Naviguer d’est en ouest

Lennie Gallant venait tout juste de débarquer de son voilier, aux abords de la côte de l’Atlantique à 17 h 30, heure de l’Est, quand Le Franco l’a appelé. Le 9 aout, le chanteur d’origine acadienne est à Edmonton, à l’occasion du Folk Music Festival. 

 

 

 

Si aujourd’hui il nage comme un poisson dans l’eau au large d’Halifax, Lennie Gallant se dit excité d’interpréter ses chansons devant un public albertain. Lui qui se passionne pour la musique sera accompagné, lors du festival, de son neveu, au clavier, et d’un violoniste.

Même s’il passe souvent par l’Alberta, Lennie Gallant vient tout juste de découvrir l’existence de la communauté franco-albertaine.

« Dernièrement, l’Association canadienne-française de l’Alberta m’a contacté pour que je revienne jouer pour les francophones et l’idée m’emballe vraiment », avoue-t-il. 

Lennie Gallant devra retourner en Nouvelle-Écosse juste après le Folk Music Festival, mais il entend revenir visiter la province à l’automne. Acadien un jour, Acadien toujours!


L’artiste de renommée internationale a été élevé à Rustico, un village de pêcheurs acadiens où la langue française a presque disparu. Ce dernier a réalisé tard l’importance de renouer avec ses racines.

« J’ai appris à parler français à 18 ans. Ça m’attriste de voir que l’anglais a envahi le petit village où j’ai été élevé, se déçoit-il. Par contre, ça tend à changer. Mes neveux apprennent le français à l’école et ça me touche beaucoup. »

Plume éponge
Dans ses chansons, l’influence de la mer est bien présente, particulièrement dans son album Le vent bohème qu’il a sorti en 2002 et pour lequel il a remporté le prix de l’Album francophone de l’année de l’Association de la musique de la côte est. Son inspiration lui vient de ses expériences personnelles et de tout ce qui l’entoure.


« J’écoute tout ce qui se passe autour de moi. Parfois, j’aime écrire des paroles qui transportent un message sociopolitique, confie l’artiste. D’autres fois, je raconte une histoire ou j’exprime mes émotions. » Son but, c’est que tous ceux qui l’écoutent y tirent leur propre message.

Une francophonie vivante
Selon Lennie Gallant, la culture rend chaque communauté linguistique particulière.

« La culture française est un peu plus créative que la culture anglaise. Quand j’ai commencé à jouer de la guitare, j’étais très inspiré par la musique québécoise et acadienne », dit-il en précisant qu’il prenait des notes en écoutant Harmonium.

Le moment du processus de création que le musicien aime tout particulièrement, c’est la période entre la fin de l’écriture d’une chanson et son lancement. « On ne sait pas si les gens aimeront ce qu’on a écrit pour eux. On vit dans l’incertitude, c’est stressant et j’aime ça », exprime-t-il.

Lennie Gallant a plus d’un tour dans son sac. Dans les mois prochains, il lancera un livre pour les enfants qu’il a écrit avec sa sœur.

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