Africanival 2018 : Un festival haut en couleurs

La deuxième édition de l’Africanival a eu lieu du 14 au 15 juillet à 10581 107 rue, dans la ville d’Edmonton. Au programme, des festivités colorées qui ont permis aux visiteurs de goûter aux saveurs afro-caribéennes.

Africanival

Les résidents du centre ville affirment avoir profité de l’ambiance créée par le festival, de l’occasion qui leur a été offerte de découvrir les cultures variées et invitantes de personnes d'ascendance africaine et caribéenne, de sortir de chez eux, de briser la monotonie, de savourer les délicieux mets exotiques tels que le puff-puff (des beignets), le jerk, le rôti, du poulet à la moambe, de l’atseke (un plat ivoirien), ou encore du poisson braisé. Surtout, ils ont aimé se déhancher au rythme de l'envoûtante musique afro-caribéenne dont les ressortissants ne sont plus désormais les seuls à détenir le secret.

Le fait de voir autant de monde dans leur quartier a été ressenti comme un objet de joie et de fierté pour les habitants : « Il est bon que ce genre d'événement arrive dans notre région parce qu'il se déroule toujours dans l'autre partie du centre-ville », a confié l’un d’eux. Et les enfants n’étaient pas en reste puisque des activités spécifiques leur étaient réservées.

Africanival 2Un franc succès

Au total, les organisateurs se disent satisfaits, eux aussi. Ils ont réussi à offrir du plaisir à environ 15 000 personnes, soit 5 000 de plus par rapport à la première édition. Le discours d’ouverture prononcé par le porte-parole Kemoh Mansaray, à l’occasion de la conférence de presse organisée la veille en levée de rideau de l’évènement, plantait le décor : « Africanival amène les cultures colorées, riches, invitantes et diverses des personnes d'ascendance africaine à tous les Edmontoniens de toutes les couleurs et de toutes les bandes au centre-ville d'Edmonton. Notre objectif dans les deux prochains jours est de vous divertir avec de la musique, de la danse, de la culture noire et de la mode, et de toutes sortes de délices de l'Afrique du Nord, du Sud, du Centre, de l'Est et de l'Ouest ».

Promesse tenue ! Avec de la musique afro-caribéenne, des démonstrations des différentes danses, un récital de poésie, des défilés de mode, une exposition des objets d’art africain, une dégustation des mets africains, ce sont autant de temps forts du Festival et autant de facettes de la culture africaine qui auront été découvertes par les participants.

De plus, l’événement a été rehaussé de la présence de personnalités locales telles que l'honorable David Eggen et David Shepherd du Nouveau parti démocratique de l'Alberta, Ron Orr, député de l’United Conservative Party, Bert Auger, une aînée autonome, sans oublier John Gaye, l’actuel président du conseil d'administration de African Center.

Africanival 3Au-delà du divertissement

Comme l’explique Gisèle Ndoungo, l’une des organisatrices, « nous nous sommes posé la question de savoir comment on peut aider les enfants à comprendre que l’Afrique n’est pas seulement ce qui ne marche pas : les conflits, la famine, les dictatures, etc. Il y a aussi la culture africaine qui est riche et diverse. Il est rare que l’on s’occupe à réfléchir sur les voies et moyens de la présenter aux jeunes qui ont un lien quelconque avec l’Afrique et les Caraïbes. À travers notre festival, nous avons d’abord voulu rejoindre ces jeunes-là. Mais au-delà, tous les Albertains, quelle que soit leur origine. Mais en privilégiant l’aspect festif ».

L’absence de centres culturels spécifiques où les enfants des immigrants de la première et deuxième générations peuvent avoir l’opportunité d’apprendre la culture, l’histoire, les langues, les us et coutumes des pays d’origine de leurs parents, ne leur permet pas de satisfaire à un des besoins considéré comme fondamental : le besoin pour toute personne de connaître les origines de ses géniteurs et, en particulier, leurs langues et leurs cultures.  

Enfin, le succès du festival a retenu l’attention des organismes qui accordent des subventions. « Edmonton Arts Council, Patrimoine Canada, le Revitalization fund Central McDougall-Queen Mary Park, nous ont fait confiance, conclut Gisèle Ndoungo, en accordant des moyens qui nous ont permis d’organiser notre Festival ». Les organisateurs se réjouissent aussi d’avoir bénéficié des services de personnes venues de l’extérieur d’Edmonton : Calgary, Red Deer, Lloydminster, et Brooks.

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