Deux Franco-Albertains ont procédé au lancement officiel de leur EP (extended play) devant parents et amis.

Quelque 85 personnes se sont entassées dans la petite galerie d’arts Daffodil à Edmonton, le 16 aout dernier, pour découvrir le premier EP éponyme de Post Script, un duo formé de Stéphanie Blais et Paul Cournoyer.

« La réponse a dépassé nos attentes. Avec l’invitation sur Facebook, on s’attendait à une cinquantaine de personnes », s’exclame Stéphanie Blais.


« Avoir anticipé ce grand taux de réponse, nous aurions certainement installé des ventilateurs pour mieux faire circuler l’air », d’ajouter Paul Cournoyer, en réactions à la chaleur qu’il y avait au Daffodil Gallery au moment du lancement.

Les spectateurs présents n’ont pas semblé se plaindre outre mesure de la température ambiante et les deux jeunes artistes étaient contents de l’endroit choisi. « Il nous arrive de faire de la musique à cet endroit lors de vernissages et lorsque la copropriétaire a accepté de nous accueillir, nous avons opté pour cette galerie », souligne Paul Cournoyer. « On recherchait ce genre d’endroit, car on aimait le concept intime », précise Stéphanie Blais.

Dans ce premier EP de Post Script, on retrouve trois chansons, deux en anglais (Grande Prairie et Impossible) et une en français (La feuille). Les jeunes artistes reconnaissent l’importance, en milieu minoritaire, de chanter dans les deux langues officielles. « Pourquoi deux chansons en anglais et seulement une en français? Lorsqu’est venu le temps de faire l’enregistrement, ce sont les trois chansons qui, à notre avis, étaient prêtes », mentionnent les deux Franco-Albertains.

« Nous avons d’autres textes en chantier, dont certains en français, et lors du lancement, les gens présents ont eu droit à un avant-gout d’autres compositions de Post Script », affirment-ils, rappelant que l’enregistrement de ce maxi avait eu lieu en avril dernier.

Quelque 250 copies ont été produites de ce premier EP. « C’est le nombre de copies que nous nous étions fixés pour rencontrer certains de nos couts. Nous préférons avoir un peu moins de copies plutôt que d’aller de l’avant et d’en imprimer 1000 copies et que ce soit dans des boites », indique Paul Cournoyer. Il précise que si les 250 copies trouvaient preneurs, une centaine ont déjà été écoulées, deux options se présenteraient à eux : réimprimer 250 copies ou mettre les trois chansons dans un album éventuel.

Début de Post Script
C’est au cours de la dernière année que Stéphanie et Paul, qui forment un couple dans la vie, ont décidé d’aller de l’avant avec le projet Post Script. « Mon frère Justin (Blais) cherchait une première partie pour son spectacle et c’est un peu comme ça que nous avons commencé. De là, nous nous sommes mis à écrire nos propres chansons et à développer notre propre matériel », déclare Stéphanie.

« C’est en janvier que nous avons vraiment commencé à regarder nos options quant à l’enregistrement d’un EP », enchaine Paul.

Fait à noter, le lancement a eu lieu une semaine avant que Paul Cournoyer ne s’envole pour le Québec afin de participer au Festival international de la chanson de Granby. « Nous voulions le faire avant Granby. Idéalement, le lancement aurait eu lieu en juin mais les pochettes n’étaient pas finalisées. Plutôt que de rusher le tout, nous avons décidé d’attendre quelque peu », informe Paul Cournoyer.

Bien que ce dernier ait pris une année sabbatique de l’université, après avoir complété deux ans de son baccalauréat en musique, l’album de Post Script ne sera pas sa seule priorité. « Cette année, je veux pousser des projets personnels. Nous espérons aussi pouvoir faire quelques spectacles en région », admet-il.

Un avis partagé par Stéphanie Blais. « Je viens de terminer ma 12e année à Maurice-Lavallée. J’ai aussi décidé de prendre une année pour me concentrer sur la musique », soutient celle qui pourrait envisager de s’inscrire à polyfonik pour 2014. « C’est une possibilité, mais pour cela, je dois travailler mes propres compositions, pas seulement celles de Post Script », fait-elle remarquer.

L’album viendra lorsqu’il sera prêt. « Il n’est pas question de faire des chansons juste pour faire des chansons et pour sortir un album à tout prix. Cela viendra lorsque nous serons prêts. Nous n’avons pas d’échéancier précis », concluent Stéphanie et Paul.

Pour l’heure, il est toujours possible de se procurer, au cout de 5 $, une copie de l’EP auprès des deux artistes ou encore de l’acheter en ligne au postscriptsounds.bandcamp.com.

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