Fête de la musique : Raphaël Freynet lance le concept dans l’Ouest

 

 

Le chanteur franco-manitobain Raphaël Freynet célébrait la Fête de la musique, le 21 juin dernier, au pub irlandais Devaney’s, à Edmonton.

Une soixantaine d’amateurs de musique ont assisté au concert organisé par l’Alliance Française d’Edmonton.

La tradition veut que tous les 21 juin, lors du solstice d’été, on joue de la musique dans les rues et les espaces publics du soir au lendemain matin.

Non seulement les festivaliers peuvent entendre certains de leurs artistes favoris, mais s’ils le veulent, ils sont invités à jouer de leur propre instrument.

Pour le moment, le projet de créer une Fête de la musique en Alberta en est encore au stade embryonnaire. Dans une centaine de pays incluant la France, la célébration est très bien connue.

Pour le directeur de l’Alliance Française d’Edmonton, Anthony Bertrand, le but de cette première édition était surtout de mesurer l’intérêt dans l’Ouest canadien.


« Tout ce qu’on voulait avec ce spectacle, c’était de lancer le concept. Nous savions que Raphaël Freynet allait attirer pasmal de monde. Nous sommes d’ailleurs très satisfaits de la forte participation de ce soir », se réjouit Anthony Bertrand.

Du rêve à la réalité?
Pour passer d’un concert à un évènement plein air de plus grande envergure, l’organisation compte recruter un stagiaire spécialisé en communication.

Éventuellement, l’Alliance Française d’Edmonton voudrait y accueillir plus d’un artiste. Elle espère également que tout se déroule à l’extérieur. En fait, Anthony Bertrand voit grand. Il prévoit que la Fête de la musique devienne aussi populaire au Canada qu’elle l’est en France.

« J’aimerais que les rues entourant nos bureaux deviennent le théâtre de cette réunion musicale, projette-t-il. Dès l’an prochain, nous tenterons de convaincre les commerçants de la 104e Avenue et de la 123e Rue à se joindre à nous. Ce serait bien qu’il y ait des kiosques un peu partout où de la musique de tous les genres se ferait entendre. »
Même si la filiale d’Edmonton dispose de moins de ressources que celle de Calgary, elle tente de faire de son mieux avec les moyens dont elle dispose. Pour promouvoir cette première édition de la Fête de la musique, elle a fait appel aux médias sociaux.

Ce qui distingue l’Alliance Française des autres organismes communautaires francophones, selon son directeur, c’est son ouverture sur la langue anglaise. « Lorsque nous promouvons une activité, nous contactons autant les médias anglophones que francophones. Il existe aussi des francophiles qui ne parlent pas nécessairement le français et qui sont intéressés à nos évènements. On ne doit pas les négliger », explique-t-il.

L’association avait élu, l’an passé, l’écrivain d’Edmonton Todd Babiak comme président. « Todd est anglophone, mais parle très bien le français. Pour nous, c’était important de trouver quelqu’un qui pourrait faire le pont entre nous et les anglophones ».


 

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