Ariane Moffatt en Alberta

L’auteure-compositrice-interprète québécoise Ariane Moffatt se produira à la Cité des Rocheuses de Calgary, le 22 février, et à Edmonton le lendemain, plus précisément au théâtre Paramount.

« Cela va être un spectacle électro rock où les gens doivent être prêts à groover avec nous », avertit l’artiste.

Avec cinq albums à son actif, la jeune artiste a remporté plusieurs prix de la chanson, dont quelques Félix, au Québec, un Prix Juno de l’album francophone de l’année pour son disque Tous les sens, au Canada, ainsi que le Prix de l’Académie Charles Cros et le Prix de la chanson française en France.   


Ariane Moffatt n’en est pas à sa première expérience dans l’Ouest. L’artiste a déjà joué en Saskatchewan et au Manitoba lors de tournées précédentes. Elle se remémore ces rencontres stimulantes.

« Les communautés francophones submergées dans une mer anglophone sont formées des gens passionnés. Ils veulent préserver leur langue et leur culture. Ces rencontres sont remplies de sens pour moi », témoigne Mme Moffatt.

Renforcer les liens entre ACFA
Sa venue à Edmonton est le fruit d’un partenariat entre l’Association canadienne-française de l’Alberta (ACFA) régionale d’Edmonton et celle de Centralta.

« Ensemble, nous sommes capables de faire venir une artiste de cette envergure », se réjouit la directrice générale de l’ACFA régionale de Centralta, Cathy Pellerin.

« C’est quelque chose que l’on veut développer davantage. Cela fait déjà un bon moment que nous discutions de cette éventualité avec la régionale de Centralta. Nous avons un territoire différent, mais proche tout de même », avance la coordonnatrice de la régionale d’Edmonton, Céline Dumay.

Un service d’autobus sera offert aux résidents de Legal, Morinville et Saint-Albert qui désirent voir le spectacle. Ce partenariat permet aussi d’élargir le public potentiel. Le théâtre Paramount peut accueillir jusqu’à 635 personnes.

« Je sais qu’Ariane Moffatt est une grande artiste. Elle est reconnue au Québec et fait lever les foules. C’est une occasion de faire connaitre la qualité de cette chanteuse aux francophones de l’Alberta », indique Mme Pellerin.
La première partie du spectacle sera assurée par l’artiste franco-albertaine, Mireille Moquin. « Cela nous permet aussi de faire connaitre nos artistes locaux », souligne Mme Dumay.

Cette dernière admet que la tâche aurait été plus difficile à réaliser seule et l’ACFA régionale d’Edmonton cherchait un partenaire pour produire ce spectacle.

Tandis que pour Cathy Pellerin, l’organisation d’un tel évènement est une première. « J’ai beaucoup à apprendre de l’expérience d’Edmonton », confie Mme Pellerin.

Selon elle, la mise sur pied du Franco-Réso en novembre 2011 a permis aux régionales de partager leurs connaissances et leur vécu. « Cela a créé une entraide et une meilleure participation entre les ACFA », croit la directrice de la régionale de Centralta.

Longue haleine
C’est en fait, pour clôturer le festival Edmonton chante que Céline Dumay avait entrepris des démarches pour faire venir Ariane Moffatt. À ce moment, la chanteuse n’était pas disponible.

« Son gérant nous a rappelé, car il était intéressé à venir à Edmonton », affirme Mme Dumay, tout sourire, en précisant que l’entente aura toutefois nécessité de longues négociations.

Le dernier album d’Ariane Moffatt, MA, lancé en février 2012, est bilingue. L’artiste tente d’assurer sa promotion dans l’Ouest et percer le marché canadien. « C’était notre chance. C’est intéressant d’avoir des artistes connus à Edmonton, même si ce n’est pas toujours facile », avoue Céline Dumay.

L’artiste ne donne pas seulement des concerts dans les milieux francophones et affirme ne pas adapter son spectacle en fonction de son public. Elle se présente comme une ambassadrice. « Je conserve mon contenu bilingue et c’est bien reçu dans les communautés anglophones. La musique va bien au-delà de la langue. Les anglophones embarquent dans l’expérience de la chanson, même s’ils la comprennent parfois plus à travers l’énergie de la musique que par le texte. »

Selon Ariane Moffatt, ce côté bilingue lui donne une touche d’exotisme qui suscite la curiosité des communautés anglophones.

Céline Dumay a d’ailleurs l’intention d’investir les médias anglophones pour promouvoir le spectacle d’Ariane Moffatt. « C’est un moyen de nous faire connaitre de la majorité et que les anglophones participent à des activités en français », soulève l’agente de développement.

Pour Ariane Moffatt, son album bilingue reflète sa réalité montréalaise dans le quartier du Mile-End. « Je voulais être synchronisée avec ce que je vis sans me restreindre par des modèles politiques », partage la chanteuse. Ce mélange ajoute même du plaisir aux spectacles qu’elle donne devant un public mixte.
 

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