De la Savoie à Edmonton : la passion de chanter

Si Ruddy Lelouche s’intéresse à la musique depuis son plus jeune âge, cela fait près d’une quarantaine d’années qu’il a fait du chant choral son plus important loisir.

 

Après avoir participé à plus de six éditions des Choralies à Vaison-La-Romaine, en France, le choriste avait envie de renouer avec le festival et l’organisme À cœur joie. C’était, pour lui, une autre occasion de chanter et de diriger des chorales.


« La musique est un plaisir. Le chant choral nous fait partager une expérience commune pour créer une œuvre collective. C’est si agréable de chanter, surtout à plusieurs. Nous créons une harmonie avec des sons différents. Nous ne retrouvons pas ce plaisir lorsque nous chantons seul », évoque le choriste.

Il saisit aussi l’opportunité de revenir au Canada, pays où il a passé 21 ans de sa carrière.  « Je voulais découvrir les Rocheuses, je ne les avais jamais vues de tout mon séjour au pays », admet M. Lelouche.

Inscrit à l’atelier Elles s’appelaient Marie, le choriste a fait la connaissance du chef de choeur et directeur artistique du festival, Laurier Fagnan, avec qui il partage certaines affinités musicales.

Découverte déterminante
« C’est à l’Université de Berkeley, en Californie, que je dois ma formation musicale. J’étais ébloui d’apprendre qu’il existait un département de musique. À l’époque, en France, la musique était considérée comme un passetemps », explique le choriste. Ravi de cette découverte, il s’inscrit au chœur de l’université et
entreprend quelques cours d’éducation musicale, notamment celui de la direction de chœur.

« J’ai découvert le chant choral à ce moment et j’ai été tellement convaincu que je n’ai jamais arrêté. Je ne peux pas me passer de chanter », confie M. Lelouche.

Ce dernier a effectué ses études en informatique à la faculté d’ingénierie, de l’Université de Berkeley, en Californie, domaine dans lequel il a fait carrière.
À son retour en France, la piqure est donnée. Ruddy Lelouche aura chanté en plusieurs langues de par le monde, dans plus de 30 chorales, dont la Chorale franco-allemande de Paris, dirigée par Bernard Lallement.

En 1980, il fonde la Chorale Cherche-Midi. Chorale qu’il dirigera pendant quatre ans avant de devoir passer la baguette à son meilleur choriste pour accepter un poste de professeur à l’Université Laval, à Québec. « C’est ma Chorale qui m’a fait le plus hésiter à tout abandonner pour émigrer au Canada. Ensuite, je la visitais à chacun de mes retours », partage Ruddy Lelouche.

Le chef de chœur a dirigé quelques chorales lors de son passage à Québec. « Cela me manquait de diriger des chorales durant ma carrière de professeur. Le chant choral ne m’a pas fait vivre, mais c’est un passetemps important et c’est bon pour le moral. Ça aide à voir la vie du bon côté », affirme-t-il.

Juste la musique
Ruddy Lelouche est aujourd’hui établi en Savoie, en France. Il a cessé toute activité informatique et se consacre entièrement à la musique. Le choriste prête sa voix à quelques chœurs et dirige les chorales Ma Non Troppo, à Saint-Jean d’Arvey et Mouxy Melody, à Mouxy.

M. Lelouche est retourné sur les bancs d’écoles musicales pour se mettre à jour des changements survenus dans la direction de chant choral depuis les 20 dernières années. « Quelques petites choses ont changé au niveau de la direction de chœur, notamment dans la façon de donner les départs et la respiration. Le côté humain du chant est privilégié par rapport à la technique », constate-t-il.

Seul bémol des Choralies Edmonton, selon lui, les organisateurs ont eu les yeux plus grands que la panse. « Il aurait été plus raisonnable d’organiser un évènement plus petit et d’ajouter des ateliers en cours de route. Cela va dans un sens de progrès », souligne ce dernier, précisant toutefois ne pas regretter son expérience et garder un bon souvenir de la Ville d’Edmonton et des Choralies 2012.

 

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