À polyfonik 24, deux des trois finalistes ainsi qu’une formatrice, Joëlle Préfontaine viennent de la région Centralta. 

Jaleze Cochlin et Nicole Koch ont été repérées et sélectionnées par le comité de polyfonik à Morinville et Saint-Albert, respectivement. La première, finissante de l’école Alexandre-Taché, a participé au Galala et fait partie de la chorale Les Chantamis. La deuxième, qui fait déjà son bout de chemin dans la chanson en anglais, a étudié au Musicians’ Institute à Los Angeles et a aussi fait brièvement partie des Chantamis.

Ces deux jeunes musiciennes seront mises à l’honneur, en compagnie du troisième finaliste, Cristian Murillo d’Edmonton, lors du spectacle polyfonik 24 qui aura lieu le 8 juin à l’auditorium du Campus Saint-Jean. Crisitan Murillo a, quant à lui, déjà sorti un album de musique inspirée de ses racines colombiennes, Puede Ser, qui a été nominé dans la catégorie Musique du monde aux derniers Western Canadian Music Awards. 

 

 

Au cours du mois de mai, les jeunes ont eu droit à du mentorat de la part d’anciens de polyfonik et aujourd’hui artistes accomplis de la scène franco-albertaine, comme Mireille Moquin (aussi directrice artistique du spectacle), Raphaël Freynet (directeur musical) et Arianne Mahrÿke Lemire. Joëlle Préfontaine, qui vient de Legal, était finaliste de polyfonik il y a deux ans. C’est à ce moment que remontent ses débuts comme auteure-compositrice-interprète. Cette année, elle est formatrice.

 

Le spectacle focalisera tout particulièrement sur les compositions de la relève, mais les trois jeunes finalistes participeront aussi aux œuvres des artistes établis, qui ont été sollicités pour jouer au concert. On compte parmi eux, Shannon Johnson, violoniste et chanteuse des McDades, le groupe qu’elle a formé avec ses frères et sœurs; Jamie Cooper, un des batteurs les plus populaires d’Edmonton, et Travis Switzer, un joueur de basse établi sur la scène country canadienne. 

 

Le mentorat se fait à distance et le spectacle se forme de façon modulaire, au fil des répétitions. « Maintenant qu’on a une industrie musicale, il faut s’adapter aux horaires de tous ces musiciens qui ont des contrats ailleurs », souligne le président de la Société du Gala albertain de la chanson et coordonnateur de polyfonik 24, Ronald Tremblay. La semaine qui précède le spectacle permet à tous ces artistes de se réunir pour affiner la production 

finale. 

 

Les jeunes sont également accompagnés durant le processus d’audition, de sélection, et pendant le spectacle. Polyfonik est donc une expérience qui forme la jeunesse, même si les finalistes ne se dirigent pas nécessairement vers une carrière musicale. « Je dis toujours aux parents : même si votre enfant devient dentiste, polyfonik fera de lui un meilleur dentiste », relate M. Tremblay. 

 

Le parcours de certains mentors démontre que polyfonik peut être une plaque tournante pour aller plus loin au niveau provincial et ensuite national. Un des finissants est notamment sélectionné, après le spectacle du samedi, pour participer au Chant’ Ouest, un concours de la chanson francophone des communautés de l’Ouest et du Nord. 

 

« Traditionnellement, c’est une première étape d’un exercice de professionnalisation », illustre le coordonnateur. Il ajoute que dans les dernières années, les lauréats de Chant’Ouest étaient souvent issus de polyfonik, comme cela a été le cas l’an 

dernier avec Paul Cournoyer. 

 

Apérolyfonik

Le concert, ainsi que la réception qui le précède, l’Apérolyfonik, sont l’occasion pour plusieurs générations de musiciens et artistes de la scène franco-albertaine de se retrouver, et d’échanger conseils, nouvelles et projets. 

 

L’Apérolyfonik aura lieu cette année le 7 juin à la Librairie le Carrefour en hommage au gagnant du prix CHFA de la chanson albertaine 2013, Pierre-Paul Bugeaud. 

 

Celui-ci s’est attelé à développer l’industrie de la chanson francophone en Alberta dans les 30 dernières années, notamment au Galala, ainsi que comme ingénieur de son pour CHFA aux débuts du Gala albertain de la chanson (aujourd’hui polyfonik). Aujourd’hui, Pierre-Paul Bugeaud fait partie de l’ensemble jazz acoustique Celsius.

 

Le groupe Profitéroles – la dernière génération de jeunes musiciens francophones issus de La Chicane albertaine – performera lors de cette réception. Des bourses de 1000 $ seront également remises aux finalistes de polyfonik. Cette fin de semaine en chanson « fait le pont entre les nouvelles générations et ceux dont on n’a jamais souligné l’apport à la musique francophone en Alberta », conclut Ronald Tremblay. 

 
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