Centre de développement musical : plus populaire que jamais!

Des cours crédités en demande, des états financiers équilibrés et des departs d’administrateurs de longue date retiennent l’attention.
   
Une dizaine de personnes se sont réunies à La Cité francophone, le 20 octobre dernier, pour participer à l’assemblée générale annuelle du Centre de développement musical (CDM), une rencontre qui a permis de constater que l’organisme se porte bien.

« Signe que les choses vont bien, nous offrons des cours crédités dans toutes les régions de l’Alberta », a soutenu la présidente du CDM, Karen Doucet. « Pour l’année scolaire 2011-2012, les cours ont été offerts pour la première fois à l’école de la Rose sauvage de Calgary et ont repris à l’école Héritage après une année de pause », enchaine-t-elle.


Selon Karen Doucet, il n’y a pas de recette magique. « Les Galalas en région favorisent certainement les jeunes à s’intéresser à la musique à l’école, mais c’est surtout le bouche-à-oreille qui contribue à la popularité des cours crédités », note-t-elle.

Par exemple, dans la région de Rivière-la-Paix, « il n’y avait pas de cours l’an dernier, mais lorsqu’un groupe local a remporté la Chicane albertaine en 2011 (Ménage à Trois), cela a eu un effet positif. Même chose à l’école du Sommet de Saint-Paul. Encouragé par leur participation à la Chicane, on retrouve pas moins de quatre groupes cette année », avance la présidente du CDM.

Cet engouement ne passe pas inaperçu. « Depuis quelques années, on constate de beaux résultats pour nos jeunes artistes. Ceux-ci connaissent du succès et c’est grâce à l’appui offert par le CDM », soutient le vice-président du Regroupement artistique francophone de l’Alberta (RAFA), Raphaël Freynet.

Équilibre budgétaire
Après avoir affiché un manque à gagner de 7500 $ pour son exercice 2011 (1er juillet 2010 au 30 juin 2011), le CDM a terminé son année 2012 avec un surplus 500 $.

« Ce surplus est dû à deux éléments en particulier. Le premier est au niveau des inscriptions, alors que les revenus sont passés de 9000 $ à 26 000 $. Le Camp multi-arts a été très populaire l’an dernier. Nous avons aussi eu, l’an dernier, des changements à la direction générale, alors certaines économies ont été faites de ce côté », présente Karen Doucet.

Notons que depuis ses débuts, le CDM apporte ponctuellement un appui financier à des artistes qui développaient un projet et présentaient une demande à l’organisme.

Ainsi, au cours de la dernière année, une somme totale de 2300 $ a été versée à Bernard Salva et à Étienne Grangé-Praderas pour la réalisation de leur album.

Cet appui se fera désormais de façon différente. « Avec tous les critères et toutes les conditions, cela devenait compliqué, alors en janvier 2012, les politiques d’aide aux artistes ont été révisées et l’appui sera maintenant donné en services », explique Mme Doucet.

Départs
L’élection de nouveaux administrateurs a vu le membre fondateur, Dominique Roy, tirer sa révérence. « Nous avons eu la chance de pouvoir compter sur son expertise et son dévouement pendant toutes ces années. Depuis le départ de Pauline Collette, Dominique était devenu notre mémoire corporative », lance Karen Doucet.

Pour Dominique Roy, le CDM lui aura permis de se remettre à la musique. « J’avais arrêté de faire de la musique, mais grâce au CDM, j’ai recommencé à en faire », lance-t-il.

Outre M. Roy, Patrick Thibaudeau, Denise Beaudry et René-Vincent Tshibula n’ont pas sollicité de nouveau mandat.

Pour la prochaine année, le conseil d’administration sera composé de Karen Doucet, Gilbert Bérubé, David Caron, Nicholas Fish, Zinha Muabi et Colin Roy qui poursuivent ou ont renouvelé un nouveau mandat. À ces personnes s’ajoutent Justin Blais, Julianna Damer et Pauline Légaré.

Assemblée extraordinaire
Les membres du CDM seront conviés à une assemblée générale extraordinaire au printemps 2013.

« Cette rencontre permettra de mettre à jour nos statuts et règlements. En effet, présentement, le quorum nécessaire à l’AGA est de 25 % de nos membres, mais puisque désormais, tous les participants à un cours crédités du CDM doivent devenir membres de l’organisme, cela fait en sorte que le quorum serait quasi impossible à atteindre. Il faut donc trouver une autre formule », avance Karen Doucet.

Cette rencontre spéciale permettra aussi au CDM de créer une catégorie de membre à vie.
 

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