Paul Cournoyer se prépare pour la 45e édition du Festival international de la chanson de Granby. 

Depuis sa victoire au Chant’Ouest 2012, où il a remporté le Prix Mercure ex aequo avec l’artiste Sylvie Walker de la Saskatchewan, Paul Cournoyer sait qu’il est sélectionné pour le Festival international de la chanson de Granby. 

 

Le prestigieux concours approche à grands pas. L’auteur-compositeur-interprète sera dans la ville québécoise le 25 aout prochain, pour quelques jours de formation avant son spectacle en demi-finale devant le jury, le soir du 4 septembre. Paul Cournoyer espère conquérir les jurés avec trois de ses compositions originales pour se rendre à la finale, le 14 septembre, et tenter de remporter le concours ainsi que plusieurs bourses. 

Le contrebassiste a bien hâte de créer des liens avec les 23 autres demi-finalistes. « Tout le monde suit un peu le même chemin. On provient tous d’un endroit différent et on va tous finir dans un endroit différent, mais on se croise à Granby », se réjouit-il. Le jeune homme y voit des possibilités d’apprentissage, de création et de collaboration. 

 

Paul Cournoyer prévoit profiter de ce moment pour se familiariser avec le côté bizness du métier, avec les relationnistes et les gérants. « Ça va me donner un aperçu d’une industrie musicale francophone à plus grand public, l’industrie québécoise. » Il espère qu’après cette expérience, il saura si oui ou non le Québec est un endroit pour sa musique. 

 

« Le concours est une étape. C’est l’un des chemins que l’on peut prendre, mais de gagner ou non ne va pas changer complètement une carrière », estime le musicien. Selon lui, son expérience à Granby va lui permettre de se développer encore plus en tant qu’artiste pour être en mesure de produire un album sincère d’ici trois ans.

 

 « Je commence à vraiment trouver ma voix, dit-il. J’ai de nouvelles chansons, toujours en chantier, qui représentent bien le son de l’artiste Paul Cournoyer. »  Ce dernier se décrit comme un chansonnier indie pop. D’ailleurs, depuis le début de l’année, le Franco-Albertain plonge à fond dans l’univers de la chanson française, découvrant les classiques comme Jacques Brel et Georges Brassens. 

 

C’est au secondaire que Paul Cournoyer débute à la basse électrique avant de se tourner vers la contrebasse, son instrument de prédilection aujourd’hui. L’expérience polyfonik23 a été un élément déclencheur dans sa carrière, puisqu’il y a réalisé, avec l’aide de ses mentors,  l’importance des mots et du message dans les chansons. 

 

« Ce n’est pas qu’un texte, ce n’est pas que de la musique et ce n’est pas qu’une interprétation. C’est un ensemble qu’il faut délivrer all in one », a appris l’étudiant en jazz et musique contemporaine à l’Université MacEwan. 

 

À court terme, l’objectif est un album démo de quatre titres de ses compositions originales. Comme il prévoit prendre une année sabbatique à mi-chemin de son baccalauréat, le contrebassiste vise à étendre ses horizons pour jouer ailleurs dans l’ouest et peut-être se tremper les pieds à Montréal. « Ça va être une réflexion intérieure sur ce que je fais, pour retourner à l’école l’année d’après avec des questions et de l’expérience », assure-t-il.

 

En parallèle de sa carrière solo, le projet duo de Paul Cournoyer avec Stéphanie Blais va bon train. Post Script a récemment enregistrer 3 chansons et s’apprête à les dévoiler au public lors du lancement de cet album démo le 16 aout à la galerie Daffodil.

 
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