Polyfonik 23 : jeunes artistes prêts à faire face à la musique

Le spectacle Polyfonik dans l’détour présenté le 4 mai dernier à Bonnyville aura permis aux musiciens d’avoir une bonne idée de ce qu’ils pourront offrir lors de la représentation officielle à Edmonton, le 2 juin prochain.

L’équipe formée de Paul Cournoyer, Jessica Holtby, Émilie Duchesne, Ariane Mahrÿke Lemire, Roger Dallaire et Jason Kodie, sous la direction de Joël Lavoie et Josée Thibeault, travaille maintenant, à quelques petits ajustements.


Le contrebassiste jazz Paul Cournoyer avoue avoir été surpris de voir le produit final créé au travers des rencontres du groupe. « C’était un bon spectacle, tout s’est resserré et on a vraiment commencé à voir le concept en action », témoigne le jeune homme.

Celui qui poursuit des études en musique à l’Université de Grant MacEwan à Edmonton voyait dans l’expérience de Polyfonik de bonnes opportunités de réseautage à travers le pays francophone. Il fait aujourd’hui partie du Trio SPC.

Mais, c’est de côtoyer des artistes chevronnés du milieu qui fait véritablement l’expérience de Polyfonik, selon Paul Cournoyer. « C’était un vrai travail d’équipe, J’ai appris à m’intégrer dans un groupe de musiciens de différentes disciplines. Ils étaient nos mentors », de dire le musicien.

Surmonter les défis
Le directeur musical de Polyfonik 23, Joël Lavoie, souligne que tous les artistes sont au même niveau durant l’expérience.

« En tant que directeur, je cherche à susciter des collaborations qui feront ressortir la couleur de chaque artiste. Bien sûr l’âge fait l’expérience, mais certains jeunes sont plus matures, alors que d’autres sont plus confortables sur scène. Nous avons l’expérience pour voir leur potentiel, mais eux ne le savent pas encore, nous les poussons à faire face aux défis », avance M. Lavoie

Ce dernier avoue avoir appris beaucoup de ces jeunes durant l’année. « C’est un échange d’expériences », fait-il observer.

Tout un défi pour Jessica Holtby, qui en est à sa première expérience en français. « En 2010, j’ai commencé à écrire en français. Je suis tombée en amour avec la langue et la culture et j’ai réalisé qu’il était possible d’écrire dans une autre langue », témoigne la jeune femme qui se souvient avoir composé les chansons pour les auditions en quelques jours seulement.
Ce qu’elle ne regrette pas puisque Polyfonik aura permis à Jessica Holtby de trouver sa voie en tant qu’artiste en travaillant avec les musiciens pendant l’année. « J’ai fait de la musique toute ma vie, mais je n’ai jamais pris le temps de réviser mon travail, ce que nous avons fait en équipe. Avec les conseils des musiciens, j’ai vu qu’il y avait toujours une marge pour l’amélioration », souligne-t-elle.

Pour Joël Lavoie, cet aspect fait partie intégrante du travail de l’artiste. « Une chanson ce n’est pas juste du texte sur la musique, c’est le mariage des deux, c’est un cheminement émotionnel. La musique doit refléter ce que la personne veut exprimer. Cela prend du temps à digérer, mais lorsqu’on pratique ensemble on peut murir les chansons et en prendre soin », affirme le directeur musical.

Jessica Holtby s’ouvre au public francophone qu’elle qualifie de chaleureux. Lors de sa dernière visite en Jamaïque, où elle y a visité sa famille, un producteur l’a remarquée et est intéressé à travailler avec elle en français. La jeune femme enregistre présentement un album reggae en anglais qui sera distribué au Canada.

Occasion de s’améliorer
Comme les deux autres artistes en émergence, Émilie Duchesne aura su profiter de l’occasion.

La jeune artiste est heureuse d’avoir eu la chance de travailler ses textes écrits quelques mois avant les auditions de Polyfonik et d’améliorer sa technique d’écriture auprès des mentors.

« Maintenant, je sais ce que je veux amener sur scène. Travailler avec nos mentors et voir leur cheminement m’a donné un bon aperçu de l’industrie musicale », mentionne celle qui s’inspire de son quotidien dans ses chansons.

« Je tiens un journal et c’est là que j’y retrouve mes idées », témoigne la jeune artiste qui s’est découvert un intérêt marqué pour la musique jazz cette année.

« C’est venu dans les retraites que nous avons faites et durant les jams, c’est un style que j’adore et qui m’a inspirée », précise Émilie Duchesne.

Bien qu’elle ne sache pas encore si elle désire continuer dans cette branche professionnellement, la jeune femme considère que les six derniers mois, soit depuis sa sélection pour Polyfonik 23, lui ont donné une bonne base musicale. Polyfonik aura occupé une bonne partie de son temps cette année.

Lors de la soirée du 2 juin, Émilie Duchesne s’attend à offrir un voyage musical dans le temps. « Un aperçu du passé et un mariage du présent », confie cette dernière.

Avec tous les styles bien différents des participants de cette édition, Joël Lavoie prédit. « qu’on peut s’attendre à bon groove. » Un spectacle riche en émotions où les artistes se mettent à nu. « Il y aura beaucoup d’introspection, des chansons drôles, des réflexions, mais pas beaucoup de peines d’amour », souligne-t-il.

 

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