Une année de premières pour le Théâtre à Pic

La coopérative francophone théâtrale de Calgary termine sa première « pleine » saison.
 
Théâtre à Pic a pris de l’ampleur ces derniers mois. Grâce à du financement en lien avec le 100e anniversaire du Stampede de Calgary, entre autres, la compagnie a offert une saison complète de trois spectacles aux amoureux des arts de la scène.


Grande nouveauté : il a été possible de se procurer un abonnement de saison. Même si les ventes ont été modestes en cette première année, le directeur artistique et fondateur du Théâtre à Pic, Inouk Touzin, reste optimiste. « Ce n’est qu’un début, affirme-t-il. On a tracé le chemin pour les prochaines années. »
 

En lien direct avec le thème de cette saison, Prendre le taureau par les cornes,  la toute première pièce professionnelle de la compagnie a été présentée au début octobre à la Cité des Rocheuses. Cowboy Poétré, une production bilingue avec sous-titre dans les deux langues, a plus au public. « On a eu de très bons commentaires pour la pièce, se souvient Inouk Touzin. Les gens l'ont beaucoup appréciée. »
 
L’usage des deux langues a permis au Théâtre à Pic d’accueillir des anglophones lors des représentations. « Environ 25 ou 30 % du public ne comprenait pas très bien le français, mais ces spectateurs ont quand même beaucoup aimé ce qu’ils ont vu », ajoute-t-il.
 
Un duo de Montréal s’est ensuite emparé de la scène de la Cité des Rocheuses. En janvier, Bande artistique est venue présenter trois spectacles de cirque et de clownerie à Calgary et un à Edmonton pour le festival Deep Freeze. « Ça entre aussi dans notre thématique, croit le directeur artistique. Le cirque, c’est quelque chose de très audacieux. »
 
Pour sa traditionnelle pièce communautaire, Théâtre à Pic a monté la tragédie Antigone. « On avait 15 comédiens, donc c’est allé chercher du public, souligne M. Touzin. Au total, on a eu 180 personnes qui sont venues voir la production. »
 
« On est une nouvelle compagnie, c’est donc normal que l’on ne réussisse pas à remplir la salle, assure le fondateur. Le plus important, c’est que ceux qui assistent aux représentations aiment ce qu’ils voient. Par la suite, on peut bâtir sur cette réputation et aller, tranquillement, chercher un plus grand public. »
 
Des discussions sont en cour concernant la prochaine saison, mais rien n’est confirmé à ce jour.
 
Soirées d’improvisation
Même si la saison est terminée, la coopérative francophone théâtrale de Calgary continue ses soirées d’improvisation ouvertes au public. Ces rendez-vous, chaque dernier mercredi du mois, ont toutefois perdu un peu de leur achalandage depuis quelque temps.
 
« Je ne suis pas sûr pour la suite des choses, puisque l’on a constaté une baisse du public, mentionne Inouk Touzin. Certaines personnes reviennent chaque mois et d’autres participent une fois de temps en temps. Dépendamment du nombre de joueurs le mois prochain, on verra si on continue de cette façon ou si on peut faire des équipes et, peut-être, créer une ligue. »
 
À noter que les soirées d’improvisation au Café Koi seront de 20 h à 22 h à partir du mois de mai, soit une heure plus tôt qu’avant.

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