Professeure émérite de littérature à l’Université de l’Alberta et écrivaine, Claudine Potvin a livré sa plus récente création lors d’un Cabaret d’auteurs présenté par le Centre de littérature canadienne (CLC), le 16 avril dernier à l’Art Gallery of Alberta, où se sont réunies près de 115 personnes.

Introduite par le maitre de cérémonie, le journaliste et écrivain francophile Todd Babiak, Mme Potvin a lu La nuit appartient à Éléonore, un conte de fées du Montréal contemporain dans lequel on retrouve une touche médiévale, des thèmes féminins, des félins et une poésie imagée, que plusieurs francophones et francophiles ont pu apprécier.


« C’est ma nouvelle la plus nouvelle, avance l’auteure, mon tout nouveau bébé. Je voulais présenter quelque chose que ni mes lecteurs, ni mes amis ne connaissaient. »

Claudine Potvin intègre son vécu à son processus d’écriture où on y retrouve une partie autobiographique. « Tout ce que je suis, mon identité, cela n’est pas séparé de mon écriture. Mes héroïnes font partie de moi », témoigne l’ancienne médiéviste.

Le texte s’insèrera dans son prochain recueil de nouvelles intitulé Tatouages, qui devrait paraitre à l’été.

L’écrivaine admet avoir choisi la nouvelle littéraire comme style d’écriture. Ce genre pratique, convenait à son horaire chargé d’enseignante. « Une nouvelle peut se faire en deux ou trois semaines, lorsque j’enseignais je n’avais jamais assez de temps pour entreprendre un travail de longue haleine tel un roman », explique celle qui envisageait de devenir journaliste internationale.

Aujourd’hui à la retraite et résidant en Colombie-Britannique, Mme Potvin consacre tout son temps à l’écriture. « Je planifie faire une retraite d’écrivain en Saskatchewan cet été, où je mettrai le point final à mon recueil », confie Claudine
Potvin.

Les auteurs canadiens Marina Endicott, Richard Van Camp, Marty Chan et Lawrence Hill sont également venus présenter soit un texte de leur cru, soit une intrusion dans leur vécu et leur imaginaire qui aura façonné certaines de leurs œuvres.

Fondé en 2006 au sein de l’Université de l’Alberta, le CLC rassemble auteurs, chercheurs, collectionneurs et lecteurs afin de faire rayonner la diversité de la littérature des deux langues officielles et d’appuyer la recherche en ce domaine.

 

BDV : Les protagonistes de la soirée dans l’ordre habituel, les auteurs Richard van Camp, Claudine Potvin, Marty Chan, la doyenne de la Faculté des arts à l’Université de l’Alberta, Lesley Cormack, l’auteur Lawrence Hill, Elexis et Eric Schloss, fondateurs du Centre de littérature canadienne, Todd Babiak, maitre de cérémonie de la soirée, et Marie Carrière, directrice du centre.

 

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