné la présidente Suzanne Moquin-Vani.

« Durant la dernière année, nous avons eu la chance de mieux connaitre notre directeur artistique. Brian a apporté plusieurs nouvelles idées au niveau de la programmation. Il est très important que notre théâtre demeure actuel, créatif, et qu’il entreprenne diverses activités afin de favoriser le développement et la croissance de notre public. Dans une industrie fragile comme le théâtre, notre survie en dépend », fait valoir Mme Moquin-Vani.

Situation financière
Après avoir présenté un manque à gagner de 21 500 $ en 2012, L’UniThéâtre a terminé son année 2013 avec un déficit de 7800 $. « C’est une amélioration par rapport à l’année dernière. Ce n’est pas facile pour un organisme sans but lucratif qui fait un déficit important de se retrouver, tout d’un coup, en surplus. Il faut cerner la problématique et apporter les correctifs, ce qui a été fait », a souligné Pierre Bergeron, de Bergeron et CO, précisant que le déficit opérationnel n’était que 2700 $.

Ce denier explique que la baisse dans l’auditoire a joué un rôle dans cette année déficitaire, puisque les revenus de spectacles, du festival et de la tournée ont été en baisse de quelque 23 000 $ par rapport à l’année précédente.

L’organisme entend poursuivre le redressement. « Pour l’année à venir, nous comptons relever deux défis, soit d’avoir un markéting plus agressif et ciblé, ainsi que de tenir une campagne de financement (collecte de fonds) visant des donateurs, afin de réduire notre déficit », affirme Suzanne Moquin-Vani.

Nouveau CA
Un nouveau conseil d’administration a été élu. Alors que Cécile Amyotte, Dady Mbumba, Jonathan Shields et Marie-Josée Trempe poursuivent leur mandat de deux ans, Suzanne Moquin-Vani a accepté un nouveau mandat de deux ans à la présidence. Quatre nouvelles personnes ont aussi accepté des mandats de deux ans, soit Denise Lussier-Cox, Marina Michaelides, Krystina Silva et Anita St. Georges.

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