L'UniThéâtre : Passage de flambeau réussi

C’est dans le théâtre de La Cité francophone, le 9 juin dernier qu’une centaine de personnes ont participé au 25e anniversaire de l’UniThéâtre. Plusieurs générations d’artistes, de directions et de spectateurs se sont retrouvées pour célébrer un quart de siècle de théâtre en français. Retour sur un évènement marquant qui met en lumière certains chapitres de l’histoire de la communauté.   

LUnitheatre 25 anniversaire

C’est tout un passage de flambeau entre les premiers protagonistes de l’histoire de l’UniThéâtre et la toute nouvelle équipe composée à ce jour de : Joëlle Préfontaine, directrice artistique en codirection générale avec Milane Pridmore-Franz, directrice administrative, ainsi qu’Émanuel Dubbeldam, agent de communications, marketing et projets. Cette soirée a permis à toutes les personnes de créer un moment privilégié, mais aussi de se remémorer les souvenirs du passé. La présidente du conseil d’administration (CA) Suzanne Moquin a lancé en début de soirée, « on ne savait pas qu’on serait encore là ». Une phrase qui en dit long sur le chemin déjà parcouru.

LUnitheatre 25 anniversaire 20180609 030L’impact que la création de l’UniThéâtre a engendré sur l’art d’expression française a touché nombre de personnes au fil des années. Les témoignages des comédiens et comédiennes, auteur(e)s et artistes tels que Josée Thibeault, Steve Jodoin, Roger Dallaire, André Roy ou encore Isabelle Rousseau « ont permis de pouvoir vivre et exprimer des émotions », résume cette dernière.  

Le président de l’ACFA provinciale, M. Marc Arnal a partagé lui aussi quelques souvenirs, puis c’est au tour de Thérèse Dallaire de prendre le micro pour parler de la boîte à Popicos. Car c’est bel et bien le 9 juin 1992 que tout a commencé, le théâtre français d’Edmonton et la boîte à Popicos décident de ne faire plus qu’un. De cette union naîtra l’UniThéâtre.

Les figures emblématiques de ces 25 dernières années telles que Daniel Cournoyer, ancien directeur artistique durant 14 ans, Diane Aubin Labrie, directrice administrative de 1996 à 2016, et enfin le directeur artistique sortant Brian Dooley qui a souhaité lors de la soirée « un avenir riche et gratifiant » à l’UniThéâtre, auront contribué à l’histoire, mais aussi l’évolution du théâtre en français, en milieu minoritaire.   

Aujourd’hui, « on aimerait que le public soit tout le monde. On a des pièces et de la programmation pour tous les âges et pour tous les niveaux, on espère que le public soient des membres de la communauté anglophone, francophone, la communauté des malentendants, c’est ça le but », explique Émanuel Dubbeldam. Pour l’heure, le théâtre s’est déjà muni de sous titres en anglais, ce qui permet de rejoindre une communauté plus large.  

Joëlle Préfontaine, directrice artistique, souhaite incarner aux yeux du public une direction approchable. Ainsi, après chaque pièce elle sollicitera l’avis des gens. La communication directe sera un vecteur clé dans la vision engagée. Enfin, elle aimerait « avoir un plus grand réseau d’artistes qui inclut des francophones, des francophiles, pour avoir des personnes vraiment passionnées par le théâtre et créer en français. Je veux créer des mentorats de jeux et de mise en scène pour les personnes de tout âge », décrit Mme Préfontaine. Il semblerait que la pérennité passerait là encore par une plus grande diversité.

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