Ouverture officielle de la galerie PAVA

Le vendredi 6 mai avait lieu l’ouverture officielle de la galerie des Professionnels francophones en arts visuels de l’Alberta (PAVA), une initiative de la Société francophones des arts visuels de l’Alberta (SAVA).

 

La nouvelle galerie, située dans le quartier Strathearn à Edmonton, devait à l’origine du projet occuper un local de La Cité francophone. Le lieu y avait d’ailleurs été réservé, mais les négociations entre La Cité et la Société des arts visuels n’ont pas abouti.

  

 

« On aurait voulu, on a espéré, on a attendu », a souligné la directrice de la SAVA, Gisèle Boutin Desjardins. Après plus de deux ans de stagnation, il a cependant été décidé d’abandonner les pourparlers avec La Cité pour occuper les locaux d’une ancienne clinique dentaire sur la 87e Rue. « C’est compliqué, disons simplement que nous ne nous sommes pas entendus avec La Cité. »

  

 D’un autre côté, l’emplacement actuel de la galerie PAVA satisfait la directrice. « Le local est de la bonne grandeur et en plus, c’est juste à côté du Centre d’arts visuels de l’Alberta (CAVA) », lance-t-elle. 

 

Elle explique que la proximité du Centre d’arts, équipé entre autres d’une cuisine, facilitera grandement les préparatifs des vernissages. « On a tout au CAVA. C’est facile et rapide de préparer les hors-d’œuvre là-bas, de les mettre dans l’auto et de les amener à la galerie. Si nous avions été à La Cité, finalement, ça aurait été plus compliqué. »

Si la galerie a ouvert officiellement ses portes le 6 mai dernier, elle a officieusement commencé sa saison en octobre  2010 avec l’exposition de courtepointes Les grands espaces albertains.

 
En février, une activité de peinture collective avait été tenue par la SAVA et les 23 toiles créées lors de l’atelier ont pris l’affiche. « Le concept a été vraiment apprécié. Un artiste commençait une toile et, après 25 minutes, il devait laisser la place à un autre, et ainsi de suite jusqu’à ce que la toile soit 
complétée », explique Mme Boutin Desjardins.

L’activité a tellement plu que la Société francophone des arts visuels de l’Alberta s’est engagée à reproduire l’expérience.

Si l’ouverture officielle a tardé, ce n’est donc pas parce que la salle n’était pas prête, mais parce que le PAVA n’était pas jusque-là en mesure de produire une programmation. « Nous avons appelé les artistes au mois de mars pour leur proposer une place. Il fallait leur donner au moins un mois pour nous répondre et attendre de leurs nouvelles pour savoir avec quoi composer notre programme », explique Gisèle Boutin Desjardins.

Créée dans le but de donner une expérience professionnelle aux artistes francophones, de les supporter dans leurs démarches créatives et d’améliorer leurs chances d’accéder aux expositions de grande envergure, la galerie offre désormais sa saison 2011-2012. En commençant par Rêve, réalisation et acceptation de soi de Sylvie Nadeau en juin 2011, la première année se terminera en mai  2012 par Entrelacé, de Patricia Lortie Sparks.

Mais à l’occasion de son ouverture, les murs de la salle d’exposition étaient recouverts des toiles colorées de l’artiste peintre d’origine franco-manitobaine Suzanne Gaultier, qui y présentait une rétrospective de son œuvre. « C’est tout ce que j’ai fait. Du moins, tout ce qu’il me reste. On parle d’une centaine de toiles », indique l’artiste qui a exposé à l’interna-
tional vit désormais à Calgary.

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