Un deuxième livre pour Guy Armel Bayegnak

Le Canadien d’origine camerounaise Guy Armel Bayegnak a officiellement lancé son deuxième ouvrage, Le plancher se dérobe, devant près d’une trentaine de personnes, qui ont bravé la tempête de neige pour venir encourager l’auteur, à La Cité francophone, le 9 novembre dernier.

« Ce deuxième livre est en quelque sorte une suite du premier roman », a affirmé l’auteur en faisant allusion à Cœur de lionne qui avait été lancée en juillet 2011.


Le plancher se dérobe raconte l’histoire d’une jeune femme, Awa,  partie du Cameroun le jour pour s’installer à Edmonton la nuit. « Jeune avocate de formation, elle compte sur trois atouts, soit la beauté, l’éducation et la foi et Awa croit que cela lui assurera une intégration facile », indique Guy Armel Bayegnak.

Pourtant, la jeune femme se trouvera confrontée à ses valeurs et apprendra alors à se connaitre elle-même. « Même si elle est éduquée, elle doit désenchanter lorsqu’elle se cherche du travail. Elle doit donc retourner sur le banc d’école », relate l’auteur dont le livre est publié aux Éditions du Blé.

Comme le fait remarquer M. Bayegnak, son héroïne réalisera aussi que sa beauté ne lui pas de grande utilité dans un pays où « il y a huit mois d’hiver, comme c’est le cas ce soir, et où il faut s’habiller en conséquence ».

Ses deux premiers piliers n’étant d’aucune utilité, Awa se tournera vers la foi, mais, une fois de plus, elle devra se rendre à l’évidence qu’elle « s’est éloignée de son chemin », avance M. Bayegnak.

Désemparée, Awa tentera de fuir. « En fin de compte, elle fuyait elle-même et, tôt ou tard, elle le réalisera et devra regarder la situation en face pour corriger le tir », lance  l’auteur.

Ce dernier amènera son héroïne à découvrir qui elle est de par son histoire, et ce, même si elle ne la connait pas. « Après un périple, qui la mènera notamment en Italie, Awa décide qu’elle veut réécrire son histoire, non pas avec un crayon comme un auteur, mais par sa façon de vivre », affirme Guy Armel Bayegnak.

Pour l’auteur, il ne faut pas interpréter le déroulement de son roman comme une histoire d’intégration difficile. « J’ai essayé d’apporter mon point de vue et des solutions lorsqu’on est en situation d’exil, lorsqu’on se retrouve dans une situation nouvelle où on fait face à un choc culturel, un choc identitaire », déclare le Canadien d’origine camerounaise. « À ce moment, on doit essayer de choisir qui on doit être », enchaine-t-il.

Fait à noter, Le Plancher se dérobe, qui est disponible au Carrefour, a été écrit en français. « Si j’arrive à obtenir un appui financier, une traduction pourrait être faite », avance-t-il, à propos de son ouvrage qui compte 188 pages.

 

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