Fringe : Joëlle Préfontaine dans une pièce sans texte!

C’est du 16 au 26 aout que se tiendra la 31e édition du festival Fringe à Edmonton. Pour l’occasion, Le Franco vous présente quelques pièces où des membres de la francophonie albertaine seront à l’honneur. Aujourd’hui, la comédienne Joëlle Préfontaine et « Afterlives »

La trilogie de pièces de théâtre sans texte Afterlives est le fruit de plusieurs artistes qui ont collaboré à ce qu’on appelle une œuvre collective.

« Chaque morceau a été composé par une ou deux personnes et d’autres se sont rajoutées par la suite. C’est une œuvre collective qui n’a pas un, mais bien plusieurs auteurs », explique l’une des collaboratrices et actrices Joëlle Préfontaine.


« C’est le directeur artistique, Jon Lachlan Stewart, qui a eu l’idée de rassembler tout le monde. Habituellement, il travaille avec du texte, mais cette fois-ci, il s’est demandé s’il pouvait communiquer une histoire sans qu’il y ait de dialogues », poursuit-elle.

Comme le précise Joëlle Préfontaine, la différence entre une pièce physique et une pièce classique avec texte, c’est l’utilisation de son corps pour raconter une histoire.

Selon elle, il peut parfois être difficile d’émouvoir et de garder l’auditoire captivé dans une pièce dépourvue de paroles. Ceci dit, si les acteurs sont honnêtes avec l’émotion à transmettre, les gens pourront se retrouver à travers les personnages.  

« Lorsqu’il n’y a pas de texte, on compense avec un peu tout. Nous avons composé une trame sonore pour chaque pièce, ça aide à donner du contexte et à créer de l’émotion. La clé, c’est de travailler avec un vocabulaire de mouvement », dit-elle en précisant qu’ils se sont aussi servis de l’éclairage pour établir des lieux.

Blanc de mémoire, c’est possible?
Joëlle Préfontaine espère toujours qu’elle n’aura pas de blanc de mémoire une fois sur scène. Aussi curieux que cela puisse paraitre, il est possible d’oublier une ligne… même dans une pièce sans texte!

« On espère que ça n’arrive jamais. Ça m’est déjà arrivé d’oublier, mais c’est pour cette raison que nous nous préparons longtemps avant de dévoiler le produit final au grand public », explique la Franco-Albertaine.

Mort de trouille
La trilogie vise à explorer la mort sous toutes ses facettes. Il y a trois pièces pour honorer chacun des thèmes : l’enfer, les limbes et le paradis. Ce que les auteurs ont voulu, c’est de donner leur perspective du monde réel et imaginaire.

Dans un premier temps, l’enfer illustre l’acception de la violence. « Les jeunes passent leur temps à jouer à des jeux vidéos où ils tuent pleins de monde. D’une certaine façon ça peut devenir quelque chose de normal dans la société », déplore Joëlle Préfontaine.

La deuxième partie met en scène une femme qui se retrouve dans les limbes sans trop savoir comment et qui revivra sa vie entière grâce au fantôme de son mari.

La dernière pièce représente le paradis où un bébé grandit dans un monde capitaliste et devient un homme. Sans le vouloir, il finit par se suicider et obtenir un emploi au ciel.
 
La pièce Afterlives est présentée au théâtre Varscona les :
Vendredi 17 aout à 17 h
Dimanche 19 aout à 13 h
Lundi 20 aout à 19 h
Mardi 21 aout à 13 h
Mercredi 22 aout à 19 h
Jeudi 23 aout à 15 h
Vendredi 25 aout à 13 h
Samedi 25 aout à 19 h
Dimanche 26 aout à 13 h

Le cout d’entrée est de 12,50 $ (10 $ pour les ainés et les édutants) et il est possible de se procurer des billets en ligne à http://fringetheatre.ca/tickets.php













 

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