Une ambiance festive à saveur malienne

Le Mali était à l’honneur pour la dernière journée d’échange interculturel de l’année 2012 qui s’est tenue au Campus Saint-Jean, le 30 juin dernier.

« Cette soirée est pour que nous puissions en savoir plus sur le Mali et ses habitants, pour être plus ouvert à eux lorsqu’on les rencontre et pour mieux vivre avec eux », a partagé le directeur du Centre d’accueil et d’établissement du nord de l’Alberta (CAÉ), Georges Bahaya, devant près de 90 personnes rassemblées pour l’occasion.


Le président de l’Association malienne d’Edmonton, Amadou Songaré, a débuté la soirée en présentant un pays d’une superficie d’environ 1, 2 millions de km², où y vivent 1, 4 millions de Maliens.

La jeune population seulement 3 % des habitants ont plus de 65 ans) est très diversifiée culturellement et compte plusieurs minorités, dont certaines revendicatrices. Bien que le pays soit officiellement laïc, la religion musulmane prédomine chez près de 90 % des Maliens.

Historiquement, le pays a connu plusieurs empires et l'une de ses villes importantes, Tombouctou, a déjà été un centre intellectuel important qui a rayonné dans toute l’Afrique noire.

« La culture malienne symbolisait la culture de l’Afrique de l’Ouest pendant longtemps », témoignait fièrement M. Songaré.
La langue officielle du pays est le français, héritage de la colonisation.

Les participants, qui continuaient à affluer tout au long de la soirée, ont pu déguster des plats typiques aux sons de la musique malienne, avant de vibrer au rythme de l’artiste invité, Youssou Seck.

Malgré l’énorme charge de travail que cela représente, Safiatou Doumbia n’a pas hésité lorsqu’on lui a demandé de l’aide pour préparer la nourriture. « C’est mon pays! », s’est-elle exclamée en guise d’explication.

Chose qu’elle ne regrette pas puisque cette soirée lui aura permis de rencontrer de nouveaux gens et tisser des liens qu’elle compte entretenir. Mme Doumbia habite Edmonton depuis maintenant neuf mois.

Histoire et traditions versus actualités
« C’est seulement dommage que cette célébration arrive au moment où le pays vit un moment difficile », déplore M. Bahaya.

Le Mali est aux prises avec deux groupes armés rebelles depuis la mi-janvier et l’armée officielle peine à sortir le pays de la crise.

Amadou Songaré a d’ailleurs été appelé, durant la présentation, à commenter le conflit et en extraire toutes ses complexités.

« Tous les Africains un tant soit peu informés sont déçus de la situation au Mali. Cela ne laisse personne indifférent », a-t-il expliqué.

Pour Hamady Konate, Malien qui habite le Canada depuis presque 20 ans, les journées d’échanges ne sont pas le lieu où l’on devrait commenter de telles questions d’actualités

. « Le président répondait aux questions de l’auditoire, mais le but de ces soirées est de rassembler la communauté et de toucher les autres pour nous faire connaitre. Les questions d’actualité auraient pu être traitées lors d’une autre activité », laisse-t-il savoir.

Il ajoute que les journées d’échanges sont une bonne occasion de côtoyer des gens qu’il n’aurait pas la chance de voir autrement.

Néanmoins, le président, Amadou Songaré, considère cet évènement rassembleur. « Nous connaissons le Mali, sa culture, son histoire, sa nourriture. Nous organisons tout cela pour les autres. C’est la fête des autres en théorie », a-t-il conclu, toujours heureux de pouvoir partager sa culture.

La prochaine thématique qui ouvrira la série de journées d’échange interculturel en septembre prochain portera sur les premières nations canadiennes.

 

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